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 Relations Paris - Kigali

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ibukafrance
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MessageSujet: Relations Paris - Kigali   Mar 24 Juil - 5:20

Bernard Kouchner pourrait contribuer à détendre les relations entre Paris et Kigali

Agence Net Press (Bujumbura)

22 Juillet 2007 - Publié sur le web le 23 Juillet 2007

Dès la formation du nouveau gouvernement français le 18 mai 2007, certains milieux médiatiques français avaient pressenti, avec la nomination (ou le débauchage, dixit le parti socialiste) de Bernard Kouchner, le French doctor, une possible décrispation dans les relations entre le nouveau pouvoir français et les autorités rwandaises.

En apprenant que la France avait mis sous les verrous, le vendredi 20 juillet 2007 dans l'après-midi, l'abbé Wenceslas Munyeshaka ainsi que l'ancien préfet de Gikongoro, les observateurs y ont vu la confirmation que le ministre français des affaires étrangères était décidé à ce que l'on tourne la page de mauvaises relations entre la France et le Rwanda.


M. Kouchner n'avait même pas hésité à dénoncer l'attitude des ministres de la justice des gouvernements de son pays qui se sont succédé depuis le génocide de 1994.

Le chef de la diplomatie rwandaise n'a pas tardé à exprimer sa satisfaction en annonçant, sans triomphalisme béat, la probabilité que les choses pourraient s'arranger entre Kigali et Paris. La fédération internationale des droits de l'Homme, Fidh, a également salué le geste français en déclarant que Paris a trop traîné les pieds pour prendre une décision qui s'imposait de toute évidence. Afin de souligner la confiance retrouvée vis-à-vis des autorités françaises, Charles Muligande a même dit que les deux présumés génocidaires pouvaient être jugés sur place, en France, ce qui n'était pas le cas lors des interventions antérieures sur ce dossier.

Il a néanmoins ajouté vouloir privilégier une justice rendue dans son pays, après l'engagement pros officiellement par le vote du sénat rwandais à l'unanimité, de supprimer la peine capitale conformément à la réglementation en vigueur aux Nations Unies.
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ibukafrance
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Mer 25 Juil - 5:05

Rwanda-France : l’angle mort
Nicolas Sarkozy doit prononcer un discours demain sur la politique africaine de la France.
Par Jean- Pierre Chrétien, historien, et JEAN-FRANÇOIS DUPAQUIER journaliste.
Libération : mercredi 25 juillet 2007

Une instruction judiciaire peut constituer la poursuite de la guerre par d’autres moyens. C’est le cas de l’ordonnance rendue, le 17 novembre 2006, par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a suscité d’inconséquents applaudissements dans certains milieux de notre pays. Les neuf mandats d’arrêt internationaux, lancés contre de proches collaborateurs du président rwandais, Paul Kagame, accusés d’avoir pris part à l’attentat du 6 avril 2004 contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana, ont tenté de réaliser depuis Paris ce que les militaires français présents au Rwanda avaient échoué à faire entre 1990 et 1993 : démanteler les «forces adverses» du Front patriotique rwandais.
Comme il était prévisible, voire souhaité, cette offensive judiciaire n’a eu d’autres conséquences pratiques qu’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, dix jours seulement après la publication de cette ordonnance qui avait obtenu l’aval du garde des Sceaux, malgré, semble-t-il, l’hostilité du Quai d’Orsay. Devant la persistance de cette crise, il est utile de se demander à qui elle profite. L’Etat rwandais n’a pas manqué d’exploiter sa posture de victime de «l’impudence française», contrastant avec les excuses des autres membres de la communauté internationale qui ont confessé leur passivité face à la perpétration du génocide de 1994. Il ne manque pas d’arguments, car, au lieu de se concentrer sur l’identification des auteurs de l’attentat qui a été le détonateur d’un génocide mûrement préparé, le juge Bruguière s’est laissé aller à une réécriture de l’histoire du Rwanda qui veut faire des Tutsis les responsables de leurs propres malheurs, paraphrasant ainsi la littérature grise des architectes du «crime des crimes». Comme certains l’ont déjà relevé, c’est précisément la stratégie de défense retenue par les accusés hutus devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), où ils nient l’existence d’un génocide et se présentent comme les victimes d’une agression extérieure.
On pensait cette posture définitivement rejetée par les autorités françaises après les travaux de la Mission parlementaire d’information de 1998, dont le rapport pointait les errements de la politique de François Mitterrand, amplifiés par les excès de zèle de certains militaires, dans la conduite des interventions dans ce petit pays d’Afrique. Nos concitoyens qui ne sont familiers ni du dossier Rwanda ni de la scène internationale l’ignorent, mais l’ordonnance du 17 novembre 2006 suscite l’ironie des diplomates de l’Europe du Nord, le malaise même des «amis de la France» en Afrique et un certain isolement de notre pays sur ce terrain. Victimisation du régime du président Kagame, diabolisation de la France devant les opinions publiques étrangères concernées : avec cette initiative, la diplomatie française semble s’être tirée une balle dans le pied.
Pour que le Rwanda ne demeure pas un angle mort de la politique française en Afrique et une plaie morale dans notre pays même, il faut revenir à l’essentiel : le génocide. La chambre d’appel du TPIR rappelait en juin 2006 que «le génocide perpétré au Rwanda en 1994 est un fait de notoriété publique. Nul ne peut valablement contester qu’il y ait eu en 1994 une campagne de massacres visant à détruire l’ensemble, ou au moins, une très grande fraction de la population tutsie du Rwanda». Qu’on cesse de nier cette horreur, d’en relativiser la préparation dans les esprits et dans les faits, d’éluder les responsabilités et les complicités, voire de reporter la faute sur les victimes ! Il reste difficile d’apprécier le degré d’engagement des milieux civils ou militaires français qui, à partir de 1991, furent amenés à côtoyer la logique du génocide dans les allées, officielles ou officieuses, du pouvoir rwandais de l’époque : armements et entraînements, mesures de police et de propagande, propos tenus en haut lieu cautionnant la logique des races qui piégeait le Rwanda depuis l’indépendance, accointances avec le gouvernement génocidaire même après son exil au Congo, accueil de dignitaires et complaisances, jusqu’à ce jour, pour des provocations négationnistes, freinages dans l’application des mandats du TPIR.
Avant de parler de «repentance», il s’agit tout simplement de reconnaître des faits, de réfléchir sans langue de bois, d’accepter les questions et les enquêtes transparentes, au lieu de répéter, la main sur le cœur, qu’on avait fait le meilleur choix possible, celui d’une politique préventive qui aurait échoué face à une barbarie africaine et que, si c’était à refaire, on recommencerait. Or le débat semble verrouillé par des réseaux où on retrouve les groupes les plus impliqués dans la politique de cette époque.
Nous sommes arrivés à un tournant. Presque aucun des nouveaux ténors de la politique de notre pays (majorité ou opposition) n’a été réellement partie prenante dans les décisions de 1991-1994. Cette nouvelle génération peut contribuer de façon décisive à tourner la page en toute lucidité. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, pour qui se rappelle la cohabitation de 1994. Le nouveau Rwanda doit sortir de ses crispations et de ses globalisations, il doit contribuer aussi à faire la lumière sur les événements. Mais notre pays ne peut-il montrer l’exemple ?
Des faits nouveaux s’accumulent justifiant une nouvelle et véritable commission d’enquête parlementaire qui prolongerait les travaux de 1998 pour savoir comment on en est arrivés là.
La mise en œuvre, la semaine dernière, de deux mandats d’arrêts internationaux contre des suspects de génocide réfugiés en France, peut constituer un premier pas. Car il devient urgent de ne pas laisser disqualifier la diplomatie française et de poser des gestes forts, des gestes à la fois emblématiques et pragmatiques. Ce courage-là, nous le devons aussi aux dizaines de millions d’habitants de cette région meurtrie du continent africain.
Auteurs de Rwanda. Les médias du génocide et de Burundi 1972. Au bord des génocides, Karthala, 1995 et 2007.
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Ven 27 Juil - 8:57

Paris souhaite que les relations avec Kigali soient rétablies
"au plus vite"

ADDIS ABEBA, 26 juil 2007 (AFP) - Le ministre français des
Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a "souhaité" jeudi à Addis
Abeba que les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda,
rompues depuis novembre, soient rétablies "au plus vite".
Cette déclaration intervient après l'arrestation, le 20 juillet,
de deux Rwandais exilés en France et inculpés par le Tribunal pénal
international pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle présumé dans le
génocide de 1994 au Rwanda.
Depuis ces interpellations, "j'ai eu l'occasion de parler au
président (rwandais) Paul Kagame au téléphone. (...) Je lui ai
renouvelé la confiance que j'avais personnellement en lui et que la
France mettait dans le rétablissement de relations normales au plus
vite avec ce pays", a déclaré M. Kouchner à la presse jeudi soir à
Addis Abeba, où il est en visite jusqu'à vendredi.
"Mais ce n'était qu'un souhait", a-t-il ajouté.
Le Rwanda et la France entretiennent depuis des années des
relations extrêmement tendues, Kigali accusant Paris d'avoir soutenu
les génocidaires.
Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en
novembre 2006 à la suite de mandats d'arrêt émis contre des proches
du président Paul Kagame dans l'enquête française sur l'attentat
contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana,
qui avait déclenché le génocide.
Mais la semaine dernière, le Rwanda a salué l'arrestation des
deux Rwandais, qualifiée d'"un nouveau développement très positif"
dans les relations avec Paris.
Les interpellations de l'abbé Wenceslas Munyeshyaka et de
l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta répondent à "la logique, c'est
l'application des règles internationales", a estimé jeudi M.
Kouchner, qui a "privilégié" le défèrement des accusés au TPIR.
Le ministre a précisé qu'une troisième personne recherchée par
le TPIR vivait aussi en France. Paris a "demandé aux autorités de
Kigali" le dossier, ce que M. Kagame "a promis de faire", a-t-il
ajouté, sans donner de nom.
Le TPIR, dont le siège est à Arusha (nord de la Tanzanie), est
chargé de rechercher et juger les principaux responsables du
génocide de 1994 au Rwanda.
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Sam 28 Juil - 8:45

Kigali salue la nouvelle approche de Paris, mais souhaite davantage

PARIS, 27 juil 2007 (AFP) - Le chef de la diplomatie rwandaise Charles Murigande a estimé qu'une normalisation pourrait se faire "très rapidement" avec Paris, mais que les poursuites françaises contre des proches du président Paul Kagame empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques

M. Murigande, interrogé vendredi par France Culture, a déclaré que "la France avait depuis le génocide de 1994 adopté une attitude anti-rwandaise (.) et utilisait toute son influence un peu partout pour nous mener une guerre parfois ouverte, parfois sournoise".

"Aujourd'hui manifestement il y a un nouveau gouvernement qui ne veut plus avoir une telle attitude vis-à-vis de notre gouvernement. Je pense que cela peut aller très rapidement. Nous nous avons toujours voulu avoir de bonnes relations avec la France", a assuré M. Murigande.

Le Rwanda avait salué la semaine dernière l'arrestation en France de deux Rwandais accusés d'être impliqués dans le génocide, l'abbé Wenceslas Munyeshyaka et l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta, parlant d'"un nouveau développement très positif" dans les relations avec Paris.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, en déplacement à Adis Abeba jeudi, a quant à lui "souhaité" une reprise des relations diplomatiques rompues en novembre 2006 par le Rwanda.

Kigali entendait protester contre des mandats d'arrêt émis contre des proches de M. Kagame dans l'enquête française sur l'attentat contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana, un événement qui avait marqué le début du génocide.

M. Murigande a toutefois ajouté que ce sujet restait une pierre d'achoppement sur la voie d'une normalisation complète. "Il est bien sûr évident que nous ne manquons pas de parler de cette question qui fut le point de rupture", a-t-il déclaré.

"Je ne vois pas comment on va reprendre les relations diplomatiques sans qu'on vide cette question et d'autres questions parce que la rupture est venue par cet axe là, et je crois que la racine de tout cela, c'est le génocide, c'est l'attitude ou le rôle de la France dans le génocide", a-t-il poursuivi.

"On attend pour voir ce qui va venir ensuite. Mais c'est déjà bien qu'un officiel français s'exprime de cette manière là", a conclu le ministre.

cr/DS

AFP
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Lun 30 Juil - 6:35

Vers la normalisation?

http://www.rfi.fr/actufr/articles/091/article_54555.asp
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Lun 30 Juil - 14:37

C'est connu, il n' y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais. Qui aurait pu s'imaginer, en novembre 2006, que le Rwanda du général Paul Kagame pourrait un jour, du moins à court terme, lancer une invitation à un ministre français pour qu'il se rende à Kigali ?

Et pourtant, c'est officiel depuis 48 heures. De passage dans la capitale éthiopienne, le nouveau chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a souhaité que la France renoue au plus vite les relations diplomatiques avec le Rwanda.


Quelques jours auparavant, ce French doctor comme on le surnomme affectueusement dans l'ex-Yougoslavie, avait eu un long entretien téléphonique avec le chef de l'Etat rwandais qui l'avait alors informé qu'il serait le bienvenu à Kigali s'il le souhaitait. Si dans l'ensemble les milieux politiques de Kigali se sont montrés enthousiastes, il n'en reste pas moins que Charles Muligande a manifesté un optimisme prudent. Selon les observateurs, cette réserve du ministre rwandais des affaires étrangères s'explique par deux obstacles de taille à surmonter pour que Paris et Kigali entretiennent des relations diplomatiques normales.

D'une part, il y a toujours les exigences rwandaises qui restent d'actualité que la France reconnaisse explicitement son implication dans le génocide rwandais de 1994 et demande publiquement pardon. Et d'autre part, le lancement par le juge Jean-Louis Brugière des mandats d'arrêts internationaux à l'encontre d'une dizaine de collaborateurs directs du chef de l'Etat rwandais, reste lui aussi d'actualité, tout comme la demande de comparution, par le même juge français, de Paul Kagame lui-même devant le tribunal pénal international pour le Rwanda.

Si la première condition peut être remplie par une demande de pardon du bout des lèvres, la deuxième condition en revanche, sera beaucoup plus difficile à réaliser. En effet, l'indépendance de la justice dans les pays occidentaux vis-à-vis du pouvoir politique est une réalité, même si des pressions « amicales » peuvent être faites sur le pouvoir judiciaire lorsque des intérêts politico-militaro-économico-stratégiques sont en jeu. Il reste néanmoins que, quelle que soit la suite des événements, Bernard Kouchner aura réussi au moins à détendre psychologiquement les relations entre Paris et Kigali, ce qui est toujours un préalable incontournable lorsqu'un divorce a été consommé entre deux pays.
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Mar 31 Juil - 13:45

Le chef de la diplomatie française invité au Rwanda


KIGALI (AFP) - Le Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre dernier, a invité le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à se rendre à Kigali, a-t-on appris mardi de source officielle rwandaise.
"C’est vrai, le ministre français des Affaires étrangères va visiter le Rwanda, suite à un entretien téléphonique qu’il a eu avec le chef de l’Etat rwandais" Paul Kagame, a déclaré à l’AFP la secrétaire d’Etat rwandaise à la Coopération régionale, Rosemary Museminali.

"Nous ne disposons pas pour l’instant de précisions sur la date de cette visite, mais c’est déjà confirmé, suite à l’entretien qu’il a eu avec le chef de l’Etat rwandais", a-t-elle ajouté, sans préciser la date de cet appel téléphonique.


La levée "des mandats d’arrêt internationaux lancés par le juge (anti-terroriste français) Jean Louis Bruguière" contre neuf personnalités rwandaises devrait se trouver au centre des discussions, selon la même source.

Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre 2006 à la suite de mandats d'arrêt émis contre des proches du président Kagame dans l'enquête française sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana.

Cet assassinat avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts.

"Le Rwanda est prêt à entretenir de bonnes relations avec la France, mais nous exigeons d’abord que toutes les questions à l’origine de la rupture soient préalablement résolues. Nous souhaitons désormais une coopération transparente", a souligné la secrétaire d’Etat, en demandant à Paris de procéder à "l’extradition vers le Rwanda" des présumés génocidaires exilés en France.

Elle a enfin appelé la France à reconnaître son implication dans le génocide de 1994. Kigali accuse régulièrement Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis les massacres, ce que la France a toujours démenti.

L'invitation lancée par le Rwanda intervient après l'arrestation, le 20 juillet en France, de deux Rwandais accusés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, basé en Tanzanie) d'être impliqués dans le génocide. Kigali avait salué ces interpellations, les qualifiant d'"un nouveau développement très positif" dans les relations avec Paris.


Ces deux Rwandais, l'abbé Wenceslas Munyeshyaka et l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta, sont actuellement toujours détenus en France, tandis que la justice française doit examiner mercredi l'examen des mandats d'arrêt délivrés par le TPIR.

Le 27 juillet, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, avait estimé qu'une normalisation pourrait se faire "très rapidement" avec Paris, mais que les poursuites françaises contre des proches du président Kagame empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques.

Le 26 juillet, M. Kouchner avait "souhaité" que les relations diplomatiques entre les deux pays soient rétablies "au plus vite".
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Mar 31 Juil - 14:58

Bernard Kouchner intéressé par une visite au Rwanda, mais pas de confirmation


Bernard Kouchner envisagerait de se rendre au Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec la France, mais ce déplacement doit encore faire l'objet de consultations et d'arbitrages, a-t-on indiqué mardi de sources diplomatiques françaises.

PARIS (AFP) - La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée sur un possible déplacement du ministre à Kigali, s'est bornée à répondre qu'elle n'en avait "pas connaissance".

"Nous sommes favorables à la reprise de nos relations diplomatiques, rompues par le Rwanda il y a quelques mois", a réaffirmé Mme Andréani, reprenant une position adoptée dès la rupture de ces relations en novembre 2006.

La secrétaire d’Etat rwandaise à la Coopération régionale, Rosemary Museminali, a déclaré mardi que M. Kouchner allait "visiter le Rwanda, suite à un entretien téléphonique qu’il a eu avec le chef de l’Etat rwandais", Paul Kagame, sans toutefois donner de date.

Selon d'autres sources diplomatiques françaises, ce sujet a été bien été abordé par M. Kouchner avec M. Kagame, qu'il connaît de longue date.

"M. Kouchner voudrait y aller, mais reste à savoir quand", selon un diplomate.

Le dossier, selon ces sources, ferait l'objet de consultations entre la présidence française et le ministère des Affaires étrangères, qui y sont plutôt favorables, et le ministère de la Défense, qui est réservé.

Paris souhaiterait également que Kigali, qui avait pris l'initiative de la rupture, envoie des signes pour qu'une telle visite se déroule dans des conditions satisfaisantes.

"Une visite de ce genre n'est jamais neutre", fait-on valoir au Quai d'Orsay, en faisant allusion aux demandes rwandaise que Paris reconnaisse une responsabilité dans le génocide de 1994, où lève les mandats d'arrêt contre des personnalités proches de M. Kagame.

Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre 2006 à la suite de mandats d'arrêt émis contre des proches du président Kagame dans l'enquête française sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana.

Cet assassinat avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts.

M. Kouchner, rappelle-t-on au Quai d'Orsay, a des liens anciens avec M. Kagame, qu'il avait rencontré à plusieurs reprises à l'époque du génocide. M. Kouchner avait à l'époque contribué à sensibiliser les responsables français et internationaux sur la gravité des massacres commis contre la minorité tutsie.

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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Mer 1 Aoû - 4:49

Kigali demande à Paris d’extrader des suspects de génocide qui résideraient dans l’Hexagone, a déclaré mardi à l’AFP la secrétaire d’Etat rwandaise à la coopération régionale, Rosemary Museminari.

La responsable rwandaise a notamment posé comme préalable au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays rompues en novembre 2006 "l'extradition vers le Rwanda" des présumés génocidaires exilés en France.

Elle a par ailleurs exigé « d’abord que toutes les questions à l'origine de la rupture soient préalablement résolues». Kigali a rompu unilatéralement ses relations avec Paris à la suite de mandats d'arrêt émis contre neuf personnalités proches du président Paul Kagame dans l'enquête française sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana.

Cet assassinat avait déclenché le génocide qui a fait, selon Kigali, un million de morts essentiellement des membres de la minorité tutsie.

Le gouvernement qui s’est installé à Kigali en juillet 1994 a toujours accusé Paris d’avoir soutenu militairement et politiquement les responsables du génocide. La France rejette ses allégations.

Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rendra à Kigali prochainement sur invitation des autorités rwandaises, a déclaré Rosemary Museminari citée par l’AFP.

Il devrait discuter avec ses interlocuteurs rwandais de toutes les questions, y compris celles qui fâchent, selon une source française qui a requis l’anonymat.

L’Organisation de défense des droits de l’homme basée à Londres, African Rights, a publié le 24 juillet dernier, une liste de Rwandais suspectés de génocide par leur gouvernement qui vivraient en France.

Cette liste a été publiée au lendemain de l’arrestation par Paris, à la demande du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), de l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta et de l’abbé Wenceslas Munyeshyaka.
La liste d’African Rights mentionne notamment Dominique Ntawurikuriryayo, ancien sous-préfet de Gisagara (sud), déjà mis en accusation par le TPIR.

L’organisation cite par ailleurs le Dr Sosthène Munyemana, ancien médecin à l’hôpital universitaire de Butare (sud) ainsi que François Ndayisenga, ancien professeur à l’université à Butare.

African Rights appelle les autorités françaises à les traduire devant la justice.

La France a déjà remis deux personnes au TPIR, l’ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Jean de Dieu Kamuhanda, ainsi que l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, une unité d’élite de l’ancienne armée rwandaise, le major François-Xavier Nzuwonemeye.
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Mer 1 Aoû - 9:15

Bernard Kouchner compte se rendre "au plus vite" au Rwanda



PARIS, 1 août 2007 (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré mercredi qu'il comptait se rendre "au plus vite" au Rwanda, pays qui a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006.

"Je pense que je vais y aller, pas tout de suite, demain, mais au plus vite, lorsqu'un certain nombre de choses seront aplanies", a déclaré M. Kouchner sur RTL.

"J'espère que nous pourrons rétablir des relations confiantes entre les deux pays", a-t-il ajouté.

Un membre du gouvernement rwandais avait indiqué mardi que M. Kouchner allait se rendre au Rwanda, sans donner de date, à la suite d'un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie française et le président rwandais Paul Kagame.

M. Kouchner estime que "le Rwanda joue un rôle très important" et que "c'est un des seuls pays qui marche bien" en Afrique, en soulignant qu'il disposait de deux brigades "bien entraînées" au Darfour (ouest du Soudan), et qu'il s'apprêtait à en envoyer une troisième.

Paris et Kigali entretiennent des relations houleuses depuis le génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les modérés appartenant à la majorité hutue.

L'actuel régime de Kigali, dominé par les Tutsis, accuse régulièrement Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours démenti.

En novembre 2006, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France, après les mandats d'arrêts émis par le juge français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de M. Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Son assassinat avait déclenché les massacres.

La France a interpellé le 20 juillet dernier deux Rwandais accusés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, basé en Tanzanie) d'être impliqués dans le génocide. Kigali a salué ces interpellations, les qualifiant de "développement très positif".

Le 27 juillet, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, avait estimé qu'une normalisation pourrait se faire "très rapidement" avec Paris et avait rendu hommage à la "nouvelle attitude" de la France depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy.

Il avait toutefois ajouté que les poursuites françaises contre des proches du président Kagame empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques.

cr/cls/dv

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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Jeu 2 Aoû - 13:33

Kigali dit examiner la décision de la cour d'appel de Paris de remettre en liberté deux Rwandais inculpés par la justice rwandaise et le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994.

Le Rwanda avait salué l'interpellation le 20 juillet du prêtre catholique Wenceslas Munyeshyaka et de Laurent Bucyibaruta comme un acte "positif" du "nouveau gouvernement" français.

Tous les deux vivaient en France depuis plusieurs années, mais ils ont été arrêtés après leur inculpation par le TPIR, compétent pour juger les "architectes" du massacre de 800.000 Tutsis et Hutus modérés.

Le TPIR a inculpé Bucyibaruta de génocide, incitation à commettre un génocide, extermination, meurtre et viol. Ancien responsable de la paroisse de la Sainte-Famille, à Kigali, Munyeshyaka a été condamné en novembre par un tribunal militaire à la prison à vie pour complicité de génocide et viol.

La cour d'appel de Paris a estimé mercredi que les mandats d'arrêt émis à leur encontre ne pouvaient être mis à exécution, notamment au regard de la loi sur la présomption d'innocence.

"Cette décision a été basée sur des questions de procédure. Nous attendons de voir le jugement dans sa totalité, d'examiner les arguments sur la base desquels cette décision a été prise, avant d'exprimer notre position sur cette affaire", a déclaré le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama, à Reuters à Kigali.

Leur libération est intervenue peu après que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner eut formulé l'espoir de se rendre à Kigali "au plus vite", geste qui signalerait un réchauffement diplomatique entre Paris et le Rwanda - qui a rompu ses relations avec la France l'an dernier.

Le représentant du Rwanda auprès du TPIR a déclaré, selon la BBC, que la décision de la cour d'appel de Paris était peut-être sous-tendue par des considérations politiques. "Il y a beaucoup de tractations politiques autour des dossiers de génocide", a déclaré Aloys Mutabingwa, cité par la BBC.
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ibukafrance
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MessageSujet: Re: Relations Paris - Kigali   Ven 3 Aoû - 6:58

Le ministère français des Affaires étrangères et européennes a souhaité jeudi que le rapprochement entre Paris et Kigali ne serait pas remis en cause par la remise en liberté récemment par la justice française de deux ressortissants rwandais, recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) dans l'enquête sur le génocide de 1994.

"Je n'ai pas à commenter une décision de justice. Je constate que les intéressés demeurent sous contrôle judiciaire", a affirmé un porte-parole du ministère français Hugues Moret, lors d'un point de presse, répondant à une question sur la réaction du Quai d'Orsay à la décision de la justice.

"Nous espérons que le rapprochement entre Paris et Kigali, que nous souhaitons, et qui est apparemment souhaité également par les autorités rwandaises, ne sera pas remise en cause", a indiqué le diplomate français.

La cour d'appel de Paris a décidé mercredi de remettre en liberté deux Rwandais, le prêtre Wenceslas Munyeshyaka et l'ex- préfet Laurent Bucyibaruta, inculpés de génocide et crimes contre l'humanité par le TPIR. Les autorités rwandaises avaient salué l'arrestation de ces deux hommes et ont critiqué leur remise en liberté.

Le Rwanda a rompu en novembre 2006 ses relations diplomatiques avec la France, après les mandats d'arrêts émis par un juge français contre des proches du président rwandais Paul Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat en 1994 contre l'avion du président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. La famille du pilote français de l'avion, tué dans l'attentat, a saisi la justice française pour mener l'enquête.
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Relations Paris - Kigali

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