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 Relations France - Rwanda

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ibukafrance
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MessageSujet: Relations France - Rwanda   Mer 12 Sep - 5:36

Dans ses efforts de réconcilier la France avec le Rwanda, le Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a décidé d'envoyer dans quelques jours une mission de ses proches collaborateurs au Rwanda, a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

Au cours d'un point de presse tenu le 10 septembre à Kigali, Paul Kagame a confirmé qu'il y a des choses qui se font pour rétablir les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda rompues en novembre 2006 à cause d'un litige sur le génocide. «Je ne peux pas vous donner des détails là-dessus. Je le ferais le moment venu », a-t-il dit.

Dans un article paru dans les colonnes du QUOTIDIEN de ce mardi 11 septembre, l'écrivain et journaliste français d'investigation, Pierre Péan, affirme que Bernard Kouchner a «décidé d'envoyer, dans quelques jours, une mission de proches collaborateurs à Kigali. »

Pierre Péan rappelle que le 26 juillet, le Ministre français des Affaires étrangères appelait Paul Kagame au téléphone pour envisager les voies et moyens de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ; il se proposait, à cet effet, de lui rendre visite à Kigali dès qu'un certain nombre de choses allaient être planifiées

Pierre Péan croit savoir également que l'arrestation en France à deux reprises de deux Rwandais, Wenceslas Munyeshyaka et Laurent Bucyibaruta, recherchés pour génocide fait partie des manoeuvres de Bernard Kouchner pour obtenir la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.

Paul Kagame a déclaré à Kigali que ces arrestations montrent qu'il y a un nouveau gouvernement à Paris qui comprend que les suspects du génocide exilés en France doivent répondre de leurs actes devant la justice. «C'est un développement positif », a déclaré le Chef de l'Etat rwandais.

Pierre Péan affirme que le Président Nicolas Sarkozy ne serait pas opposé à une reprise des relations diplomatiques de la France avec le Rwanda, mais il reste impensable pour lui que la justice ne puisse pas suivre son cours et que soient remis en cause les mandats d'arrêt lancés par le juge Bruguière.

De même, il semble peu crédible que le nouveau Président français envisage davantage de remettre en cause la politique de la France de 1990 à 1994. Il ne paraît pas prêt à devenir un adepte de la repentance. «Si cette nouvelle orientation est confirmée, la marge de manouvre de Bernard Kouchner devrait être étroite. », affirme Pierre Péan dans cet article intitulé «France-Rwanda, l'erreur de Kouchner »

Pierre Péan est auteur des ouvrages qui ont été des best-sellers notamment Affaires africaines en 1983. Il a également écrit un livre consacré au génocide Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994.

Dans son livre, Pierre Péan soutient la thèse selon laquelle Paul Kagame est responsable de l'attentat contre l'avion de son prédécesseur Juvénal Habyarimana. Attentat analysé comme ayant pour seul objectif l'obtention de la victoire totale et ce, au prix du massacre des Tutsis dits de l'intérieur.

Dans sa déposition devant la Commission rwandaise sur le rôle de la France dans le génocide, l'ancien Ambassadeur du Rwanda en France Jacques Bihozagara a indiqué que Pierre Péan travaille de connivence avec les services de renseignement français.

Pour rappel, le Rwanda a pris l'initiative de rompre ses relations diplomatiques avec la France en représailles des neuf mandats d'arrêt lancés par le juge Bruguière contre l'entourage de Paul Kagame pour leur rôle présumé dans l'attentat contre l'avion du Président Habyarimana, considéré comme l'élément déclencheur du génocide. (Fin).
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Lun 24 Sep - 18:40

Réunion des chefs des diplomaties française et rwandaise à New York
NEW YORK - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et rwandaise Charles Murigande s'entretenaient lundi à New York, première rencontre à ce niveau depuis que le Rwanda a rompu en novembre 2006 ses relations avec la France, selon des sources concordantes.

"La réunion vient de commencer. Ils se parlent en ce moment", a déclaré à l'AFP une source diplomatique rwandaise. La réunion, qui avait lieu en marge de l'Assemblée générale de l'ONU dans un grand hôtel new-yorkais, a également été confirmée de source diplomatique française.

En novembre 2006, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France, après les mandats d'arrêts émis par le juge français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches du président rwandais Paul Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Son assassinat avait déclenché le génocide.

Le 27 juillet, M. Murigande avait estimé qu'une normalisation pourrait se faire "très rapidement" avec Paris et avait rendu hommage à la "nouvelle attitude" de la France depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy.

Il avait toutefois ajouté que les poursuites françaises contre des proches du président Kagame empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques.

Début août, M. Kouchner s'était déclaré prêt à se rendre "au plus vite" au Rwanda, dès qu'"un certain nombre de choses seront aplanies".

Un membre du gouvernement rwandais avait également indiqué que M. Kouchner allait se rendre au Rwanda à la suite d'un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie française et M. Kagame.

Mais ce déplacement n'a pu se concrétiser jusqu'à présent.

Paris et Kigali entretiennent des relations houleuses depuis le génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les hutus modérés.

L'actuel régime de Kigali, dominé par les Tutsis, accuse régulièrement Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours démenti.

(©AFP / 24 septembre 2007 17h30)
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Ven 28 Sep - 7:28

La demande du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à la France de lui livrer deux rwandais accusés d’avoir pris part au génocide prend des allures d’imbroglio, après le troisième refus de la cour d’appel de Paris d’exécuter immédiatement ces mandats d’arrêts.

Au TPIR, on s’efforce de dépassionner la situation et on s’élève contre les accusations de « légèreté », émises à Paris par une association représentant les victimes du génocide. Aucune réaction officielle n’a encore été émise mais selon le porte-parole du tribunal il est normal que les juges français aient voulu s’éclairer et le TPIR va collaborer avec les autorités françaises pour ce faire. Le procureur est en train d'étudier la décision, a affirmé son porte-parole en annoncant "un commentaire le moment venu".

Dans les couloirs du tribunal international on estime cependant, sous le sceau de l’anonymat, que la cour d’appel de Paris « chipote ». La plupart des pièces demandées dans la décision ont été transmises au ministère français des Affaires étrangères sous leur forme légale, et certaines pièces demandées ne correspondent pas aux dates indiquées, explique-t-on.

La cour d’appel de Paris se demande « si c’est par erreur de plume ou de traduction que les faits imputés aux deux accusés doivent conformément au texte se lire + attaque généralisée ET systématique +». Cette question, apparemment mineure, met le doigt sur une contradiction du statut du tribunal dont la version française utilise cette version alors qu’en anglais le « et » devient « ou » (or).

La Cour d’appel de Paris est en train de délivrer une « leçon de droit » au tribunal, a expliqué à l’agence Hirondelle un juriste qualifié. Elle fait preuve de « fausse naïveté » ajoute-t-il. En outre, le souhait du TPIR de transférer les deux hommes serait, selon cette même source, « potentiellement contradictoire » avec la demande d’arrestation présentée par le TPIR.

Pour d'autres personnes concernées la personnalité de l’un des deux accusés, le père Wenceslas Munyeshyeka, aumônier de la principale paroisse de Kigali n’est sans doute pas étrangère à cette situation. Le père Wenceslas a en effet déjà été condamné par contumace à la détention à perpétuité au Rwanda alors que l’église catholique lui apporte depuis le début son soutien. Associations, historiens, journalistes se déchirent régulièrement à son sujet.

Avant de réclamer ces deux hommes le TPIR avait déjà obtenu de la France deux extraditions de rwandais accusés d'avoir pris part au génocide. Un ancien ministre, Jean de Dieu Kamuhanda, et un officier, Francois-Xavier Nzuvonemeye, avaient été arrêtés en France en 1999 et 2000 et envoyés à Arusha trois mois plus tard sans tergiversation. Le premier a depuis été condamné définitivement à la prison à vie et le second est en cours de jugement.
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Lun 1 Oct - 16:23

Pour la première fois depuis la rupture des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France en novembre 2006, une mission officielle française a séjourné, à la mi-septembre, à Kigali. Conduite par Jean de Gliniasty, directeur de l'Afrique au Quai d'Orsay, elle visait, selon Paris, à "cerner les voies et moyens pouvant conduire à la reprise de relations normales".

Chronologie
6 avril 1994 : un missile abat l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana.
Avril-juin : 800 000 Tutsis sont exterminés en cent jours.
1998 : le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale française rejette la responsabilité de Paris.
22 novembre 2006 : le juge français Jean-Louis Bruguière délivre neuf mandats d'arrêt visant des personnalités du régime rwandais.
24 novembre : Kigali rompt ses relations diplomatiques avec Paris.
1er août 2007 : le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, veut se rendre "bientôt" au Rwanda.
Septembre : une mission du Quai d'Orsay séjourne à Kigali.

Bernard Kouchner : "J'ai su, au Rwanda, pourquoi les juifs étaient morts"

Bernard Kouchner n'a jamais caché sa blessure intime liée au génocide des Tutsis. "J'ai su, au Rwanda, pourquoi les juifs étaient morts", confie-t-il dans un documentaire de Jean-Christophe Klotz diffusé en 2006 sur Arte. On y voit M. Kouchner à Kigali, en mai 1994, dénoncer "le génocide" en cours. Confronté aux images de l'époque qui le montrent appelant alors l'Elysée pour obtenir une intervention armée, il reconnaît avoir essuyé le refus du président François Mitterrand. Pour autant, M. Kouchner n'a jamais critiqué l'ancien président sur sa gestion contestée de la guerre au Rwanda. A ses yeux, l'opération militaire française "Turquoise", à visée humanitaire mais accusée d'avoir protégé la fuite des "génocidaires", est "une tragique erreur d'analyse, au moins".

"J'ai marché dans les bouillies humaines, cheminé sur des crânes frais (...). Je ne pourrai jamais fermer les yeux sans revoir les milliers de prisonniers tutsis entassés, écrit-il dans sa préface à "Rwanda. Pour un dialogue des mémoires", (Albin Michel, 2007). Au retour du Rwanda, je me suis tu pendant plus de cinq ans. Je ne pouvais pas raconter ce que j'avais vu."

Fin juillet, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait engagé le processus, souhaitant que les deux pays renouent "au plus vite" et annonçant sa venue prochaine à Kigali. Le Rwanda est "un des seuls pays qui marchent bien" en Afrique, un Etat qui "joue un rôle important", avait-il ajouté, faisant allusion à la contribution rwandaise à la force de paix au Darfour. L'éclat du ministre a été diversement apprécié à l'Elysée et l'affaire fait désormais l'objet d'un traitement nettement plus discret. Le voyage à Kigali n'est plus évoqué que comme "une possibilité".

La réconciliation franco-rwandaise fait figure d'équation impossible, tant les enjeux - diplomatiques, judiciaires, militaires, historiques, éthiques - en sont multiples, enchevêtrés et terriblement pesants de part et d'autre.

Au centre du contentieux se trouvent neuf mandats d'arrêt internationaux visant des dignitaires rwandais. Délivrés le 22 novembre 2006 par le juge parisien Jean-Louis Bruguière, ils ont motivé, deux jours plus tard, la rupture par Kigali des relations diplomatiques avec Paris. L'"enquête Bruguière" vise à rechercher les auteurs de l'attentat du 6 avril 1994 à Kigali contre l'avion du président rwandais Habyarimana, qui fut le signal déclencheur du génocide des Tutsis perpétré par le pouvoir hutu qui avait succédé à M. Habyarimana.

L'ordonnance rendue en novembre 2006 par le juge Bruguière désigne en outre le président rwandais Paul Kagamé, à l'époque chef du Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsie, comme l'instigateur de l'attentat. Le juge français a recommandé au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) d'enquêter sur la responsabilité de M. Kagamé.

Le séjour, en septembre, de la mission diplomatique française à Kigali, incluant des juristes, s'est focalisé sur cet épineux dossier. Mis à part des interpellations, seul le versement d'éléments nouveaux au dossier pourrait justifier la suspension des neuf mandats d'arrêt.

Selon le schéma proposé par le Quai d'Orsay, le Rwanda transmettrait à la France ses réponses à chacune des accusations du juge Bruguière via la Belgique, qui représente Paris à Kigali depuis la rupture. Destinataire du document rwandais, le garde des sceaux, Rachida Dati, saisirait alors le parquet, qui présenterait aux juges d'instruction de nouvelles réquisitions incluant, par exemple, l'audition des Rwandais mis en cause.

Mais le dernier mot reviendrait aux juges Marc Trévidic et Philippe Coirre, chargés de l'instruction depuis la mise en disponibilité de M. Bruguière en juin. Repreneurs de ce volumineux dossier non clos, pièce maîtresse du marchandage franco-rwandais, les magistrats sont libres de suivre ou non les réquisitions du parquet. Déjà, ils sont soumis à de rudes pressions.

A peine s'étaient-ils vu confier le dossier qu'ils ont reçu, le 12 juin, la visite de Mes Lef Forster et Bernard Maingain, représentant trois des personnalités rwandaises visées par les mandats d'arrêt. Les deux avocats ont plaidé en faveur d'une "décrispation" franco-rwandaise, et proposé aux juges d'interroger leurs clients soit au Rwanda même, soit dans un pays neutre. "Le juge ne peut se déterminer qu'après avoir entendu les personnes concernées. C'est une démarche conforme aux droits de l'homme", assure Me Forster. Mais la formule, qui suppose la suspension des mandats d'arrêt, empêcherait, le cas échéant, l'interpellation des intéressés, impossible à l'étranger.

"Les Rwandais cherchent surtout à avoir accès à la procédure, analyse un connaisseur du dossier. Mais revenir en arrière sur les mandats reviendrait à adopter une position politique et non juridique. Une autre possibilité consisterait, pour Kigali, à accepter l'interpellation de l'une des personnes visées, un second couteau."

Bernard Kouchner a, de son côté, pris ses distances avec les accusations du juge Bruguière. "Je ne sais pas qui a tiré. D'un côté comme de l'autre, les révélations paraissent aussi suspectes que les preuves semblent minces, écrit-il dans sa préface à Rwanda, Pour un dialogue des mémoires (Albin Michel, 2007). Mais je sais que le génocide de 800 000 Tutsis (...) n'a pas spontanément éclos", poursuit-il, comme en réponse au juge, dont les conclusions tendent à rendre Paul Kagamé responsable de l'extermination de son propre peuple.

Le président rwandais, qui, de son côté, accuse la France de complicité avec les génocidaires hutus, est une vieille connaissance du ministre français des affaires étrangères. En mai 1994, pendant le génocide, M. Kouchner s'était retrouvé face au général Kagamé dans son PC de brousse, alors que le FPR, parti d'Ouganda, avançait vers Kigali. Mandaté par l'ONU, M. Kouchner tentait de négocier un "couloir humanitaire" pour sauver des prisonniers tutsis. Un mois plus tard, représentant cette fois le président François Mitterrand, il tentait de convaincre M. Kagamé, dont il dit avoir la confiance, du bien-fondé de l'opération militaire française "Turquoise".

Face aux accusations du juge Bruguière, Kigali a créé une "commission d'enquête" destinée à mettre en lumière la responsabilité de la France avant et pendant le génocide. La menace d'une publication de ses conclusions, prévue pour la fin du mois d'octobre, pourrait s'éloigner si la diplomatie française marque un tournant. Kigali est par ailleurs en train de concevoir une autre commission, chargée d'enquêter sur l'attentat du 6 avril 1994 lui-même.

Mais le Rwanda pourrait ne pas s'arrêter à l'imbroglio diplomatico-judiciaire. Kigali souhaite de Paris une reconnaissance du rôle de la France dans la guerre rwandaise des années 1990-1994 et dans le génocide des Tutsis. Une démarche de "repentance" a été réclamée, suite à des gestes effectués, ces dernières années, par les Etats-Unis et la Belgique. Or le pouvoir rwandais n'ignore pas à quel point cette attitude n'est guère du goût du président français, Nicolas Sarkozy.
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Mar 2 Oct - 5:44

Paris confirme des "contacts" avec le Rwanda en vue d'une reprise des relations diplomatiques
La France cherche à renouer ses relations diplomatiques avec le Rwanda. Paris a confirmé lundi l'existence de "contacts exploratoires" alors que des informations de presse font état d'une récente visite à Kigali d'une mission officielle française.

L'objectif de ces "contacts" est clairement de s'orienter vers une normalisation bilatérale, moins d'un an après la décision du Rwanda de rompre ses relations diplomatiques avec la France pour protester contre le lancement de plusieurs mandats d'arrêt contre des proches du président rwandais Paul Kagame.

"Nous souhaitons avancer rapidement vers la reprise de nos relations diplomatiques que le Rwanda a rompues en novembre 2006. Dans ce contexte, des contacts exploratoires se poursuivent", a déclaré lundi Pascale Andreani, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, lors d'un point de presse, en réponse à une information de presse évoquant la présence à Kigali "à la mi-septembre" d'une mission diplomatique française.

Dans son édition datée de mardi, le journal "Le Monde" rapporte que cette "mission officielle française" dans la capitale rwandaise était conduite par Jean de Gliniasty, directeur de l'Afrique au Quai d'Orsay, et qu'"elle visait, selon Paris, à 'cerner les voies et moyens pouvant conduire à la reprise de relations normales'".

Le 1er août, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait annoncé son intention de se rendre "au plus vite" au Rwanda "lorsqu'un certain nombre de choses seront aplanies". "Je crois que nous allons d'abord envoyer des émissaires, des amis, et puis, au plus vite, dès que ce sera possible, j'irai, mais il n'y a pas de date précise encore", avait-il expliqué. "J'espère que nous pourrons rétablir des relations confiantes."

Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec la France le 24 novembre 2006, deux jours après que le juge français antiterroriste Jean-Louis Bruguière eut délivré neuf mandats d'arrêt visant des personnalités du régime rwandais soupçonnées d'avoir participé à l'attentat du 6 avril 1994 contre le président Juvénal Habyarimana, action considérée comme l'élément déclencheur du génocide.

En trois mois, le génocide du printemps 1994 a fait quelque 800.000 morts, selon une estimation de l'ONU, pour la plupart des Tutsis, l'ethnie minoritaire du pays, ainsi que des Hutus modérés.

Autre sujet de contentieux entre les deux pays: le sort de deux ressortissants rwandais vivant en France, l'abbé Wenceslas Munyeshyaka et l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta. Arrêtés le 20 juillet par la police française en vertu de mandats d'arrêt émis par la Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui les recherche pour leur participation supposée au génocide de 1994, ils ont été remis en liberté le 1er août sur décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. AP

sop/com-div/tl
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Mar 2 Oct - 17:11

ous avons reçu une lettre du ministère des affaires étrangères et européennes après la publication de l'article titré "M. Kouchner veut réconcilier la France et le Rwanda" dans Le Monde du mardi 2 octobre.

Le ministère des affaires étrangères et européennes a pris connaissance de l'article paru dans l'édition du mardi 2 octobre du quotidien Le Monde, consacré aux derniers développements de la relation entre la France et le Rwanda. Le ministère souhaite y apporter les commentaires et précisions suivants.

Comme le ministre des affaires étrangères et européennes, M. Kouchner, l'a exprimé à plusieurs reprises, la France souhaite avancer rapidement vers la reprise des relations diplomatiques que le Rwanda a rompues en novembre 2006.

Cette politique fait l'objet d'une étroite concertation avec la présidence de la République et les autres ministères concernés.

C'est dans ce cadre qu'une mission exploratoire du ministère des affaires étrangères et européennes s'est effectivement rendue au Rwanda en septembre dernier afin de faire le point avec les autorités rwandaises sur notre relation bilatérale et les perspectives possibles pour une normalisation.

La question de l'instruction menée par le juge Jean-Louis Bruguière n'a été qu'un des points parmi d'autres évoqués à cette occasion et elle n'a été mentionnée que pour expliquer la procédure judiciaire applicable. En tout état de cause, le ministère des affaires étrangères et européennes reste attaché sur cette question au strict respect de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice, et a à coeur de préserver les intérêts des parties civiles et de permettre la manifestation de la vérité.

Par ailleurs, et contrairement à ce qui est évoqué dans l'article, la France n'a joué aucun rôle dans la nomination du général rwandais Karaké au poste de commandant-adjoint de la future force des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour. Conformément à la procédure en vigueur, cette décision a fait l'objet d'un accord conjoint entre les Nations unies et l'Union africaine, et ressortit à leur seule responsabilité.

De plus, à propos de la "repentance", les autorités rwandaises ont reconnu que la question de la qualification du rôle de la France dans le passé était de la seule appréciation des autorités françaises.

Un déplacement du ministre des affaires étrangères au Rwanda est toujours à l'ordre du jour, mais reste à préciser en termes de calendrier.
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Ven 5 Oct - 6:43

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2316487&rubId=4077
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Lun 8 Oct - 10:12

Kigali, Rwanda - Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Charles Murigande, a exprimé son optimisme à propos des discussions en cours entre le Rwanda et la France en vue de renouer leurs relations diplomatiques rompues en novembre 2006, a appris la PANA lundi de source sûre à Kigali.

"Le fait que le Rwanda et la France sont tous membres de l’ONU et que la charte de cette organisation oblige tous les Etats membres à vivre en harmonie, cela pourra permettre au rétablissement des relations diplomatique entre les deux pays", a déclaré M. Murigande cité par le quotidien progouvernemental anglophone "The New Times".

"Nous avons la confiance que ces discussions pourront aboutir à des résultats satisfaisants. Et le Rwanda et la France ont plusieurs choses à partager en tant que membres de l’ONU", a affirmé le chef de la diplomatie rwandaise.

A propos d’une éventuelle visite au Rwanda annoncée récemment par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, M. Murigande a répondu qu’aucune date n'a été encore fixée à cet effet, affirmant toutefois que les discussions en cours entre les deux pays pourront établir des préalables à cette visite.

Le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006, deux jours après que le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière a délivré des mandats d’arrêts internationaux contre neuf personnalités rwandaises dont le chef de l'Etat, Paul Kagamé, dans une affaire concernant l’attentat contre l’avion de l’ex-président, Juvénal Habyarimana.

Cet attentat d'un président Hutu (ethnie majoritaire au Rwanda),survenu le 6 avril 1994, est à l’origine du déclenchement d’un génocide qui a fait plus de 800 000 victimes, essentiellement au sein de la communauté Tutsie.

Kigali - 08/10/2007
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Mar 4 Déc - 7:44

Charles Murigande plaide pour une « évaluation du rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide rwandais »
(Le Potentiel 01/12/2007)

Dans une interview à RFI.
Charles Murigande, ministre rwandais des Affaires étrangères, a plaidé en faveur de l’évaluation du rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide perpétré en 1994 dans son pays. Il dénonce les velléités de la justice française à rétablir la vérité dans cette extermination des Rwandais. C’est ce qui ressort de l’interview qu’a accordée M. Murigande à Radio France Internationale (RFI) et captée jeudi, par le journal Le Potentiel. Ci-dessous l’interview.

A quelle condition pourriez-vous renouer avec la France ?

A condition que la France change d’attitude vis-à-vis du Rwanda. Il vous souviendra que nous avons eu une lecture différente du rôle que la France a joué dans le génocide. Donc, il est très important que l’on évite ce contentieux-là qui est à la base de beaucoup d’autres complications dans nos relations. Donc, ce que nous demandons, ce que l’on puisse s’assoir autour d’une table pour évaluer ce qu’a été le rôle de la France avant, pendant et après le génocide , et voir aussi ce qu’ont été les conséquences.

La justice française s’est décidée de lancer des mandats d’arrêt contre neuf responsables rwandais accusés d’avoir participé à l’attentat contre l’ex-président rwandais Habyarimana en 1994. Est-ce que l’annulation de ces neuf mandats est pour vous un préalable à toute réconciliation ?

Nous n’avons jamais vu un prétendu juge d’instruction venir mener une enquête ici au Rwanda sans demander une Commission rogatoire. Il vient donc pour des motifs politiques, il s’est permis de hacher le mandat avec l’objectif de paralyser le gouvernement rwandais. Et c’est certainement que dans de telles conditions, on ne voit pas comment entretenir des relations normales avec un pays qui pose des actes de cette nature.

Si la justice française délivrait, par exemple, une Commission rogatoire pour que l’enquête sur cet attentat soit relancée au Rwanda, vous pourriez l’accepter ?

On a déjà accepté d’autres Commissions rogatoires pour qu’elles viennent enquêter au Rwanda. Donc, nous n’avons aucun problème là-dessus. Mais, je ne pense pas que la justice française ait été intéressée à rétablir la justice.

Le juge d’instruction Jean- Louis Bruguière qui a délivré ces neuf mandats n’est pas tout seul, sa décision était validée par le parquet. Pensez-vous que tous les juges sont aux ordres du gouvernement français ?

Dans ce cas-ci, le juge Bruguière a signé son ordonnance déjà publiée un certain lundi, le parquet avait déjà répondu. Ceci montre que le parquet ne s’est même pas donné la peine de lire l’ordonnance publiée et qu’il a agi certainement des ordres politiques.

Il y a des pays africains avec lesquels la France s’est brouillée à cause d’un juge parisien : on pense à l’Angola, au Djibouti. Aujourd’hui, Sarkozy et Dos Santos essayent de faire la part des choses. Est-ce qu’on peut imaginer que la France et le Rwanda essayent également de surmonter ces difficultés ?

Oui, il y a un effort dans ce sens. Je suis en communication avec mon collègue le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner : on se parle, il a déjà envoyé une mission pour mener un dialogue avec le Rwanda. Donc, il y a un effort de la part du nouveau gouvernement français pour essayer de faire la part des choses et de voir dans quelle mesure on peut renouer les relations.

Vous avez reçu, en effet, il y a deux mois, le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Jean de Gliniasty. Quels sont les points pour lesquels vous avez pu vous accorder ?

Vous savez jusqu’à présent la France, malgré le fait avéré qu’elle a soutenu militairement le régime qui a commis le génocide au Rwanda, est le seul pays qui dit s’être comporté de manière impeccable. Nous demandons à la France qu’elle reconnaisse la vérité du génocide rwandais.

Mais vous savez que Nicolas Sarkozy a toujours dit qu’il n’aimait pas les actes de repentance ?

On apprendra à vivre avec quelqu’un qui n’aime pas se repentir, il n’y a pas de problème.

En clair, vous pourriez accepter une déclaration des autorités françaises parlant de l’action passée de la France, c’est ça ?

Je crois que ça sera très fantaisiste.
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BernardPat
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Sam 19 Jan - 15:48

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi que la relation de la France avec l'Afrique devrait changer, car "l'Afrique a changé".

"La France restera l'avocat le plus déterminé de l'Afrique, en Europe et dans les grandes institutions internationales, pour que les progrès de la paix, des droits de l'homme et de la croissance économique soient durable", a affirmé le président Sarkozy dans son allocution lors des traditionnels voeux au corps diplomatique, souhaitant néanmoins une action "plus proche de la société civile, délibérément tournée vers la jeunesse" sur le terrain.

Le président a ajouté qu'il mettrait en oeuvre une diplomatie de la "réconciliation", notamment en direction de l'Angola, du Rwanda, du Soudan, du Tchad, et de la Côte d'Ivoire.

Il a annoncé qu'il effectuerait le mois prochain une visite en Angola pour "sceller avec le président Dos Santos les retrouvailles franco-angolaises", émis l'espoir pour le rétablissement des relations avec le Rwanda en 2008, et promis de travailler "sans relâche" à un "règlement durable" de la crise au Soudan et au Tchad.

Concernant la Côte d'Ivoire, le président Sarkozy a souhaité que la tenue des élections "libres et garanties par l'ONU" ouvrirait la voie à une normalisation de la situation.
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BernardPat
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Mer 23 Jan - 6:40

Le chef de la diplomatie française au Rwanda en fin de semaine

PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner devrait faire une brève visite au Rwanda en fin de semaine, une étape dans la normalisation entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus d'un an, selon le quotidien français La Croix.

Le chef de la diplomatie française a prévu de faire une visite de "quelques heures" à Kigali, indique le quotidien dans son édition à paraître mercredi, citant une "bonne source".

Le ministère français des Affaires étrangères s'est refusé mardi soir à tout commentaire.

M. Kouchner doit se rendre en fin de semaine à Kinshasa et à Goma, en République démocratique du Congo (RDC), pays voisin du Rwanda.

Un déplacement de M. Kouchner à Kigali constituerait un pas sur la voie d'une normalisation entre la France et le Rwanda, qui ont entretenu des relations houleuses depuis le génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les modérés hutus.

L'actuel régime de Kigali a accusé régulièrement Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours nié.

Mais un rapprochement a été esquissé quand le président français Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue rwandais Paul Kagame en décembre lors du sommet Afrique-UE à Lisbonne.

Kigali a estimé que cette rencontre avait jeté les bases "du processus de rétablissement des relations diplomatiques" entre les deux pays.

Le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006 après que le juge français Jean-Louis Bruguière eût émis des mandats d'arrêt contre neuf proches du président Paul Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Cet assassinat avait déclenché le génocide.

M. Kouchner, qui a des liens anciens avec M. Kagame, avait exprimé à plusieurs reprises sa volonté d'aller au Rwanda et la volonté de réconciliation de Paris avec ce pays.

(©AFP / 22 janvier 2008 19h35)
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Mer 23 Jan - 16:54

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend samedi au Rwanda, une étape majeure vers une normalisation des relations entre les deux pays, rompues depuis plus d'un an, et marquées par les accusations de Kigali sur le rôle de Paris lors du génocide de 1994.

Cette visite, la première d'un haut responsable français depuis quatre ans, vient concrétiser la volonté affichée par Paris de réconciliation entre les deux pays depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy en mai.

M. Kouchner se rendra "à Kigali, où il s'entretiendra avec le président rwandais Paul Kagame", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Pascale Andréani. Il se rendra auparavant vendredi et samedi en République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Cette visite, de quelque heures, mais à haute portée symbolique, se déroulera samedi en fin de journée, a-t-on précisé à Paris.

Elle "s'inscrit dans le cadre du processus de normalisation progressive de nos relations", a souligné la porte-parole.

Le signal le plus tangible de ce rapprochement s'était produit en décembre dernier quand M. Sarkozy avait rencontré son homologue rwandais Paul Kagame en marge du sommet UE/Afrique de Lisbonne.

Après cet entretien, M. Sarkozy avait jugé qu'il constituait "un début de normalisation". La France et le Rwanda "regardent vers l'avenir ensemble", avait assuré le président français.

De son côté, la secrétaire d'Etat rwandaise à la Coopération, Rosemary Museminari, avait également estimé que cette rencontre avait jeté les bases "du processus de rétablissement des relations diplomatiques" entre Paris et Kigali. Elle avait toutefois averti que "beaucoup reste à faire" pour y parvenir.

Le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006 après que le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière eut émis des mandats d'arrêt contre neuf proches du président Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana.

Cet assassinat avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés.

Pendant des années, Kigali a accusé Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours nié.

Kigali a vivement dénoncé le rôle de l'armée française lors de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, accusant les militaires français d'avoir permis la fuite de génocidaires et mis en place une commission d'enquête chargée de "rassemblerles preuves de l'implication" de la France dans le génocide.

La dernière visite d'un ministre français au Rwanda remonte à avril 2004 et avait débouché sur un incident diplomatique révélateur du climat de tension extrême entre les deux pays.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Renaud Muselier s'était alors rendu à Kigali pour les cérémonies du 10e anniversaire du génocide rwandais, mais avait décidé d'écouter son séjour en raison de propos de Paul Kagame mettant en cause le rôle de la France dans le génocide.

En juillet dernier, le Rwanda avait salué "la nouvelle attitude" de la France depuis l'élection de M. Sarkozy, en mai 2007.

Après sa nomination, M. Kouchner, qui a noué des liens avec Paul Kagame au moment du génocide, avait affiché sa volonté de se rendre rapidement à Kigali. Il avait reconnu que la France avait commis des "erreurs au Rwanda", tout en écartant toute responsabilité de l'armée.

Dans le même temps, trois Rwandais, réfugiés en France depuis des années, au grand dam de Kigali, et recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle présumé dans le génocide, avaient été arrêtés.
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Jeu 24 Jan - 9:51

http://www.liberation.fr/actualite/monde/305815.FR.php
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Jeu 24 Jan - 11:50

Avec la visite de Bernard Kouchner, Paris veut "tester" Kigali pour savoir si les autorités rwandaises ont "la volonté politique de surmonter l'épée de Damoclès que représente la procédure lancée par le juge Bruguière", a déclaré une source diplomatique française proche du dossier, qui a requis l'anonymat. "Le jour où ils manifesteront cette volonté de rétablir les relations diplomatiques, nous dirons oui", a-t-elle affirmé. Selon cette source, "il n'y a pas de demande de repentance" de la part de Kigali, qui avait critiqué le rôle de la France dans le génocide. "On essaie de regarder vers l'avenir, et le Rwanda aussi."
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MessageSujet: Re: Relations France - Rwanda   Jeu 24 Jan - 17:20

La visite prévue samedi au Rwanda du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, plus d`un an après la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali, est "une très bonne chose", a jugé jeudi le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande.

"C`est une très bonne chose qu`il vienne. Depuis six mois, on a des contacts réguliers", a déclaré à la presse M. Murigande, ajoutant: "c`est un processus qui, on l`espère, aboutira à la normalisation des relations" entre les deux pays.

La visite de M. Kouchner, la première d`un haut responsable français depuis quatre ans, vient concrétiser la volonté affichée par Paris de réconciliation entre les deux pays depuis l`élection du président Nicolas Sarkozy en mai.

Le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006 après l`émission par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière de mandats d`arrêt contre neuf proches du président rwandais Paul Kagame dans le cadre de l`enquête sur l`attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l`époque, Juvénal Habyarimana.

Cet assassinat avait coïncidé avec le début du génocide au Rwanda, qui a fait, selon l`ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés.

Pendant des années, Kigali a accusé Paris d`avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours nié.

Kigali a vivement dénoncé le rôle de l`armée française lors de l`opération militaro-humanitaire Turquoise, accusant les militaires français d`avoir permis la fuite de génocidaires. Les autorités ont mis en place une commission d`enquête chargée de "rassembler les preuves de l`implication" de la France dans le génocide.

Interrogé sur la venue de M. Kouchner, Théodore Simburudali, président d`Ibuka, le collectif d`associations de rescapés du génocide, a également estimé que cette visite est une "bonne chose", tout en demandant des "actions concrètes la part du gouvernement français".

"Si la France veut revenir au Rwanda, qu`elle reconnaisse son rôle dans le génocide et demande pardon publiquement. Il y a eu des responsables français qui à l`époque ont joué un rôle négatif", selon M. Simburudali.

"L`actuel gouvernement doit en assumer les responsabilités. Il doit par ailleurs mettre fin à l`impunité des génocidaires vivant en France", a-t-il réclamé.

"Dans ses efforts visant à mettre fin à cette impunité, Ibuka travaille avec des organisations françaises, même avec certains Français, pris individuellement. Nous ne pouvons pas condamner en bloc le peuple français", a ajouté le président d`Ibuka.
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Relations France - Rwanda

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