| | | Relations France - Rwanda | |
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BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Ven 25 Jan - 8:13 | |
| Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner est arrivé vendredi matin à Kinshasa, première étape d'une mini-tournée africaine qui le mènera notamment dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda. M. Kouchner est arrivé vers 06H30 (05H30 GMT) à l'aéroport international de Ndjili, où il a été accueilli par le vice-ministre congolais des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita, et l'ambassadeur de France en RDC, Bernard Prévost, a constaté un correspondant de l'AFP. Depuis Goma, Bernard Kouchner devrait s'envoler pour le Rwanda, une visite très attendue qui marquera une étape majeure vers la normalisation des relations entre les deux pays, rompues depuis plus d'un an et marquées par les accusations de Kigali sur le rôle de Paris lors du génocide de 1994. Le ministre achèvera dimanche sa tournée africaine au Burkina-Faso, qui préside en janvier le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Ven 25 Jan - 10:52 | |
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|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Sam 26 Jan - 6:04 | |
| Renouer avec le Rwanda, respecter la vérité ( Le Figaro) Par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes. En décidant, dès ma prise de fonction, et en accord avec le président de la République, de renouer avec le Rwanda des relations diplomatiques normales, je savais que je m'engageais dans une voie sinueuse mais nécessaire. J'ai fait ce choix, connaissant ce pays, ayant en mémoire notre histoire commune, me souvenant des drames que nous avons traversés. Je ne sais pas qui a commandité l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président Habyarimana. Mais je ne crois pas, comme l'excellent juge Jean-Louis Bruguière, que Paul Kagamé ait sciemment décidé d'allumer l'étincelle qui embraserait son pays. Je ne peux pas cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur, pas plus que je ne peux supporter d'entendre certains défendre la thèse d'un double génocide tutsi et hutu. Je sais que les ingrédients du drame étaient réunis depuis longtemps. Et j'ai vu au Rwanda la réalité d'un génocide. J'y étais. Les soldats de l'opération « Turquoise » se sont trouvés empêtrés dans un drame dont ils ne contrôlaient pas davantage les tenants qu'ils ne mesuraient les aboutissants. Ils méritent comme nous la vérité. La France n'est pas restée sourde aux graves accusations portées contre sa politique rwandaise entre 1990 et 1994. La mission d'information parlementaire présidée par Paul Quilès a rendu des conclusions publiques très claires : malgré des « erreurs d'appréciation » dans notre politique, et notamment une « coopération militaire trop engagée » et une « sous-estimation du caractère autoritaire, ethnique et raciste du régime rwandais », la France et ses soldats n'ont en aucune manière incité, encouragé, aidé ou soutenu ceux qui ont orchestré le génocide et qui l'ont déclenché dans les jours qui ont suivi l'attentat. Pour avoir côtoyé sur place les forces françaises, je peux en attester : la France a certainement commis des erreurs politiques, mais il serait odieux et inacceptable de penser qu'elle ait pu être coupable de crimes ou de complicité de crimes de génocide. C'est un point sur lequel je ne transigerai pas. Notre rapprochement avec le Rwanda ne se fera pas au détriment de l'honneur de l'armée française ni de la vérité historique. Car la question aujourd'hui n'est plus là. La normalisation des relations avec le Rwanda est une nécessité. L'absence de relations diplomatiques entre deux États est et doit demeurer une exception. Les négociations en cours pour le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda n'équivalent aucunement à une caution apportée au régime rwandais, mais à une simple reconnaissance de l'État rwandais, conformément au droit international. Nous devons en être conscients : le statu quo est préjudiciable à nos deux pays. Lancé dans un développement économique et social vigoureux, le Rwanda est aujourd'hui un acteur clé dans la stabilisation de la région des Grands Lacs africains. Il est en incontournable à l'est de la République démocratique du Congo. Et il joue un rôle majeur dans la crise du Darfour, où il déploie un important contingent dans le cadre de la force de maintien de la paix de l'Union africaine. C'est notamment pour avancer sur ces dossiers que nous avons entrepris de renouer le dialogue avec les autorités rwandaises. Le président de la République s'est entretenu à Lisbonne avec son homologue rwandais, promettant de rétablir bientôt un dialogue normal entre nos deux pays. C'est dans cet esprit que j'entends poursuivre mes efforts pour que cesse cette anomalie dans les rapports de confiance que nous entretenons avec tous les pays africains. La France doit continuer d'être écoutée et respectée sur l'ensemble du continent, sans exception. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Sam 26 Jan - 16:40 | |
| Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui a entamé vendredi une visite en République démocratique du Congo, est arrivé samedi à 17h00 (15h00 GMT) au Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Paris depuis plus d'un an. Il s'agit de la première visite à Kigali d'un haut responsable français depuis quatre ans. M. Kouchner, qui arrivait en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a été accueilli à l'aéroport de Kigali par son homologue rwandais Charles Murigande. Le ministre français des Affaires étrangères, qui effectue au Rwanda une visite de seulement deux heures et demie, doit d'abord se rendre au mémorial du génocide dans la capitale rwandaise, où il doit déposer une gerbe de fleurs. Il s'entretiendra ensuite avec le président rwandais Paul Kagame, avant de donner une conférence de presse et de quitter le sol rwandais à 19h30 (17h30 GMT). Les relations entre la France et le Rwanda sont très tendues depuis le génocide 1994 au Rwanda, et elles sont rompues depuis novembre 2006. Le génocide, qui a été perpétré en une centaine de jours, a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Sam 26 Jan - 17:30 | |
| Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui a entamé vendredi une visite en République démocratique du Congo, est arrivé samedi à 17h00 (15h00 GMT) au Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Paris depuis plus d'un an. Il s'agit de la première visite à Kigali d'un haut responsable français depuis quatre ans. M. Kouchner, qui arrivait en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a été accueilli à l'aéroport de Kigali par son homologue rwandais Charles Murigande. Le ministre français des Affaires étrangères, qui effectue au Rwanda une visite de seulement quelques heures mais à haute portée symbolique, s'est ensuite rendu au mémorial du génocide à Kigali. Il a déposé une gerbe de fleurs sur une fosse commune recouverte de béton, dans laquelle reposent 250.000 victimes des massacres à Kigali en 1994. Il a ensuite observé une minute de silence avant de poursuivre la visite du mémorial. M. Kouchner s'entretiendra dans la foulée avec le président rwandais Paul Kagame, avant de donner une conférence de presse et de quitter le sol rwandais à 19h30 (17h30 GMT). Les relations entre la France et le Rwanda sont très tendues depuis le génocide 1994 au Rwanda, et elles sont rompues depuis novembre 2006. Le génocide, qui a été perpétré en une centaine de jours, a fait, selon les Nations unies, environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés. Kigali accuse Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide de 1994, ce que la France a toujours nié. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompues par Kigali en novembre 2006 après que le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière eut émis des mandats d'arrêt contre neuf proches de M. Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Cet assassinat avait immédiatement été suivi des massacres. M. Kouchner a noué des liens avec M. Kagame pendant le génocide alors que ce dernier commandait la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) qui a mis fin aux massacres en juillet 1994. Il effectue actuellement une mini-tournée en Afrique, qui l'a conduit en RDC et se terminera au Burkina-Faso après le Rwanda. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Dim 27 Jan - 7:06 | |
| Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé que Paris avait commis "une faute politique" au Rwanda, au cours d'une visite samedi à Kigali où il a souhaité, avec le président rwandais Paul Kagame, la réconciliation des deux pays aux relations houleuses depuis le génocide. Cette visite, qui a duré moins de quatre heures, était hautement symbolique: c'est la première fois qu'un haut responsable politique français se rend au Rwanda depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en novembre 2006. Les tensions entre les deux capitales sont importantes depuis le génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon les Nations unies, environ 800.000 morts. Interrogé par la presse sur le rôle de la France en 1994, M. Kouchner a répondu samedi: "C'était certainement une faute politique". "On ne comprenait pas ce qui se passait. Mais il n'y a pas de responsabilité militaire", a-t-il immédiatement ajouté, au cours d'une conférence de presse commune avec le président Kagame après un entretien de plus d'une heure entre les deux hommes. Depuis des années, Kigali dénonce le rôle de l'armée française lors de l'opération militaro-humanitaire Turquoise organisée pendant le génocide au Rwanda, accusant les soldats français d'avoir permis la fuite de génocidaires, ce que Paris a toujours nié. "Les responsabilités des erreurs étaient, à mon avis, politiques", a poursuivi M. Kouchner. Il avait déjà tenu des propos similaires le 2 octobre sur la radio française Europe 1. Et en décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy s'était entretenu avec M. Kagame à Lisbonne en marge du sommet Union européenne-Afrique, et avait déclaré que le génocide rwandais "nous obligeait à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs". Samedi, M. Kouchner a estimé qu'il fallait séparer "les problèmes légaux et les problèmes politiques, les problèmes historiques et les problèmes politiques", en référence notamment aux mandats d'arrêt lancés en novembre 2006 par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de M. Kagame. Ces mandats, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana, avaient provoqué la colère de Kigali, qui avait dans la foulée rompu ses relations diplomatiques avec la France. L'assassinat de M. Habyarimana avait servi de déclencheur au génocide. "Nous voulons que les deux pays aient de bonnes relations (...). C'est un chemin assez long, même si je l'espère rapide", a encore dit le ministre français. De son côté, M. Kagame, qui a parlé de son "bon ami" Kouchner, a affirmé "vouloir se débarrasser des obstacles fondées sur les erreurs du passé" pour "aller de l'avant". "Nous allons mettre les mécanismes (nécessaires) en place", a-t-il assuré.Les deux hommes avaient noué des liens pendant le génocide, alors que M. Kagame commandait la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) qui a mis fin aux massacres en juillet 1994. La visite de M. Kouchner au Rwanda intervient, selon le ministère français des Affaires étrangères, "dans le processus de normalisation progressive des relations" entre les deux pays, après la rupture des relations diplomatiques il y a plus d'un an. Depuis quelques mois, les relations extrêmement tendues entre les deux pays semblent se dégeler progressivement, à l'image de cette visite à Kigali et de l'entretien Sarkozy-Kagame il y a près de deux mois. Samedi, avant de rencontrer le président rwandais, M. Kouchner s'était rendu au mémorial du génocide à Kigali. Il a déposé une gerbe de fleurs sur une fosse commune recouverte de béton, dans laquelle reposent 250.000 victimes des massacres à Kigali. -------------------------------------------------------------------------------- |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Dim 27 Jan - 13:51 | |
| Kigali et Paris ont réaffirmé samedi, au cours de la visite du chef de la diplomatie française au Rwanda, leur souhait de normaliser leurs relations tendues depuis le génocide de 1994, mais les différends restent profonds et le chemin "assez long", selon Bernard Kouchner. L'intention y est, mais tout reste à faire, ont déclaré en substance M. Kouchner et le président rwandais Paul Kagame, avec qui le ministre s'est entretenu durant plus d'une heure. "Nous allons mettre les mécanismes (nécessaires) en place" pour "se débarrasser des obstacles fondés sur les erreurs du passé", a déclaré M. Kagame. De son côté, M. Kouchner indiquait qu'une délégation rwandaise devrait se rendre prochainement à Paris pour poursuivre l'effort en vue d'une normalisation des relations entre les deux pays, amorcée avec l'arrivée du président français Nicolas Sarkozy au pouvoir en mai 2007. "C'est un chemin assez long" qu'il faut encore parcourir pour y parvenir, avait lancé M. Kouchner au début de sa visite éclair, la première d'un haut responsable français depuis quatre ans. Les principaux différents restent le rôle controversé de la France pendant le génocide, et, plus récemment, les mandats d'arrêt lancés par un juge français contre des proches de M. Kagame, à l'origine de la rupture par Kigali des relations diplomatiques avec Paris en novembre 2006. Le Rwanda accuse la France d'avoir soutenu militairement, même après le début des massacres, le régime extrémiste hutu qui a plannifié le génocide qui a fait 800.000 morts, selon l'ONU, parmi les Tutsis et Hutus modérés. Kigali dénonce notamment le rôle de l'armée française au cours de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, accusant les soldats français d'avoir permis la fuite de génocidaires, ce que Paris a toujours nié. "Il faut travailler là-dessus. Nous devons travailler sur l'histoire", a reconnu samedi M. Kouchner, qui a estimé que la France avait commis "une faute politique" au Rwanda, mais s'est catégoriquement refusé à critiquer le rôle de l'armée. En décembre 2007, M. Sarkozy s'était entretenu avec M. Kagame à Lisbonne en marge du sommet UE-Afrique, et avait déclaré que le génocide rwandais "nous obligeait à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs". "Il n'est pas question de repetance", assurait une source diplomatique française avant la visite de M. Kouchner à Kigali. Pour le ministre, il faut séparer "les problèmes historiques et les problèmes politiques" ainsi que "les problèmes légaux et les problèmes politiques". Il faisait alors référence aux mandats d'arrêt lancés par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de M. Kagame, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana, qui avait servi de déclencheur au génocide. En octobre, Bernard Kouchner avait semblé prendre ses distances avec cette procédure. "Les preuves n'abondent ni dans un sens, ni dans l'autre et elles sont toutes discutables", avait-il dit, ajoutant: "Je ne veux pas qu'on confonde les assassinés et les assassins". Une position certainement appréciée par Paul Kagame qui a présenté samedi le ministre comme un "ami, rencontré au Rwanda durant le génocide, alors qu'il était chef des rebelles du Front patriotique rwandais et que M. Kouchner tentait notamment d'ouvrir des corridors humanitaires. Après sa visite au mémorial du génocide à Kigali, le ministre a évoqué un "vécu très douloureux" vis à vis de ce drame. Ce passé "rend son travail plus facile ici", estime un responsable rwandais, qui a requis l'anonymat. "Il connaît ses interlocuteurs", ajoute-t-il. Frédéric de la Mure AFP/Ministère des Affaires étrangères ¦ Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et le président rwandais Paul Kagame, le 26 janvier 2008 à Kigali © 2008 AFP |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Dim 27 Jan - 15:31 | |
| L'intention y est, mais tout reste à faire, ont déclaré en substance M. Kouchner et le président rwandais Paul Kagame, avec qui le ministre s'est entretenu durant plus d'une heure. "Nous allons mettre les mécanismes (nécessaires) en place" pour "se débarrasser des obstacles fondés sur les erreurs du passé", a déclaré M. Kagame. De son côté, M. Kouchner indiquait qu'une délégation rwandaise devrait se rendre prochainement à Paris pour poursuivre l'effort en vue d'une normalisation des relations entre les deux pays, amorcée avec l'arrivée au pouvoir en mai 2007 du président français Nicolas Sarkozy. "C'est un chemin assez long" qu'il faut encore parcourir pour y parvenir, avait lancé M. Kouchner au début de sa visite éclair, la première d'un haut responsable français depuis quatre ans. Les principaux différends restent le rôle controversé de la France pendant le génocide et, plus récemment, les mandats d'arrêt lancés par un juge français contre des proches de M. Kagame, à l'origine de la rupture par Kigali des relations diplomatiques avec Paris en novembre 2006. Le Rwanda accuse la France d'avoir soutenu militairement, même après le début des massacres, le régime extrémiste hutu qui a planifié le génocide qui a fait 800.000 morts, selon l'ONU, parmi les Tutsis et Hutus modérés. Kigali dénonce notamment le rôle de l'armée française au cours de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, accusant les soldats français d'avoir permis la fuite de génocidaires, ce que Paris a toujours nié. "Il faut travailler là-dessus. Nous devons travailler sur l'histoire", a reconnu samedi M. Kouchner, qui a estimé que la France avait commis "une faute politique" au Rwanda, mais s'est catégoriquement refusé à critiquer le rôle de l'armée. "Quoiqu'il en soit, je ne suis pas tellement optimiste", estimait pour sa part dimanche Denis Polisi, le vice-président de l'assemblée rwandaise et membre influent du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir). Les déclarations de M. Kouchner "contrastent fort avec ce que nous savons du rôle de la France. Il y a des choses que l'on peut nuancer, mais il y en d'autres qu'on ne peut pas", a-t-il ajouté. En décembre 2007, M. Sarkozy s'était entretenu avec M. Kagame à Lisbonne en marge du sommet UE-Afrique, et avait déclaré que le génocide rwandais "nous obligeait à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs". "Il n'est pas question de repentance", assurait toutefois une source diplomatique française avant la visite de M. Kouchner à Kigali. Pour le ministre, il faut séparer "les problèmes historiques et les problèmes politiques", ainsi que "les problèmes légaux et les problèmes politiques". Il faisait alors référence aux mandats d'arrêt lancés par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière visant neuf proches de M. Kagame, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana, qui avait servi de déclencheur au génocide. En octobre, Bernard Kouchner avait semblé prendre ses distances avec cette procédure. "Les preuves n'abondent ni dans un sens, ni dans l'autre et elles sont toutes discutables", avait-il dit, ajoutant: "Je ne veux pas qu'on confonde les assassinés et les assassins". Une position certainement appréciée par Paul Kagame qui a présenté samedi le ministre comme un "ami", rencontré au Rwanda durant le génocide, alors qu'il était chef des rebelles du FPR et que M. Kouchner tentait notamment d'ouvrir des corridors humanitaires. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Dim 27 Jan - 18:04 | |
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|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Lun 28 Jan - 6:42 | |
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|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Lun 28 Jan - 9:12 | |
| Il n’a pas prononcé les mots espérés à Kigali, mais qui restent tabou en France : ceux de «pardon» ou de «repentir». Lors d’une visite éclair dans la capitale rwandaise, samedi, Bernard Kouchner a parlé de «faute politique» commise par la France en 1994. «On ne comprenait pas ce qui se passait», a plaidé le ministre des Affaires étrangères. «Ce qui se passait», c’était le massacre systématique des Tutsis par le régime hutu. Paris soutenait alors militairement le président Habyarimana. Après le génocide, l’ex-chef des rebelles, devenu président, Paul Kagamé, a accusé la France d’avoir sciemment formé les génocidaires, puis de les avoir aidés à fuir lors de l’opération Turquoise. Samedi, Kouchner a rejeté la responsabilité des militaires. Sa visite, la première d’un haut responsable français depuis la rupture des relations diplomatiques par Kigali, en novembre 2006, laisse augurer un début de normalisation entre les deux pays. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Mer 30 Jan - 8:47 | |
| Kigali, 29 janv. (ARI) - Suite à la visite à Kigali de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, l’ « Agence Rwandaise d’Information » a tenu à recueillir par téléphone la réaction de son correspondant à Paris, Serge Farnel. Ce dernier s’est dit « abasourdi par la capacité du chef du Quai d’Orsay à engager publiquement la France dans des déclarations dont il est pourtant si aisé de démontrer qu’elles procèdent d’une tentative grossière de manipulation de l’opinion mondiale ». Ainsi en est-il, selon lui, des propos tenus hier par Kouchner selon qui, pendant le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994, « on ne comprenait pas ce qui se passait. » Outre le compte-rendu des officiers français Cussac et Maurin en date du 19 avril 1994, qui démontre, comme l’a indiqué notre agence dans une dépêche en date du 25 janvier dernier, que l’armée française savait, dès la nuit du 7 au 8 avril 1994, que « dans toute la ville » avait lieu « l’exécution de Tutsi », Farnel s’est ici appuyé sur un autre document émanant de la Défense : « L’ordre d'opération Amaryllis lui-même, en date du 8 avril 1994, établit que l’Etat-major français savait que le génocide des Tutsi venait de commencer. Ainsi », a-t-il poursuivi, « le document fait-il savoir que « pour venger la mort du président Habyarimana (…) les membres de la Garde présidentielle ont mené dès le 7 matin des actions de représailles dans la ville de Kigali ». Et notre correspondant de préciser que « ce document consigne que lesdites représailles incluaient l’ « élimination des opposants et des Tutsi. » » « Le contenu de cet ordre d’opération démontre donc », a poursuivi Farnel, « que l’Etat-major français, qui en est l’auteur, savait, au moins dès le 8 avril, que c’est précisément le gouvernement intérimaire rwandais qui était génocidaire. Ce qui n’a pas empêché que ce dernier soit formé le matin même de ce 8 avril au sein de l’ambassade de France à Kigali. » Et de poursuivre sur sa lancée : « Bernard Kouchner entendrait-il ainsi nous faire croire qu’il aurait été le seul à « ne pas comprendre ce qui se passait alors au Rwanda » ? » Au crédit toutefois du ministre français : sa constance. Farnel rappelle à cet effet que « trois jours à peine après que Jean-Hervé Bradol, alors médecin chez « Médecins Sans Frontières », avait, quant à lui, clairement dénoncé, sur la chaîne française TF1, le génocide en cours, Kouchner, s’en était, de son côté, tenu, dans le journal français Le Monde, à n’évoquer qu’une « catastrophe humanitaire. Or », poursuit notre correspondant parisien, « c’est à la mi-mai 1994 que l’actuel chef du Quai d’Orsay tint de tels propos. Combien de Tutsi avaient alors déjà été tués depuis plus d’un mois que leur extermination programmée avait démarré ? Trois cent mille ? Quatre cent mille ? Un demi million ? Et Kouchner voudrait nous faire croire qu’il ne parvenait alors toujours pas à comprendre ce qui se passait ? » Farnel s’interrompt quelques instant, puis assène : « Les propos de Kouchner sont une insulte autant à la mémoire des morts qu’à l’intelligence des vivants. » (FIN) ARI-RNA/ gén./ D.M/ 29. 01. 08/ 13 : 50 GMT |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Mer 30 Jan - 10:41 | |
| Les curieuses vérités de Kouchner sur le Rwanda 30/01/2008 | Mise à jour : 09:32 | . Filip Reyntjens, professeur à l'université d'Anvers, estime que « le régime de Kigali a l'habitude de raisonner en termes de puissance et de faiblesse». Étonnante opinion que celle publiée sur l'avenir des relations franco-rwandaises par Bernard Kouchner dans Le Figaro du 26 janvier. Puisqu'il veut «respecter la vérité», essayons de la découvrir. Même si Kouchner dit ne pas savoir qui a commandité l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, il ne croit pas que Kagamé «ait sciemment décidé d'allumer l'étincelle qui embraserait son pays». On ne sait pas sur quoi cette croyance est basée, et dès lors quelle vérité est respectée. Kouchner ne peut pas «cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur». Il tombe ici dans le vieux piège qui veut que FPR = Tutsis. Or, ce n'est pas Kagamé ni le FPR qui ont été victimes du génocide, mais les Tutsis de l'intérieur. Si donc le FPR a commis l'attentat, sachant quelles en seraient les conséquences, ce ne sont pas les Tutsis qui ont été responsables de leur malheur, mais bien le FPR. Le ministre français des Affaires étrangères et européennes avance ensuite un argument d'autorité qu'il a déjà utilisé par le passé : «il y était», et donc il sait. Que sait-il ? Qu'a-t-il vu pendant les quarante-huit heures passées à Kigali à la mi-mai 1994 ? Se rendait-il compte que, pendant son séjour, au moment où il était «témoin» du génocide, le FPR commettait des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité à une échelle inouïe ? Toujours dans le respect pour la vérité, Kouchner reconnaît que la France a commis des erreurs politiques, mais il affirme qu'il ne transigera pas sur la complicité de crimes et sur l'honneur de l'armée française. Or, une commission rwandaise «chargée d'enquêter sur le rôle de la France dans le génocide», dite «commission Mucyo», a déposé son rapport chez Kagamé il y a plusieurs mois. D'après son président, la commission disposerait «des preuves permettant de déférer de hauts responsables français devant la justice internationale». Sans croire un instant en l'honnêteté de la démarche rwandaise, il est permis de se poser la question de savoir ce qui arrivera lorsque la vérité rwandaise s'avère être différente de celle de Kouchner. Bernard Kouchner affirme enfin que la normalisation des relations avec le Rwanda est une nécessité, et qu'elle est même conforme au droit international. Il est vrai que l'absence de relations diplomatiques doit être une exception, mais Kouchner semble oublier que c'est le Rwanda qui les a rompues, après qu'un juge d'instruction français eut simplement fait son devoir. Plutôt que par le respect de la vérité, Bernard Kouchner semble être inspiré par la realpolitik , et notamment — il le dit lui-même — par le rôle «incontournable» du Rwanda en République démocratique du Congo, pays qu'il a occupé et pillé et où cinq millions de personnes ont péri à cause des guerres imposées par des voisins. Le régime de Kigali a l'habitude de raisonner en termes de puissance etde faiblesse. Il considérera la démarche de Bernard Kouchner comme un signe de faiblesse qu'il exploitera dès que l'occasion se présentera. Lorsque ce moment viendra, il sera très difficile d'entretenir des relations normales telles que le chef dela diplomatie française se les imagine. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Jeu 31 Jan - 6:50 | |
| En visite au Rwanda : Kouchner, spécialiste en blanchiment des coupables La France et le Rwanda sont en train de renouer des contacts rompus fin 2006. C'est dans ce cadre que le ministre des Affaires étrangères, Kouchner, s'est rendu au Rwanda le 28 janvier. Et, au sujet du génocide de 1994 qui a causé la mort de 800 000 Rwandais et du rôle de la France, il a déclaré : « C'était certainement une faute politique. On ne comprenait pas ce qui se passait. Mais il n'y a pas de responsabilité militaire. » Prétendre qu'« on ne comprenait pas ce qui se passait » est une mauvaise plaisanterie. Les autorités françaises avaient dépêché sur place, au Rwanda, des soldats, des diplomates, des conseillers qui encadraient l'ancien régime. Tout ce petit monde était parfaitement au courant du massacre qui s'annonçait et qui n'était d'ailleurs pas le premier du genre, même si celui-là a dépassé tous les précédents en horreur. La seule chose que les conseillers français n'ont sans doute pas comprise (est-ce là la « faute politique » ?), c'était que les rebelles allaient finalement gagner. Et pour finir, le bouquet, c'est cette absence de « responsabilité militaire » selon Kouchner ! La France a fourni de l'armement, des instructeurs, des conseillers militaires au régime en place, sur lequel elle misait. Il est même probable que des militaires français ont participé à des combats contre les rebelles, avant le déclenchement du génocide. La France a même été accusée d'avoir continué à envoyer des armes aux massacreurs, pendant la période où le massacre battait son plein. Enfin, lorsque les massacreurs ont été vaincus, l'armée française a expédié une mission prétendument humanitaire. Ce qu'elle n'avait pas fait pour sauver les victimes du massacre, elle l'a fait pour sauver un certain nombre de ses auteurs. Ce fut l'« opération Turquoise ». Kouchner est décidément devenu un spécialiste en matière en blanchiment des coupables. À propos de l'exploitation d'un gisement de gaz par Total en Birmanie, il avait exonéré le trust de la responsabilité du travail forcé imposé par la junte locale aux populations pour préparer la construction d'un gazoduc. Certes il y avait bien eu du travail forcé, admettait Kouchner, mais Total n'avait fait qu'en profiter, c'était les dictateurs birmans qui avaient manié le fouet. Kouchner, ex-« french doctor », de gauche s'il vous plaît, est vraiment bon à tout faire : à servir de caution à des trusts, à des massacreurs... et à Sarkozy. |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Relations France - Rwanda Jeu 31 Jan - 8:28 | |
| Les propos tenus par Bernard Kouchner lors de sa visite à Kigali, qui allaient dans le sens d'une repentance, suscitent des réactions indignées en France. Le drame du Rwanda est un passé qui ne passe pas. Les réactions déclenchées par les propos de Bernard Kouchner, samedi dernier à Kigali, suffiraient largement à s'en convaincre. Venu ouvrir la voie à une reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda, rompues depuis plus d'un an, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que la France avait «certainement commis une faute politique» dans ce pays pendant le génocide de 1994. En privé, le terme a fait bondir plusieurs responsables politiques de l'époque, même si, publiquement, personne ne souhaite jeter de l'huile sur le feu concernant une affaire aussi tragique. Tout de même, Alain Juppé n'a pas hésité à envoyer une bonne volée de bois vert à son successeur au Quai d'Orsay en déclarant que «la diplomatie française ne devrait pas s'écarter de la voie de la vérité et de la dignité». Preuve de son indignation, l'ex-premier ministre a estimé nécessaire de reprendre le blog qu'il délaissait quelque peu ces derniers temps. «Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda, écrit Juppé, qui dirigeait la diplomatie française au moment du génocide. Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la “realpolitik”, il y a un fossé.» Et de poursuivre : «On nous dit qu'au Rwanda la France aurait commis une “faute politique”. C'est trop ou trop peu. De quelle faute s'agit-il ? Il faut l'expliquer !», s'emporte Alain Juppé. Il qualifie de «contre-vérités» les accusations selon lesquelles Paris aurait «pris systématiquement le parti d'un camp contre l'autre, des Hutus contre les Tutsis», «omis de dénoncer le génocide», ou encore «fait preuve de passivité». Premier ministre à l'époque, Édouard Balladur n'a, pour le moins, guère apprécié les propos de Bernard Kouchner. «Il n'y a pas eu de faute politique de mon gouvernement», déclare au Figaro l'ancien chef du gouvernement, en soulignant avoir «interrompu les livraisons d'armes et retiré les soldats français présents au Rwanda dès (son) arrivée aux affaires». Hubert Védrine, secrétaire général de l'Élysée en 1994, se dit «complètement d'accord» lui aussi avec Alain Juppé. «Au Rwanda, il n'y a pas eu de faute politique, il y a eu une faute d'évaluation technique. On a tenté d'éviter le retour des massacres grâce aux accords d'Arusha (signés en août 1993 entre l'État rwandais et le Front patriotique de Paul Kagame, NDLR), mais on a sous-estimé les tentations des extrémistes des deux bords, contre lesquels il nous aurait fallu davantage de moyens de pression», explique Védrine. Kouchner cadré par l'Élysée «Je répondais à une question : est-ce une faute militaire ? J'ai dit : non, c'est politique», s'est justifié Bernard Kouchner, lundi soir, sur France Info. Il a également précisé qu'il ne visait «ni Alain Juppé, ni Édouard Balladur». Qui donc alors ? «L'affaire a au moins le mérite de braquer le projecteur sur des événements dans lesquels toutes les responsabilités ont loin d'avoir été établies, notamment celles de François Mitterrand», relève-t-on dans l'entourage de Kouchner, en évoquant le soutien apporté au régime de Juvénal Habyarimana face à ce que le président de la République de l'époque considérait comme un complot ougandais. Avant de s'envoler pour Kigali, Bernard Kouchner avait été dûment «cadré» par l'Élysée. Pour Nicolas Sarkozy, la réconciliation avec trois pays africains, Côte d'Ivoire, Angola et Rwanda, figure au rang de priorité. La ligne a été formulée au sommet Europe-Afrique de Lisbonne, début décembre. «Certes, nous n'avons pas toujours su prévenir ou arrêter des drames innommables», déclarait alors le chef de l'État. «Je pense au Rwanda et à son génocide qui nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs», ajoutait-il dans son discours dont chaque mot était pesé. Réfléchir aux responsabilités de chacun, mais pas de repentance ni de demande de pardon : une ligne que Bernard Kouchner affirme ne pas avoir outrepassée. L'émoi suscité par ses déclarations a toutefois contraint Nicolas Sarkozy à intervenir. Le président de la République a appelé Édouard Balladur et Alain Juppé pour les assurer qu'ils n'étaient nullement mis en cause par les paroles du bouillant docteur Kouchner. |
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