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ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 19 Nov - 17:33 | |
| TROIS TYPES DE BARRAGES AU RWANDA EN 1994 (TEMOIN) Arusha, 18 novembre 2008 (FH) - Un officier subalterne de l’ancienne armée rwandaise a affirmé mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qu’il y avait, en 1994, trois types de barrages routiers dans son pays. Cité pour la défense du capitaine Innocent Sagahutu en procès avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises, le témoin déposait sous le nom de code CINS. Au milieu d’une longue relation de ses multiples confrontations à Kigali avec les anciens rebelles du Front patriotique rwandais (FPR), l’ex- commandant de compagnie a parlé de « barrages mobiles du FPR, barrages de miliciens Interahamwe et barrages d’autodéfense civile ». Les deux premières catégories de barrages étaient « nuisibles à l’ordre public et à l’intégrité du territoire », a affirmé le témoin, expliquant qu’il avait parfois reçu pour mission en 1994 de les démanteler. Il a indiqué que les tenants de ces sortes de barrages pouvaient ouvrir le feu au passage de l’armée rwandaise alors que « les barrages d’autodéfense encourageaient » les forces de leur gouvernement. Le témoin a par ailleurs nié que des militaires rwandais aient participé, aux côtés de civils, à la tenue de barrages routiers. « Les militaires étaient pris au front », a dit CINS qui était interrogé par Seydou Doumbia, l’un des avocats du capitaine Sagahutu. Le témoin devait par la suite être confronté aux questions du procureur Alphonse Van. Le capitaine est jugé avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, l’ex-chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et l’ancien patron de la gendarmerie, le major Augustin Ndindiliyimana. Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les 4 officiers plaident non coupables. Leur procès a débuté en septembre 2004 et Sagahutu est le dernier à présenter ses témoins. ER/PB/GF © Agence Hirondelle __________________________________ |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mar 25 Nov - 14:40 | |
| Le politologue allemand Helmut Strizek, témoin-expert sur la région des Grands lacs, a été cité lundi pour la défense du capitaine Innocent Sagahutu jugé avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR). Il s'agit de son quatrième témoignage devant le TPIR où il a été cité dans les affaires « médias », « militaires I » et « gouvernement II » toujours à la demande de la défense. A l’entame de sa nouvelle déposition, il a notamment affirmé que jusqu’au 5 octobre 1993, Washington et Paris avaient une gestion concertée du dossier rwandais. « Il y avait une sorte de concertation entre la France et les Etats-Unis, une concertation qui a été rompue à l’arrivée de (Bill) Clinton », a soutenu le témoin qui déposait en vidéoconférence depuis La Haye. Il a expliqué qu’à la signature, le 4 août 1993, de l’accord de paix entre le gouvernement rwandais et l’ancienne rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir), cette concertation existait encore. Parmi les responsables de la rupture, il a cité l'américaine Madeleine Albright qui, selon lui, « était mue par un préjugé défavorable à la France ». Mme Albright a représenté son pays aux Nations Unies de 1993 à 1997, date à laquelle elle fut nommée secrétaire d’Etat par le président Clinton. Après ce politologue allemand, la défense du capitaine devrait citer dans le courant de la semaine, l’historien français, Bernard Lugan. Dernier à présenter ses témoins dans cette affaire, Sagahutu est jugé avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana et l’ancien chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu. Accusés de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, tous clament leur innocence.Leur procès a débuté en septembre 2004. ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Ven 28 Nov - 14:43 | |
| Les esprits se sont échauffés jeudi devant une chambre du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), au début du contre interrogatoire de l’historien français, Bernard Lugan, lorsque ce dernier, écorché par le procureur Moussa Sefon sur ses antécédents, a menacé de claquer la porte du prétoire. « Monsieur le président, je suis un homme d’honneur ; quelles que soient les conséquences, je m’en vais », a déclaré, à voix très haute, le professeur français. M. Lugan est venu témoigner comme expert à la demande du général Augustin Bizimungu, ancien chef d’Etat-major de l’armée rwandaise et du capitaine Innocent Sagahutu qui commandait une compagnie au sein d’une unité d’élite. "Je rentre en France à mes frais, la misérable rémunération du tribunal de 4.000 dollars, j'en fais cadeau au tribunal", a-t-il enchaîné. L’historien, « de tempérament bagarreur », selon ses propres termes, a pris la mouche lorsque Sefon a tenté de lui opposer un curriculum vitae rédigé par une association française, et qualifié de "faux" par le principal interessé. « Ceci est un tract, un faux d’une association que j’ai fait condamner devant des chambres en France. (…) Votre attitude est l’illustration de votre méthode », a-t-il lancé à son contradicteur. L’expert a affirmé que le bureau du procureur savait bien que ce document, dont il a déjà été question dans une déposition antérieure, était un faux. « Pourquoi M.Lugan a-t-il peur que je lui dise que ses travaux ne sont pas scientifiques ? », a demandé le représentant du procureur au milieu d’un brouhaha des avocats de la défense. «Vous êtes pitoyable. Vous êtes nul », lui a répondu le témoin, assis face à une chambre manifestement dépassée et attentive au seul respect d'un délai entre les questions et les réponses afin de permettre la traduction. L’avocat du général Bizimungu, Gilles Saint Laurent, l’un des aînés dans la salle, a appelé tout le monde à la raison. «Je fais appel à tous et à vous Monsieur Lugan. Il est impossible de travailler dans ces conditions. Je fais un appel au calme, j’en appelle à la sagesse de la chambre », a demandé le défenseur canadien. « Mes ancêtres n’ont pas plié devant Louis XIV, je ne peux pas plier devant le procureur », a réagi l’historien dont l’intransigeance a contraint M. Sefon à abandonner sa ligne de questions sur le document. Après une suspension d'audience motivée par un exercice des pompiers tanzaniens , les débats ont repris plus calmement, Lugan s'est excusé. Le représentant du procureur a alors commencé par critiquer les méthodes du professeur lui reprochant de ne pas s’être rendu au Rwanda pour enquêter sur le terrain même faits qu’il analyse dans ses publications. L’universitaire, qui s'est présenté comme "le seul universitaire français a avoir étudié toutes les périodes de l'histoire de l'Afrique" a répondu être chaque jour en contact avec des gens au Rwanda . L’une des thèses défendues par M.Lugan au premier jour de son audition mercredi est que la défense civile n’a jamais été en place au Rwanda. Le procureur allègue que la défense civile a matérialisé l’entente entre responsables civils et militaires en vue d’exterminer les Tutsis. M. Sefon devait encore le contre interroger sur ce point. ER/PB/GF |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 4 Déc - 7:16 | |
| Le capitaine Innocent Sagahutu, jugé pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a accusé lundi la communauté internationale d’avoir abandonné son pays à son sort en 1994. Au premier jour de son témoignage pour sa propre défense, le capitaine, qui commandait un escadron du bataillon de reconnaissance, a affirmé que l’armée rwandaise avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour arrêter les massacres. Parlant de son expérience personnelle, il a indiqué que, bien qu’aux prises avec les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir), il avait pu sauver des vies humaines. « Quand j’évacuais ces gens, je ne faisais pas de discrimination entre Hutus et Tutsis. Je ne suis pas sûr d’avoir rencontré un Twa », a-t-il clamé. Les Twas constituent le troisième groupe ethnique de ce petit pays. Ils représentent moins de 1% de la population. Sagahutu a par ailleurs affirmé avoir sauvé une dizaine de soldats belges de la force onusienne (autres que les 10 tués le 7 avril 1994). Défendant l’honneur de son escadron, il a indiqué qu’à sa connaissance, aucun des ses hommes n’était poursuivi ni au Rwanda ni ailleurs dans le monde. Il a expliqué qu’après l’assassinat du président Juvénal Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994, son escadron était aussitôt allé protéger les endroits stratégiques comme la présidence de la République, la radio nationale, les banques et les télécommunications. Sagahutu, qui poursuit sa déposition mardi, est jugé avec son ancien patron, le major François-Xavier Nzuwonemeye qui commandait le bataillon de reconnaissance, l’ex- chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et l’ancien patron de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana. Inculpés de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les 4 officiers plaident non coupables depuis le début de leur procès en septembre 2004. NI/ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mar 24 Fév - 8:13 | |
| Alors que les auditions sont officiellement closes depuis décembre dernier dans le procès « Militaires II », une session spéciale consacrée aux dépositions d’une dizaine de témoins rappelés ou additionnels a débuté lundi, a constaté l’agence Hirondelle. La plupart de ces témoins comparaîtront à la demande de l’ancien chef de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana. Désigné par le nom de code FAV, le premier à être rappelé à la barre avait déposé devant la chambre en septembre 2004. Me Christopher Black, l’avocat principal de Ndindiliyimana, lui a opposé une déclaration écrite recueillie par le bureau du procureur en 2000 auprès de Joseph Hategekimana, un ancien ouvrier du général. Dans cette déclaration, Hategekimana parle en bien des gendarmes qui gardaient la résidence de Ndindiliyimana dans sa commune natale de Nyaruhengeri (sud du Rwanda), alors que FAV soutient qu’ils sont allés tuer des gens et piller leurs biens pendant le génocide. « Hategekimana a menti aux enquêteurs du TPIR », a affirmé lundi FAV, maintenant ces accusations contre les hommes du général Ndindiliyimana. Ces auditions viennent réparer le tort causé au général par le procureur qui lui avait caché des pièces que la chambre a trouvées utiles pour la défense. Parmi ces documents, figure cette déclaration de Hategekimana. Cette violation de la procédure avait valu au procureur d’être réprimandé par les juges dans leur décision du 22 septembre 2008 qui, par ailleurs, autorisait Ndindiliyimana à rouvrir la présentation des ses moyens de défense, en tenant compte des éléments nouvellement communiqués par l’accusation. Le 6 octobre, l’équipe de défense du général avait ainsi déposé une requête visant le rappel de 20 témoins à charge ainsi que la comparution de 12 nouveaux témoins à décharge. Après délibération, la chambre a accepté de rappeler 4 témoins du procureur pour qu’ils soient soumis à un contre-interrogatoire supplémentaire par les avocats de l’ancien patron de la gendarmerie. Ndindiliyimana est jugé avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR) parmi lesquels l’ex- chef d’état-major de la l’armée, le général Augustin Bizimungu. Inculpés de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ils clament tous leur innocence. Officiellement, les auditions de témoins sont closes depuis le 4 décembre. Le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des équipes de défense sont prévus en juin 2009, après un déplacement au Rwanda en avril. Le procès s’est ouvert en septembre 2004. ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 25 Fév - 14:48 | |
| Un ancien officier de la gendarmerie rwandaise, le lieutenant-colonel Jean Marie Vianney Nzapfakumunsi, aujourd’hui citoyen français, a affirmé mercredi 18 devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), que cette force n’était plus en mesure de maintenir l’ordre public après le 6 avril 1994. « La situation tactique ne pouvait pas permettre d’arrêter les (miliciens) Interahamwe », principaux bras armés du génocide, a déclaré l’officier qui était chargé des opérations au camp de la gendarmerie de Kacyiru, dans la ville de Kigali, en 1994. « Il y avait déjà un front, on ne pouvait pas ouvrir un deuxième front contre les Interahamwe », a affirmé Nzapfakumunsi venu défendre son ancien patron, le général Augustin Ndindiliyimana, chef d’Etat-major de la gendarmerie pendant le génocide. Selon lui, les gendarmes de Kigali étaient passés, après la reprise des hostilités, sous le commandement opérationnel de l’armée. Le lieutenant- colonel Nzapfakumunsi a souligné qu’il n’était plus possible de mener des enquêtes ni de sévir contre les déserteurs de l’armée ou de la gendarmerie qui rejoignaient les miliciens. « Il n’y avait plus de police militaire disponible ; il n’y avait plus de cachot, ni de prison, le personnel du parquet était en débandade, tout était bloqué », a soutenu le témoin. Nzapfakumunsi a ensuite réfuté un témoignage entendu par la chambre en janvier 2006 et selon lequel des Interahamwe auraient été logés et armés au camp de la gendarmerie de Kacyiru en 1994. « C’est un mensonge. Je n’ai pas vu d’Interahamwe dans notre camp », a témoigné l’officier qui était interrogé par Me Vincent Lurquin, l’un des avocats de Ndindiliyimana Il a par ailleurs déclaré que les miliciens Interahamwe ne portaient pas le général Ndindiliyimana dans leur cœur à cause des opérations que la gendarmerie avaient menées contre eux en 1992-1993. « Lui-même était menacé », a dit le témoin, saluant en Ndindiliyimana, « un général soucieux du respect de l’ordre et de la loi ». Lors du contre interrogatoire par Moussa Sefon du bureau du procureur, le témoin a cependant reconnu avoir appris plus tard, après son départ du Rwanda, que deux officiers gendarmes du camp Kacyiru avaient remis « des armes réformées » aux Interahamwe. Ndindiliyimana est jugé avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR) parmi lesquels l’ex- chef d’état-major de la l’armée, le général Augustin Bizimungu. Inculpés de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ils clament tous leur innocence. Le procès s’est ouvert en septembre 2004. ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Dim 12 Avr - 6:50 | |
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|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 24 Juin - 15:32 | |
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