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 Procès Militaires II

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ibukafrance
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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Sam 6 Sep - 13:08

Le procès dit « Militaires II », dans lequel comparaissent quatre officiers, dont les anciens chefs de l’armée et la gendarmerie rwandaises, reprend lundi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), après près de 2 mois de suspension. La dernière audience avait eu lieu le 16 juillet dernier.

Les débats reprendront avec la poursuite du défilé des témoins de la défense du major François-Xavier Nzuwonemeye, qui commandait, pendant le génocide de 1994, le bataillon de reconnaissance, une des unités d’élite de l’armée rwandaise, à l’époque.

L’ex chef d’Etat- major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et son ancien homologue de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana, ont terminé leur défense.

Après les témoins de Nzuwonemeye, viendront ceux du capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron du bataillon de reconnaissance.

La défense de Nzuwonemeye a demandé, dans une requête déposée le 27 août, à renoncer à 7 témoins et à pouvoir remplacer un autre témoin qui devait expliquer à la chambre « le système de communication au sein de l’armée rwandaise » en 1994.

Les quatre officiers, qui plaident non coupables, sont accusés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Le procès a débuté en septembre 2004.

ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mar 9 Sep - 6:22

Un témoin cité lundi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a déclaré que le major François-Xavier Nzuwonemeye était favorable aux accords de paix conclus en 1993 entre le gouvernement rwandais de l’époque et les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir.

Ces accords, fruit de longues et laborieuses négociations, à Arusha (Tanzanie), actuellement siège du TPIR, avaient été signés le 3 août 1993.

“Le major Nzuyonemeye avait une attitude positive par rapport à l’accord de paix”, a affirmé le témoin, qui déposait sous le pseudonyme N1 pour des raisons de sécurité.

Le major commandait alors le bataillon de reconnaissance, une des meilleures unités de l’armée rwandaise, à l’époque.

N1, 20ème témoin de la défense du major Nzuwonemeye, a indiqué qu’il était voisin de l’accusé, qu’ils se fréquentaient et partageaient souvent un verre.

Selon ce témoin qui s’est présenté comme l’un des négociateurs des accords de paix, les officiers supérieurs de l’armée rwandaise soutenaient, dans leur ensemble, le processus de paix.

Nzuwonemeye est jugé avec son ancien subalterne au bataillon de reconnaissance, le capitaine Innocent Sagahutu, ainsi qu’avec les anciens chefs d’Etat-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Ces deux derniers ont déjà terminé leur défense et le capitaine sera le dernier à présenter ses témoins.

Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les quatre officiers plaident non coupables.

Leur procès qui a débuté en septembre 2004 a repris ce jour aprés avoir été suspendu depuis près de 2 mois.

NI/ER/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Ven 19 Sep - 6:07

Un membre du bataillon de reconnaissance rwandais lors du génocide de 1994 est venu lundi matin témoigner en faveur de son ancien chef : Francois-Xavier Nzuvonemeye, jugé avec trois autres chefs militaires par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)

Ce témoignage de cet ancien soldat, surnommé Y2 afin de préserver sa sécurité, n'a duré que la moitié de la journée, aussi les débats ont été interrompus pour la seconde fois en une semaine. Ils reprendront mardi.

Y2 a juste expliqué que les ordres ne venaient pas de Nzuvonemeye mais d’un de ses subordonnés qu’il n’a pas nommé. Y2 était le 22ème témoin de la défense pour Nzuvonemeye. Ce dernier est lui-même le dernier accusé à présenter sa défense dans un procès qui a commencé en septembre 2004.

Ce procès est présidé par M. Asoka da Silva (Sri Lanka) assisté des juges Taghrit Hikmet (Jordanie) et du juge Seon Ki Park (Corée). Nzuvonemeye est défendu par Me Charles Takou (Cameroun).

NI/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mar 23 Sep - 7:56

Leatitia Umulisa, l’épouse du major François-Xavier Nzuwonemeye, en procès devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a déclaré lundi lors de son bref témoignage que leur maison, à Kigali, était ouverte, en avril 1994, sans distinction, aux réfugiés tant hutus que tutsis.

Nzuwonemeye commandait, en 1994, le bataillon de reconnaissance, une des meilleures unités de l’armée rwandaise de l’époque.

Leatitia, qui déposait en langue rwandaise, a indiqué que des gens en quête de sécurité avaient commencé à affluer à son domicile le 7 avril 1994, au début du génocide. « J’ai quitté (Kigali) avec toutes les personnes qui étaient venues dans notre maison », a affirmé l’épouse de Nzuwonemeye, expliquant que la situation ne cessait de se détériorer dans la capitale rwandaise.

Alors enceinte de 7 mois, elle s’est réfugiée, avec tout ce groupe, à Kilinda, dans la préfecture de Kibuye (ouest), laissant son mari au front, a-t-elle dit.

Sa déposition, la 20ème pour la défense de Nzuwonemeye, n’a pas touché le fond des accusations portées contre l’officier. Le procès se poursuivra mardi matin avec l’audition d’un autre témoin.

Nzuwonemeye est jugé avec son ancien subalterne du bataillon de reconnaissance, le capitaine Innocent Sagahutu, ainsi qu’avec les anciens chefs d’Etat-major de l’armée et de la gendarmerie, le général Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Ces deux derniers ont déjà terminé leur défense et le capitaine sera le dernier à présenter ses témoins.

Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les quatre officiers plaident non coupables.

Leur procès a débuté en septembre 2004.

NI/ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mer 1 Oct - 18:08

Le major François-Xavier Nzuwonemeye, qui commandait une unité d’élite de l’armée rwandaise pendant le génocide de 1994, entamera lundi prochain son témoignage pour sa défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

L’ex-commandant du bataillon de reconnaissance jugé, avec trois autres officiers, pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, plaide non coupable.

Selon son avocat principal, Charles Takou, le major restera deux jours à la barre rien que pour l’interrogatoire principal.

A ce jour, 27 témoins ont déposé pour la défense de Nzuwonemeye et d’autres, dont le nombre n’est pas encore définitivement arrêté par l’équipe de Me Takou, seront entendus après l’accusé.

Dans une décision rendue le 22 septembre dernier, la chambre a sévèrement réprimandé le procureur, lui reprochant d’avoir caché aux accusés certaines pièces susceptibles de les aider dans leur défense.

Les juges sont allés, dans leur sanction, jusqu’à mettre en doute le degré d’intégrité du procureur.

Selon Me Takou, le bureau du procureur a commencé à communiquer les documents en question, conformément à la décision de la chambre.

Nzuwonemeye comparaît avec les anciens chefs d’Etat-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana ainsi qu’avec la capitaine Innocent Sagahutu, qui commandait un escadron du bataillon de reconnaissance.

Leur procès a débuté en septembre 2004 devant une chambre présidée par le juge sri – lankais Joseph Asoka de Silva.

Les deux généraux ont terminé leur défense et le capitaine sera, après Nzuwonemeye, le dernier à présenter ses témoins.

NI/ER/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Jeu 9 Oct - 6:24

Au premier jour de son témoignage pour sa propre défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), le major François-Xavier Nzuwonemeye, a affirmé lundi que le bataillon de reconnaissance qu’il commandait était fatigué par la guerre et voulait la paix, après la signature en août 1993 des accords de paix.

Ces textes, fruits d’âpres négociations menées à Arusha, la même petite ville tanzanienne où siège aujourd’hui le TPIR, furent signés par le gouvernement rwandais et les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR, aujourd’hui au pouvoir).

L’une des thèses du procureur dans plusieurs affaires au TPIR est que des éléments extrémistes au sein de l’armée gouvernementale ont tout fait pour saboter la mise en application de ces accords qui prévoyaient, notamment, la création d’une armée nationale à partir des forces belligérantes.

«Au bataillon de reconnaissance, les militaires, toutes catégories confondues, étaient pour la mise en application des accords. Ils avaient eu beaucoup de pertes en hommes et en matériels. Ils souhaitaient ardemment que ces accords soient mis en application le plus rapidement possible », a affirmé le major.

Nzuwonemenye a souligné que les hommes de son unité était « les premiers à être confrontés à l’ennemi » chaque fois que des hostilités s’ouvraient. « Ils n’en voulaient plus de cette guerre dévastatrice », a-t-il dit. A propos des forces gouvernementales, il a affirmé que « beaucoup de choses avaient été faites au 6 avril 1994 (date de l’assassinat du président Juvénal Habyarimana) pour la mise en application des accords ». Ainsi selon lui, la partie gouvernementale avait déjà les nommé les officiers aux postes de commandement qui lui revenaient, aux termes du protocole sur l’intégration des forces belligérantes.

Quant à la troupe, a-t-il poursuivi, « on lui expliquait la démobilisation (qui allait suivre pour certains éléments). « Au niveau de mon unité, j’avais commencé à préparer des programmes pour les combattants de l’APR qui allaient intégrer le bataillon. Ce travail, je l’avais confié à un officier français qui était mon conseiller », a ajouté le major qui poursuit son témoignage mardi.

Nzuwonemeye fut nommé à la tête du bataillon de reconnaissance en novembre 2003.

Il est jugé avec les anciens chefs d’Etat-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana ainsi qu’avec le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron du bataillon de reconnaissance.

Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, tous les quatre plaident non coupables. Leur procès s’est ouvert en septembre 2004.

Les deux généraux ont terminé leur défense et le capitaine sera, après Nzuwonemeye, le dernier à présenter ses témoins.

ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Ven 10 Oct - 6:08

Le capitaine Innocent Sagahutu, accusé notamment de génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), commencera sa défense le 20 octobre prochain, devenant ainsi le dernier des quatre accusés de l’affaire « Militaires II » à présenter ses témoins, selon le calendrier de la chambre.

Sagahutu commandait pendant le génocide perpétré contre les Tutsis en 1994 un escadron du bataillon de reconnaissance. Son ancien supérieur immédiat, le major François – Xavier Nzuwonemeye, qui était à la tête de cette unité d’élite, a quitté le box des témoins mercredi soir, au terme de 3 jours de déposition pour sa propre défense.

Les deux hommes sont jugés avec l’ex- chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et avec l’ancien patron de la gendarmerie nationale, le général Augustin Ndindiliyimana.

Accusés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, les quatre officiers plaident non coupables.

Ils sont poursuivis non seulement pour des actes qu’ils auraient posés en personne mais aussi pour des crimes commis par des leurs hommes. « Ils savaient ou avaient des raisons de savoir » que leurs subalternes « étaient sur le point de commettre ou étaient en train de commettre » des crimes mais n’ont rien fait pour les en empêcher, les arrêter ou les punir, soutient le procureur.

Les trois officiers qui ont déjà terminé leur défense n’ont pas cherché à nier que des éléments de l’armée et de la gendarmerie aient trempé dans les massacres.

Ils ont en revanche plaidé qu’ils ne pouvaient prévenir les crimes ni sévir car ils n’en étaient pas informés.

Ce procès, sans doute l’un des plus importants de l’histoire du TPIR, a débuté en septembre 2004.

Plus importante encore est l’affaire « Militaires I » dans laquelle est jugé l’accusé phare du TPIR, l’ex- directeur de cabinet au ministère de la Défense, le colonel Théoneste Bagosora présenté par l’accusation comme « le cerveau » du génocide. En délibéré depuis déjà plus de 2 ans, le verdict dans ce procès pourrait tomber avant la fin de l’année, selon les prévisions du tribunal.

La gravité des faits reprochés à Bagosora fait souvent oublier ses trois co- accusés : le général Gratien Kabiligi, chef des opérations militaires pendant le génocide, le lieutenant- colonel Anatole Nsengiyumva, ancien commandant des opérations dans le secteur de Gisenyi (nord) et le major Aloys Ntabakuze qui commandait l’unique bataillon paracommando de l’armée rwandaise de l’époque.

ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mar 14 Oct - 6:06

Alors que son procès devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) tire à sa fin, l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le général Augustin Ndindiliyimana, a demandé le rappel à la barre de 18 témoins de l’accusation, apprend-on lundi de sources judiciaires.

L’ex-patron de la gendarmerie, qui a déjà terminé la présentation de ses moyens de défense, veut par ailleurs citer 12 témoins à décharge supplémentaires. Il est défendu par MMe Christopher Black (Canada) et Vincent Lurquin (Belgique)

Cette requête fait suite à une décision rendue le 22 septembre dernier et, dans laquelle les juges « réprimandaient » le procureur lui reprochant d’avoir gardé par devers soi, sans les communiquer aux accusés, des pièces pouvant leur être utile dans leur défense.

La chambre autorisait également les équipes de défense à demander le rappel de témoins à charge ou à citer des témoins supplémentaires à la lumière du contenu de ces documents que le procureur a reçu ordre de remettre aux intéressés.

« Les éléments de preuve contenus dans les déclarations dernièrement communiquées réfutent toutes les allégations de l’acte d’accusation et écartent toute possibilité de condamnation » de Ndindiliyimana, écrivent les avocats du général dans leur requête consultée lundi sur le site internet du TPIR.

Concernant les 18 témoins dont elle demande le rappel, la défense, qui indique ne pas avoir foi en « l’intégrité » du procureur, insiste pour que ce dernier n’entre plus en contact avec eux.

Aucune identité n’est fournie concernant ces témoins qui sont tous désignés dans la requête par des pseudonymes.

Egalement poursuivi dans cette affaire, l’ancien chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu a, de son côté, demandé de rajouter deux témoins à sa liste. Les deux généraux sont jugés avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemenye et le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron de cette unité d’élite.

Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les quatre officiers plaident non coupables. Les trois hauts gradés ont en principe terminé leur défense alors que le capitaine doit citer ses témoins à partir de lundi prochain.

Le procès a débuté en septembre 2004 devant une chambre présidée par le juge Joseph Asoka de Silva (Sri-Lanka).

ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mar 21 Oct - 11:27

Le capitaine Innocent Sagahutu poursuivi pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), espère être « rétabli dans son honneur », a déclaré lundi à l’audience son avocat, Fabien Segatwa.

« J’espère que le chambre rétablira le capitaine Innocent Sagahutu dans son honneur et sa dignité », a indiqué l’avocat burundais à la fin de sa déclaration marquant le début de la présentation des moyens de défense de son client.

Me Segatwa a réfuté toutes les allégations portées contre le capitaine qu’il a présenté comme « un officier brave » qui était « apprécié par ses chefs et ses subordonnés ».

« Des témoins hutus et tutsis viendront dire qu’ils ont bénéficié de son assistance » pendant le génocide d’avril à juillet 1994, a affirmé le défenseur, soulignant que l’accusé « était la terreur et le bête noire des malfaiteurs de tous bords ».

« Ni lui, ni ses hommes n’ont participé à la mise à mort du Premier ministre (Agathe Uwilingiyimana) ou des (dix) Casques bleus belges » tués le 7 avril 1994 par des éléments de l’armée rwandaise, a protesté l’avocat.

Pour Me Segatwa, c’est plutôt le commandant canadien de la force onusienne alors présente au Rwanda, le général Roméo Dallaire, qui devrait répondre de non assistance aux paras belges.

« Dallaire a eu peur de s’arrêter pour secourir ses militaires qu’il voyait en danger de mort (…) C’est lui qui aurait dû être poursuivi », a assené l’avocat burundais.

Me Segatwa a par ailleurs nié que son client ait jamais exercé les fonctions de commandant en second du bataillon de reconnaissance, comme l’allègue le procureur.

L’avocat a souligné que le capitaine commandait « l’escadron A » de cette unité d’élite qui était sous la responsabilité du major François-Xavier Nzuwonemeye, également jugé dans cette affaire où comparaissent en outre les anciens chefs de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana.

Dernier à présenter ses témoins dans ce procès ouvert en septembre 2004, Sagahutu a été arrêté au Danemark en février 2000.

Après la déclaration liminaire de Me Segatwa, la chambre présidée par le juge Joseph Asoka de Silva a entendu un témoin qui a déposé en vidéoconférence depuis un pays européen. Selon des sources proches du dossier, il s'agirait d'un officier français appelé en défense du général Augustin Ndindiliyimana.

Le procès se poursuit mardi. Mercredi, selon un avocat, l'ancien ambassadeur belge au Rwanda, M. Johan Swinnen, devrait venir également pour la défense de Ndindiliyimana.
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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Mer 22 Oct - 11:53

Un officier de l’ancienne armée rwandaise cité comme témoin devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a rejeté mardi la thèse de l’entente, entre le capitaine Innocent Sagahutu et certains de ses supérieurs, en vue de commettre le génocide des Tutsis en 1994.

« A l’armée, on ne s’entend pas avec son supérieur, on reçoit des ordres de son supérieur », a déclaré le major Aloys Twambaze, actuellement en exil en Belgique.

Le procureur allègue, entre autres, que le capitaine Sagahutu s’est entendu avec d’autres responsables civils et militaires, dont deux généraux et un major qui comparaissent avec lui, en vue d’exterminer les Tutsis.

Le major François-Xavier Nzuwonemeye commandait le bataillon de reconnaissance dont un des escadrons était placé sous le commandement de Sagahutu.

Le général Augustin Ndindiliyimana était chef d’Etat-major de la gendarmerie tandis que le général Augustin Bizimungu était chef d’Etat-major de l’armée.

« Du point de vue professionnel, un commandant d’escadron n’a pas de rapport direct avec la chef d’Etat-major ; la hiérarchie militaire est très rigide », a affirmé le major Twambaze, diplômé de l’ ancienne Ecole supérieure militaire (ESM) de Kigali et détenteur d’un brevet d’administration militaire (BAM) obtenu en Belgique en 1994.

Le témoin qui était conduit en interrogatoire principal par l’un des avocats du capitaine Sagahutu, a par ailleurs nié que l’accusé ait jamais exercé les fonctions de commandant en second du bataillon de reconnaissance, comme l’allègue l’acte d’accusation. Ce poste était prévu mais n’était pas pourvu en 1994, a indiqué le major.

Twambaze, premier témoin de Sagahutu qui a commencé sa défense lundi, devait par la suite être confronté aux questions du procureur. Le capitaine est le dernier à présenter ses témoins dans ce procès ouvert septembre 2004.

Inculpés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, tous les quatre accusés clament leur innocence.

ER/PB/GF

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Jeu 23 Oct - 6:28

Johan Swinnen, ambassadeur de Belgique à Kigali pendant le génocide de 1994, a témoigné mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), en faveur de l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie rwandaise, le général Augustin Ndindiliyimana qu’il a décrit « comme une personne positive ».

Accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, le général clame son innocence.

« Je considère le général Ndindiliyimana comme une personne positive. Je n’ai jamais noté de sa part des déclarations qui me permettent de douter de son engagement pour la réconciliation, pour la paix et pour le maintien de l’ordre », a témoigné le diplomate, aujourd’hui en poste à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Je crois que le général Ndindiliyimana a toujours plaidé pour que la gendarmerie joue son rôle de maintien de l’ordre », a déclaré Swinnen, en s’interrogeant sur la capacité de cette force à contenir les massacres après l’assassinat du président Juvénal Habyarimana et la reprise des combats auxquels la gendarmerie participait aux côtés de l’armée. Ces hostilités opposaient les forces gouvernementales aux rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir.

« Quelles étaient les possibilités d’action de la gendarmerie après le 6 avril (1994) ? De quels moyens matériels, de quels effectifs disposait-elle ? Quels étaient ses moyens d’action dans le cadre de cette nouvelle donne ? », a demandé Swinnen.

Il a indiqué que Ndindiliyimana lui avait téléphoné tard dans la nuit du 7 au 8 avril 1994 en demandant que la Belgique, dont dix soldats venaient d’être tués par des éléments de l’armée rwandaise, ne retire pas son contingent de la force onusienne alors déployée au Rwanda.

« La conversation a été longue. C’est surtout le général qui parlait, qui expliquait le désarroi. Il me disait que si les Belges partaient, ça aggraverait plutôt la situation. J’ai surtout retenu son insistance très forte pour que nous (les Belges) comprenions que le processus (de paix) avait besoin d’une présence rassurante », a raconté le diplomate.

Selon certains témoignages, le meurtre des dix paras avait été ourdi dans le but de provoquer le départ de tout le contingent belge, pour ainsi laisser le champ libre aux tueurs, une thèse contestée par le général Ndindiliyimana.

Swinnen a par ailleurs affirmé que des officiers belges en mission au Rwanda lui avaient rapporté que Ndindiliyimana avait, avant le déclenchement du génocide, « plaidé pour un renforcement du mandat de la MINUAR» (mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda).

Ndindiliyimana est jugé avec l’ex- chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu, l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye et le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron de cette unité d’élite.
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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Ven 24 Oct - 8:41

Un civil tutsi a affirmé jeudi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que le capitaine Innocent Sagahutu, sous le coup d’accusations de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, lui avait sauvé la vie en 1994.

Dissimulé derrière le nom de code RVS et caché du public par un rideau opaque, le témoin a indiqué que l’accusé l’avait d’abord hébergé dans sa maison à Kigali avant de l’embarquer dans un blindé en juillet 1994, lorsque l’armée rwandaise battait en retraite, entraînant, dans sa débâcle, des milliers de personnes qui étaient encore dans la capitale.

L’accusé, en procès avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR), commandait un escadron du bataillon de reconnaissance dont les véhicules blindés ont couvert le retrait des troupes gouvernementales.

« Il m’a pris dans le véhicule blindé. C’était une véritable marée humaine qui sortait de la ville de Kigali », a raconté le survivant qui était interrogé par Me Fabien Segatwa, l’avocat burundais du capitaine. Après la sortie de la capitale, il est monté, selon sa déposition, dans un camion militaire aux côtés de certains hommes du capitaine.

Selon RVS, Sagahutu et quelques éléments de son escadron ont poursuivi leur fuite jusqu’à Gisenyi (nord), puis à Bukavu, dans l’est de l’ex-Zaïre, actuelle République démocratique du Congo (RDC).

Le témoin a indiqué que deux semaines après son arrivée dans cette ville congolaise, il avait fait part au capitaine de sa volonté de rentrer au Rwanda, s’enquérir des nouvelles de sa famille.

« Il m’a dit que si je n’avais rien à craindre, j’étais libre de partir. Il m’a donné 20 dollars pour le voyage et je suis parti (…) Et c’est seulement ici que je le revois pour la première fois depuis », a relaté le témoin qui déposait en langue rwandaise.

RVS a précisé qu’il n’avait pourtant fait la connaissance de son bienfaiteur qu’au plus fort des massacres, alors qu’il était allé chercher refuge chez son ami policier prénommé Alphonse, qu’il n’a pas su identifier davantage.

En menant le contre interrogatoire, Abubacar Tambadou, du bureau du procureur, s’est étonné qu’il mentionne clairement les noms et grade de l’accusé et soit incapable d’en faire autant pour Alphonse, un ami qu’il connaissait depuis 1993. Egalement étrange pour le juriste gambien, le fait pour un civil tutsi d’être évacué, en juillet 1994, dans un blindé de l’armée rwandaise. «Il n’a pas voulu me laisser derrière. Certains militaires étaient animés de bonnes intentions », a répondu le témoin, expliquant qu’une pluie de balles pleuvait le jour de la retraite de l’armée de Kigali.

A la fin de son audition, RVS, exprimant des craintes pour sa sécurité, a demandé au tribunal de l’aider à ne pas retourner au Rwanda. Le juge président, Joseph Asoka de Silva, lui a répondu, au nom de la chambre, que ceux qui l’ont emmené allaient examiner sa requête. Appelés à la barre par la défense ou l’accusation, les témoins sont acheminés au TPIR par un service spécialisé du greffe.

Le capitaine Sagahutu comparaît avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, l’ancien chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana. Tous les quatre nient avoir joué un rôle dans le génocide de 1994.

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Jeu 6 Nov - 10:00

Un officier de l’ancienne armée rwandaise, le lieutenant Bernard Uwizeyimana, a nié mercredi lors de son bref témoignage devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que des militaires aient commis en 1994 des viols contre des femmes et filles tutsies au Centre hospitalier de Kigali (CHK).

« Je n’ai jamais appris cela », a déclaré Uwizeyimana, en soulignant qu’il était resté lui-même hospitalisé au CHK, du 13 au 19 avril 1994, après avoir été blessé sur le front alors qu’il tentait de contenir l’avancée des anciens rebelles du Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir).

« J’ai quitté le CHK parce que les obus tombaient sur l’hôpital », a ajouté le lieutenant qui était cité à la barre par le capitaine Innocent Sagahutu, ancien commandant d’un escadron du bataillon de reconnaissance.

Au terme de l’audition de cet ancien officier qui vit actuellement au Congo-Brazzaville, le procès a été reporté à lundi prochain, faute de témoins sur place. Interrogé par le président Asoka da Silva, l'avocat de Sagahutu, Me Fabien Segatwa, a mis en cause le greffe du TPIR à qui il avait remis la liste de ses témoins et l’ordre dans lequel il entendait les faire comparaître. « La gestion des hommes pose problème », a dit le défenseur.

Le capitaine Sagahutu est jugé avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, l’ancien chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et l’ancien patron de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana.

Inculpés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, les quatre officiers plaident non coupables. Ils sont détenus depuis 6 et 8 ans. Leur procès a démarré en septembre 2004 et le capitaine est le dernier à citer ses témoins

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Jeu 13 Nov - 8:11

Le capitaine Innocent Sagahutu, jugé pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) était, selon un témoin entendu mardi, « un officier responsable et intègre ».

« Je connais très bien le capitaine Sagahutu depuis l’école secondaire. Je l’ai spécialement connu au front, en 1990. C’était un officier responsable, un officier intègre », a témoigné le capitaine Théophile Twagiramungu. « Il jugeait avant d’exécuter les ordres, il savait bien apprécier la situation », a affirmé le témoin qui vit actuellement en exil en Belgique. Le capitaine Sagahutu dirigeait pendant le génocide un escadron du bataillon de reconnaissance basé à Kigali.

Twagiramungu a par ailleurs indiqué que Sagahutu avait sauvé, pendant le génocide de 1994, plusieurs tutsis dont certains occupent actuellement, selon lui, d’importantes fonctions au sein de l’administration rwandaise.

Avant de parler de l’accusé, le témoin a longuement relaté, malgré les protestations du procureur Alphonse Van, son parcours personnel qui l’a notamment conduit dans plusieurs prisons rwandaises avant son acquittement par la Cour suprême et son départ en exil en 2006. Il a indiqué qu’après avoir rejoint « l’armée du vainqueur », il avait été accusé de génocide et jeté en prison en octobre 1994. Acquitté le 20 juin 2001 par le Conseil de guerre, il a de nouveau été incarcéré le 7 janvier 2003 et condamné plus tard à la peine capitale, un jugement qui fut cassé par la plus haute instance judiciaire le 26 février 2006.

Sagahutu est jugé avec trois autres officiers dont l’ancien chef d’Etat-major de l’armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu. Inculpés de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les 4 accusés plaident non coupables.

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MessageSujet: Re: Procès Militaires II   Lun 17 Nov - 15:14

Un ancien officier subalterne de l’armée rwandaise a nié jeudi que le capitaine Innocent Sagahutu, en procès, avec trois autres officiers, devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), ait jamais exercé les fonctions de commandant en second du bataillon de reconnaissance.

« On n’avait pas de commandant en second », a raconté le lieutenant Faustin Habimana qui commandait le peloton « missiles légers antiaériens rattaché à l’escadron C » de cette unité.

Habimana, actuellement réfugié en France, a expliqué que le capitaine Sagahutu n’était que commandant de « l’escadron A » du bataillon de reconnaissance.

Les officiers, jugés au TPIR, le sont, non seulement pour des actes qu’ils auraient posés personnellement mais aussi pour des exactions commises par leurs hommes. En soutenant que Sagahutu a été commandant en second de son unité, le procureur veut ainsi lui imputer «une responsabilité de supérieur hiérarchique » plus large et plus importante que celle d’un commandant d’escadron.

Le lieutenant Habimana a par ailleurs réfuté l’allégation selon laquelle le capitaine Sagahutu aurait fait campagne au sein de l’armée, en faveur de souscriptions de parts à la Radio télévision libre des mille collines (RTLM) qui s’est illustrée par son incitation à la haine contre les Tutsis.

Au terme de cette déposition, les débats ont été ajournés à lundi prochain, faute de témoins sur place. Selon les avocats de Sagahutu, cinq témoins devraient être au siège du tribunal la semaine dernière.

Le capitaine est jugé avec l’ancien commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, l’ex-chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu et l’ancien patron de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana.

Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les 4 officiers plaident non coupables.

Leur procès a débuté en septembre 2004 et le capitaine est le dernier à présenter ses témoins.

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Procès Militaires II

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