| | |
| Auteur | Message |
|---|
BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 27 Fév - 6:59 | |
| Un témoin a déclaré mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que les gendarmes rwandais ne s’entendaient pas avec les miliciens Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 dans ce petit pays africain. « C’était bien connu, les gendarmes ne s’entendaient avec les Interahamwe, ils n’émettaient pas sur la même longueur d’onde », a déclaré le témoin, lui-même ancien gendarme. Désigné par le nom de code CBP-72 pour préserver son anonymat, il déposait pour la défense de l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le général Augustin Ndindiliyimana, accusé de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le procureur soutient que gendarmes, militaires et miliciens ont travaillé, main dans la main, à la perpétration du génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement parmi la communauté tutsie. Le témoin a contesté cette thèse, affirmant, à titre d’exemple, que des gendarmes avaient repoussé en avril 1994 une attaque lancée par des Interahamwe sur des Tutsis qui avaient cherché refuge dans les locaux du collège Saint-André à Kigali. ""Ils (les interhamwe NDLR) occupaient les lieux où la gendarmerie n'était pas présente" a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’après le déclenchement du génocide, la gendarmerie ne pouvait plus procéder à des arrestations de malfaiteurs, car, a-t-il dit, partout, les gens fuyaient. Au terme de cette déposition, les débats ont été ajournés à lundi prochain, le temps que de nouveaux témoins arrivent au siège du tribunal. CBP-72 est le 24 ème témoin de la défense de Ndindiliyimana qui présente ses moyens de preuve depuis le 16 janvier. A la clôture de l’audience mardi en fin de matinée, Me Vincent Lurquin, le co-conseil du général, a indiqué qu’il avait renoncé à 4 témoins, sans préciser combien de personnes il entendait encore citer à la barre. Ndindiliyimana est jugé avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR) dont l’ex- chef d’état – major de l’armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu qui a été le premier à citer ses témoins. Après Ndindiliyimana, ce sera le tour de l’ex- commandant du bataillon de reconnaissance, le major Francois- Xavier Nzuwonemeye, de présenter sa défense. Enfin, viendra le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron de cette unité d’élite. Ouvert le 20 septembre 2004, le procès se déroule devant une chambre présidée par le juge sri-lankais, Joseph Asoka De Silva. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Ven 29 Fév - 6:34 | |
| Un témoin a déclaré mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que les gendarmes rwandais ne s’entendaient pas avec les miliciens Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 dans ce petit pays africain. « C’était bien connu, les gendarmes ne s’entendaient avec les Interahamwe, ils n’émettaient pas sur la même longueur d’onde », a déclaré le témoin, lui-même ancien gendarme. Désigné par le nom de code CBP-72 pour préserver son anonymat, il déposait pour la défense de l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le général Augustin Ndindiliyimana, accusé de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le procureur soutient que gendarmes, militaires et miliciens ont travaillé, main dans la main, à la perpétration du génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement parmi la communauté tutsie. Le témoin a contesté cette thèse, affirmant, à titre d’exemple, que des gendarmes avaient repoussé en avril 1994 une attaque lancée par des Interahamwe sur des Tutsis qui avaient cherché refuge dans les locaux du collège Saint-André à Kigali. ""Ils (les interhamwe NDLR) occupaient les lieux où la gendarmerie n'était pas présente" a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’après le déclenchement du génocide, la gendarmerie ne pouvait plus procéder à des arrestations de malfaiteurs, car, a-t-il dit, partout, les gens fuyaient. Au terme de cette déposition, les débats ont été ajournés à lundi prochain, le temps que de nouveaux témoins arrivent au siège du tribunal. CBP-72 est le 24 ème témoin de la défense de Ndindiliyimana qui présente ses moyens de preuve depuis le 16 janvier. A la clôture de l’audience mardi en fin de matinée, Me Vincent Lurquin, le co-conseil du général, a indiqué qu’il avait renoncé à 4 témoins, sans préciser combien de personnes il entendait encore citer à la barre. Ndindiliyimana est jugé avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR) dont l’ex- chef d’état – major de l’armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu qui a été le premier à citer ses témoins. Après Ndindiliyimana, ce sera le tour de l’ex- commandant du bataillon de reconnaissance, le major Francois- Xavier Nzuwonemeye, de présenter sa défense. Enfin, viendra le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron de cette unité d’élite. Ouvert le 20 septembre 2004, le procès se déroule devant une chambre présidée par le juge sri-lankais, Joseph Asoka De Silva. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 6 Mar - 8:27 | |
| Le général Augustin Ndindiliyimana, chef d'état-major responsable de la gendarmerie rwandaise en 1994, était un homme épris de paix, a déclaré un ex-chef de la police tanzanienne mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Cité par la défense de cet officier accusé de participation au génocide des Tutsis en 1994, Harun Mahundi, 68 ans, était inspecteur général de la police tanzanienne à l’époque des faits. Il a dit avoir rencontré Ndindiliyimana en Tanzanie en 1993, et au Rwanda l’année suivante. Ndindiliyimana était préoccupé par la formation de la gendarmerie en perspective du multipartisme renaissant et de la fusion entre les forces gouvernementales et les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR), selon le témoin. « Ce qui le préoccupait, c’était la paix, la tranquillité du pays, comment disperser les foules (sans porter atteinte à leur intégrité physique) ; il disait que c’était sa responsabilité », a indiqué Harun Mahundi. Le gouvernement et le FPR étaient en négociations à Arusha en Tanzanie afin de mettre fin à une guerre civile qui avait éclaté en octobre 1990. « Il (Ndindiliyimana) semblait plein d’espoir quand au fait que ces négociations pouvaient connaître le succès », a souligné le témoin. L’ex-chef de la police tanzanienne a ajouté que l’accusé lui paraissait être « quelqu’un qui n’aimait pas la confrontation ». Harun Mahundi a déclaré que lors de sa visite des unités de gendarmerie au Rwanda, « il m’a semblé qu’ils n’avaient pas suffisamment de ressources pour faire face à une situation d’émeutes ». Selon le témoin, « il y avait déjà toutes les installations techniques qui n’étaient pas idéales. Et entre autres, ils n’avaient pas suffisamment de mobilité, des véhicules qui leur auraient permis de déployer des troupes pour faire face à une situation donnée. Le système de communication n’était pas efficace. » L’ex-chef de la police tanzanienne a souligné que la gendarmerie rwandaise ne disposait pas non plus de canon à eau pour disperser les foules importantes ou de gazs lacrymogènes pour faire face aux petits attroupements. Harun Mahundi a révélé que Ndindiliyimana lui avait notamment parlé de ses plans pour l’avenir. « Il voulait prendre sa retraite le plus rapidement possible. Il ne voulait pas attendre qu’il soit trop âgé. Il voulait se convertir dans les affaires », a confié le témoin. Mahundi a raconté que Ndindiliyimana avait visité le port de Mwanza sur la rive tanzanienne du lac Victoria et qu’il avait manifesté un intérêt pour l’importation du poisson. "Il aurait aimé prendre sa retraite le plus rapidement possible pour s’occuper de ce type de commerce », a dit le témoin. Poursuivi avec trois autres officiers pour génocide et crimes contre l’humanité, Ndindiliyimana plaide non coupable. Actuellement, il fait comparaître des témoins à décharge. Le témoin Makundi l’a décrit comme un homme « très poli » et « très posé », qui souhaitait que son pays ait la sécurité. Ce procès conjoint dit « Militaires II » a commencé en septembre 2004. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Sam 8 Mar - 14:52 | |
| Le procès de quatre officiers accusés de génocide a été reporté de plus de deux mois et demi, a-t-on appris jeudi auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Les audiences reprendront le 26 mai. Les accusés sont deux ex-chefs d’état major, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana, en charge respectivement de l’armée et de la gendarmerie en 1994, ainsi que deux responsables du bataillon de reconnaissance, une unité d’élite de l’ex-armée rwandaise, le major François-Xavier Nzuwonemeye et le capitaine Innocent Sagahutu. Actuellement, c’est le général Ndindiliyimana qui présente sa défense. Il a pris le relais du général Bizimungu, le premier à citer des témoins à décharge dans cette affaire. Jusqu'à ce jour Ndindiliyimana a fait comparaître 27 témoins. Il lui en reste entre 25 et 30, a indiqué Me Christopher Black (Canada), son avocat principal. La chambre lui a suggéré de réduire cette liste. Le défenseur s'est engagé a étudier si dans certains cas, il pourrait verser en preuve uniquement les déclarations écrites de témoins sans qu’ils soient obligés de venir à Arusha. Les juges ont suggéré que Ndindiliyimana présente le reste de ses témoins jusqu’à la fin juin et que Nzuwonemeye commence immédiatement après. La défense de ce dernier a laissé entendre qu’elle aurait besoin d’un bref ajournement pour s’organiser. La chambre arrêtera un calendrier définitif ultérieurement. Les avocats avaient auparavant accusé le procureur de leur cacher des preuves disculpatoires, une allégation récurrente depuis le début de ce procès le 20 septembre 2004, et qui a été relancée par la conclusion d'une enquête en Espagne mettant en cause des responsables du FPR dans plusieurs massacres. Le procureur répond invariablement qu’il leur a donné tout ce dont il disposait. Les avocats ont été invités à présenter des requêtes formelles sur lesquelles la chambre se penchera. Les quatre officiers comparaissent devant une chambre présidée par le juge sri-lankais Joseph Asoka de Silva. Le siège comprend par ailleurs les juges Taghrid Hikmet (Jordanie) et Seon Ki Park (Corée du sud). |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Sam 15 Mar - 13:54 | |
| Le procureur a demandé à la chambre d’appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de condamner le lieutenant-colonel Tharcisse Muvunyi à la prison à vie, a-t-on constaté jeudi à Arusha. Le 12 septembre 2006, Muvunyi, 55 ans, qui, selon le procureur, commandait l’Ecole des sous-officiers (ESO) de Butare (sud) en 1994, avait été condamné à 25 ans de prison, notamment pour incitation au génocide. « Le procureur vous demande de remplacer la peine de 25 ans d’emprisonnement par la prison à vie », a plaidé François-Xavier Nsanzuwera, un membre du parquet. Le juriste d’origine rwandaise a expliqué que « la peine de 25 ans ne reflète pas la gravité intrinsèque du crime d’incitation au génocide surtout qu’il a été perpétré par un officier du rang de colonel ». La chambre de première instance avait conclu que Muvunyi s’était rendu à au moins deux endroits en préfecture de Butare et avait appelé des civils hutus à tuer les Tutsis. « Sa fonction d’officier le plus haut gradé dans la préfecture incitant les paysans hutus au génocide aurait dû être considérée comme une circonstance aggravante », a indiqué Nsanzuwera. « Le crime d’incitation au génocide est un crime des plus graves qui, à lui seul, mérite la peine d’emprisonnement à vie », a-t-il poursuivi. Le procureur a par ailleurs allégué que la chambre de première instance avait accordé peu de poids à une réunion dirigée par Muvunyi à l’ESO le 20 avril 1994, au cours de laquelle il aurait invité les soldats à se conformer aux instructions de tuer les Tutsis données la veille par le président intérimaire, Théodore Sindukwabo. « Les propos tenus par le colonel Muvunyi équivalaient à une invitation à agir suivie par les soldats qui se sont livrés aux massacres pendant deux mois », a souligné Nsanzuwera qui a ajouté qu’à aucun moment l’officier ne les avait retirés. Muvunyi a été par ailleurs condamné pour n’avoir pas empêché les soldats de l’ESO, considérés comme ses subordonnés, à commettre des massacres. Evelyne Kamau (Kenya), une collègue de Nsanzuwera, de son coté, a demandé que l’officier soit également puni pour des viols commis par des soldats de l’ESO à Butare. Prenant la parole à la fin des débats, Muvunyi a déclaré qu’il n’avait jamais été commandant de l’ESO. Il a par ailleurs affirmé qu’il n’avait pas compétence de punir les soldats fautifs. « Je voudrais encore une fois clamer haut et fort que je n’ai jamais exercé les fonctions de commandant de l’ESO même à titre à titre intérimaire », a-t-il dit. « Il n’y avait aucun texte officiel ni aucune communication qui me nommait à ce poste », a souligné Muvunyi. Il a demandé à la chambre de "réparer le tort incalculable qui lui a été causé par les premiers juges". Son avocat, William Taylor, (Etats Unis), avait auparavant affirmé que le colonel Marcel Gatsinzi, qui a exercé brièvement la fonction de chef d’état major de l’armée rwandaise en avril 1994, était resté commandant «de jure» de l’ESO pendant les trois mois qu’a duré le génocide. La chambre d’appel, présidée par le juge italien Fausto Pocar, s’est retirée pour délibérer. Elle n’a pas indiqué quand elle rendra son arrêt. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 12 Juin - 10:07 | |
| UN COLONEL BELGE SALUE « L’ACTION REMARQUABLE » DU GENERAL NDINDILIYIMANA Arusha, 11 juin 2008 (FH) - L’ancien chef de la coopération militaire belge au Rwanda, le colonel André Vincent, a salué mardi « l’action remarquable » de l’ex- chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana, en procès devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). « L’action du général Ndindiliyimana, en tant que chef d’Etat-major de la gendarmerie, était remarquable », a affirmé le colonel Vincent, soulignant que l’accusé voulait faire de la gendarmerie « un corps au service de l’Etat ». « Je l’ai connu personnellement (…) Je suis persuadé qu’il était favorable à la mise en application des accords d’Arusha » entre le gouvernement rwandais de l’époque et l’ancienne rébellion du Font patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir), a déclaré le colonel Vincent aujourd’hui à la retraite. « Je n’ai jamais eu l’impression d’une implication quelconque du général Ndindiliyimana dans les massacres » de 1994, a ajouté l’officier belge dont la mission au Rwanda duré de 1990 à 1994. Il a précisé avoir quitté ce pays le 15 avril 1994, en plein génocide. Ndindiliyimana est en procès avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR) dont l’ex-chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu. Accusés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, tous les quatre plaident non coupables. Ndindiliyimana est le deuxième à citer ses témoins après Bizimungu. Ce procès, l’un des plus importants de l’histoire du TPIR, a démarré en septembre 2004. ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 19 Juin - 7:53 | |
| NDINDILIYIMANA NIE QUE LE COMITE DE CRISE AIT VOULU PRENDRE LE POUVOIR Arusha, 17 juin 2008 (FH) - L’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie rwandaise, le général Augustin Ndindiliyimana, a nié mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que « le comité de crise » mis en place par les Forces armées rwandaises (FAR) après la mort du président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, ait voulu prendre le pouvoir. Les FAR comprenaient la gendarmerie et l’armée rwandaises, Leurs principaux responsables avaient, aprés l'attentat contre l'avion du président Habyarimana qui avait également entrainé la mort des principaux chefs de l'armée, créé un comité de crise. Niant en avoir été le président, Ndindiliyimana a affirmé que le mandat de ce comité de crise consistait uniquement à coordonner les actions en vue d’assurer la sécurité de la population, des politiques et d’autres dignitaires. La mise en place de ce comité fut proposée par le directeur de cabinet au ministère de la Défense à l’époque, le colonel Théoneste Bagosora poursuivi dans une autre affaire au TPIR. Le général Ndindiliyimana a par ailleurs indiqué que le comité de crise avait dû faire appel, lors d’une réunion le 7 avril 1994, au Camerounais, Jacques-Roger Booh-Booh, Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et au général canadien Roméo Dallaire, commandant de la force onusienne. Tenue à l’Ecole supérieure militaire (ESM) sous la direction de Bagosora qui remplaçait le ministre de la Défense en mission à l’étranger, cette réunion a demandé aux commandants des camps et unités de l’armée et de la gendarmerie de rester vigilants et d’être prêts à faire à toute situation de violence, selon le général. Il a précisé que la réunion avait commencé à 10 heures et s’était terminée à 13 heures, soulignant que les discussions s’étaient déroulées en paix, en dépit de quelques interruptions par des tirs d’armes ça et là. Ndindiliyimana a déclaré que c’est seulement à sa sortie de la rencontre qu’il avait appris que le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana avait été tuée. Le général qui témoigne pour sa défense depuis lundi devrait poursuivre sa déposition mercredi et jusque la fin de la semaine. Accusé de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, l’ex-chef de la gendarmerie plaide non coupable. Ce général originaire du sud du Rwanda est jugé avec trois autres officiers des FAR, dont l’ex-chef d’Etat-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu, un fils du nord. Leur procès s’est ouvert en septembre 2004. Ndindiliyimana est le deuxième à présenter sa défense après Bizimungu. NI/ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 25 Juin - 15:29 | |
| Le général Augustin Ndindiliyimana, ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale rwandaise, a terminé lundi son témoignage pour sa propre défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en appelant les Africains à résoudre eux-mêmes leurs problèmes. Poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, Ndindiliyimana qui plaide non coupable, se trouvait dans le box des témoins depuis lundi dernier. « Nous devons, nous Africains, chercher des solutions à nos problèmes », a déclaré le général Ndindiliyimana, évoquant la récente crise au Kenya et les troubles en cours au Zimbabwe. «Les Nations unies n’ont pas eu la chance d’accomplir leur mission » au Rwanda, pendant le génocide de 1994, a-t-il poursuivi. Une force de l’Onu sous le commandement du général canadien Roméo Dallaire était déployée dans ce petit pays africain pendant le génocide qui a fait 800 000 vicitmes, essentiellement parmi les Tutsis. « Nous devons trouver une solution », a-t-il martelé, promettant d’apporter sa contribution pour son pays, le Rwanda. Il a enfin appelé le TPIR à rechercher « la véritable justice », à s’efforcer de « découvrir la vérité ». Tout au long de son témoignage, il s’est présenté comme un homme neutre qui avait tout fait pour sauver des vies humaines pendant le génocide. Il a indiqué qu’au lendemain du 6 avril 1994, la gendarmerie, essentiellement occupée à se défendre des attaques de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), ne pouvait plus assurer la sécurité de la population. Après cette déposition, la chambre devait entamer l’audition des témoins de la défense du major François-Xavier Nzuwonemeye, ancien commandant du bataillon d reconnaissance, même si l’ancien chef de la gendarmerie doit encore citer 2 ou trois témoins. Sont également poursuivis dans cette affaire, le général Augustin Bizimungu, ancien chef d’Etat-major de l’armée, et le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron au sein du bataillon de reconnaissance. Le procès a débuté en septembre 2004. Les accusés sont détenus depuis 2000. ER/PB/GF © Agence Hirondelle ________________________________________________________________________________________ |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 26 Juin - 11:09 | |
| Le major François-Xavier Nzuwonemeye, ex-commandant du bataillon de reconnaissance, a cité mercredi pour sa défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) un ancien camarade d’armes qui a témoigné en vidéoconférence depuis le Cameroun. Désigné par le nom de code Y1, le témoin, un ancien officier de l’armée rwandaise, a affirmé que la défaite des forces gouvernementales était prévisible après la reprise des hostilités le 7 avril 1994. Cette date avait été précédée par plusieurs mois d’accalmie après la signature, en août 1993, à Arusha, en Tanzanie, des accords de paix entre le gouvernement et la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), actuellement au pouvoir. «Nos armes avaient vieilli et n’avaient pas été remplacées ; on avait demandé l’achat d’armes et de munitions mais le ministre des Finances de l’époque avait refusé d’exécuter les commandes, en alléguant que la paix était en cours de rétablissement », a déclaré l’ancien officier actuellement en exil. « Au niveau de l’armée rwandaise ; on n’avait plus fait d’exercices pour le combat », a poursuivi Y1, deuxième témoin de Nzuwonemeye qui a entamé sa défense lundi après-midi. L’officier supérieur en exil a expliqué que le FPR avait fourbi ses armes pour une longue guerre alors que les forces gouvernementales étaient occupées à préparer la mise en application du volet militaire des accords de paix. Ces textes prévoyaient notamment la formation d’une nouvelle armée nationale composée d’hommes issus des deux parties belligérantes ainsi que la démobilisation d’un nombre important de soldats de l’armée rwandaise et de combattants du FPR. Après la reprise des hostilités, a raconté l’officier, « la situation a été catastrophique pour les Forces armées rwandaises ; nous ne subissions que des revers ; les Forces armées rwandaises avaient des difficultés à contenir le FPR ». Y1 poursuivra sa déposition jeudi. Le major Nzuwonemeye comparaît avec trois autres officiers dont le général -major Augustin Bizimungu, chef d’Etat-major de l’armée rwandaise pour la période d’avril à juillet 1994. Poursuivis pour cimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, tous les quatre plaident non coupables. Leur procès a débuté en septembre 2004 ER/GF. © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mer 2 Juil - 17:16 | |
| Un ancien membre de l’armée rwandaise cité comme témoin devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a affirmé, lundi, que le bataillon de reconnaissance, une unité d’élite à l’époque, n’avait pas trempé dans le génocide de 1994. Ce bataillon était alors commandé par le major François- Xavier Nzuwonemeye, en procès devant le TPIR, avec d’autres anciens officiers, dont le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un des trois escadrons de cette unité. Désigné par le nom de code K4 pour préserver son anonymat, le témoin, démobilisé de l’armée en 2002, a déclaré que les soldats du bataillon de reconnaissance n’avaient participé ni aux massacres de Tutsis, ni à l’assassinat du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana ni à la mise à mort des 10 Casques bleus belges. A propos de ces derniers il a dit qu'ils avaient été tués par des soldats rwandais en convalescence après avoir été blessés dans des combats. Selon des témoignages à charge, des hommes du bataillon de reconnaissance ont participé aux massacres pendant le génocide. Interrogé par Me Charles Takou, l’avocat principal de Nzuwonemeye, le témoin K 4 a décrit son ancien commandant comme un homme qui faisait son travail sans discrimination. Le témoin devait encore être contre-interrogé par le procureur. Nzuwonemeye et Sagahutu comparaissent avec l’ancien chef d’Etat-major de l’armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu et l’ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana qui ont déjà présenté leurs témoins. Seul Sagahutu n’a pas encore commencé sa défense. Poursuivis pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les 4 officiers plaident non coupables. Leur procès a débuté en septembre 2004. NI/ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 3 Juil - 18:12 | |
| Un médecin qui travaillait pendant le génocide de 1994 au centre hospitalier de Kigali a affirmé mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que les hommes du bataillon de reconnaissance n’avaient pas commis de massacres ni de viols dans cet hôpital. Désigné par le nom de code UKL pour préserver son anonymat, le témoin déposait pour la défense du major François-Xavier Nzuwonemeye, ancien commandant du bataillon de reconnaissance. « Les soldats avaient beaucoup de choses à faire ; ils n’avaient pas le temps de venir déranger les patients », a-t-il indiqué. Selon des témoignages à charge, des éléments du bataillon de reconnaissance ont tué en avril 1994 des malades tutsis au centre hospitalier de Kigali. Le témoin a par ailleurs affirmé qu’il n’avait jamais vu, à l’hôpital, de liste de Tutsis à tuer ni vu des militaires violer des patientes, durant cette période. UKL, huitième témoin de Nzuwonemeye, a affirmé que le personnel du centre hospitalier de Kigali était débordé à cause de l’afflux de blessés de guerre. Le major Nzuwonemeye est jugé avec le général Augustin Ndindiliyimana, ancien chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Augustin Bizimungu, ancien chef d’Etat-major de l’armée et le capitaine Innocent Sagahutu qui commandait un escadron du bataillon de reconnaissance. Accusés de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, les 4 officiers plaident non coupables. Leur procès a débuté en septembre 2004. Les généraux Bizimungu et Ndindiliyimana ont été les premiers à présenter leurs témoins. La défense de Nzuwonemeye sera suivie de celle de Sagahutu. NI/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Sam 12 Juil - 12:05 | |
| Un ancien sous officier rwandais présent au camp Kigali le 7 avril au matin quand les casques bleus belges y ont été assassinés a expliqué jeudi que le bataillon de reconnaissance n’avait rien à voir avec cette tuerie perpétrée par des « mutins ». Ancien sous officier cantonné au camp kigali, M. Deo Munyaneza a expliqué qu’il avait, avec d’autres sous-officiers, tenté de calmer les esprits mais que des « invalides désespérés » les avaient écartés en leur disant « laissez nous, ils ont tué le président Habyarimana ». « Ils étaient fous furieux, suite à la rumeur » selon laquelle le président avait été tué par des Belges, a-t-il affirmé. « La rumeur rajoutait à leur colère de mutilés de guerre ; ils semblaient en mutinerie ; ils n’obéissaient à aucun ordre » a-t-il indiqué. L’ancien sous officier a ajouté qu’il n’avait vu aucun blindé du bataillon de reconnaissance à proximité et que connaissant tous les sous officiers de cette unité basée également au camp Kigali il était en position d’affirmer qu’aucun élément de ce bataillon d’élite n’avait pris part à ces assassinats. Lors des discussions qui ont suivi ce meurtre il a eu confirmation de cela, a-t-il dit. Interrogé par les juges sur l’unité d’origine de « ces soldats qui semblaient en mutinerie », il a répondu qu’il ne s’agissait en tout cas pas de membres du bataillon de reconnaissance, car, a-t-il expliqué, les invalides de ce bataillon étaient pris en charge dans le cadre de leur unité. Il a indiqué, sans autre précision, que les responsables de cet attentat étaient des mutilés, venus de différentes unités déployées au front, pour être pris en charge à l’Ecole supérieure militaire (ESM), attenante au Camp Kigali. Les invalides du bataillon de reconnaissance restaient dans leur cantonnement au camp Kigali, a-t-il insisté |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Mar 15 Juil - 10:50 | |
| Hadrien Havungimana, ancien garde du corps du chef du bataillon de reconnaissance de l’armée rwandaise, est venu lundi témoigner pour son chef, le Major Francois-Xavier Nzuvonemeye, jugé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il a notamment affirmé qu’au cours de la nuit du 6 au 7 avril 1994, après l’attentat contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana, Nzuvonemeye n’avait pas quitté le camp Kigali, où ses hommes étaient basés alors que le procureur affirme qu’il est sorti peu après pour prendre position dans la capitale. «Il est sorti de son bureau et a marché dans le campement», a dit Havungimana, interrogé par l’avocat de Nzuvonemeye Me Charles Taku. Il a également raconté que, pendant la nuit, le Major avait tenu une réunion dans son bureau avec plusieurs officiers supérieurs dont son adjoint le capitaine Innocent Sagahutu. Ce dernier est également jugé dans ce procès. Le capitaine Sagahutu est par contre sorti du camp avec quatre véhicules blindés peu après pour protéger les locaux de la radio et de la banque nationale, a dit le témoin. Le lendemain il a été affecté à la protection de la famille du Major Nzuvonemeye, puis quatre jours après ils ont quitté le camp Kigali pour Kilinda puis pour Gisenyi, au nord ouest du pays. L’accusation affirme que Nzuvonemeye a pris part, à la tête de ses hommes du bataillon de reconnaissance, aux assassinats perpétrés contre des tutsis immédiatement après la mort du président Habyarimana. Contre interrogé par le procureur, le témoin a été invité à répondre clairement aux questions qui lui ont été posées. La défense de Nzuvonemeye qui a déjà présenté 17 témoins compte en présenter encore 5 avant la fin de cette session à la fin de cette semaine. Après Nzuvonemeye son adjoint, Innocent Sagahutu, doit encore présenter ses témoins à décharge. Les deux hommes sont en procès avec l’ancien chef d’etat major de la gendarmerie Augustin Ndindiliyimana et son homologue de l’armée Augustin Bizimungu. Leur procès a commencé en septembre 2004. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Jeu 17 Juil - 15:34 | |
| La garde présidentielle rwandaise a désarmé le 7 avril 1994 à l’aube les soldats qui protégaient l’ex premier ministre rwandaise Agathe Uwingiliyimana, a décrit jeudi un témoin venu prendre la défense d’un des accusés devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Venu témoigner pour la défense du Major Francois Xavier Nzuvonemeye, Sylvestre Ntivuguruza, membre de la garde rapprochée du premier ministre, a raconté qu’à 5 heures du matin, quelques heures après l’attentat qui avait coûté la vie au président Habyarimana, des soldats de la GP sont arrivés à pied, les ont désarmé et les ont mis aux arrêts. Les casques bleus belges et ghanéens qui étaient là ont aussi été désarmés. Interrogé par l’avocat de Nzuvonemeye, Me Charles Taku, sur l’identité de ces soldats de la Garde présidentielle, le témoin a affirmé qu’il avait reconnu l’un d’entre eux, Coplo Bicamumpaka, car il avait été son instructeur dans le domaine de la protection des personnalités. Peu après qu’ils aient été désarmés un minibus est arrivé et à emmené les soldats des Nations Unies a raconté le témoin. « J’ai pensé que nous allions être tués, mais Dieu était grand », a-t-il dit. Les assaillants étant alors occupés à rechercher le premier ministre, ils en ont profité pour s’enfuir vers le camp Kacyiru, a-t-il précisé. Le premier ministre a été assassiné peu après, alors que les casques bleus belges ont été lynchés quelques heures plus tard. Ces tueries qui ont suivi l’attentat contre l’avion présidentiel ont marqué le début du génocide rwandais. Aux cotés du Major Nzuvonemeye, ancien chef du bataillon de reconnaissance, les chefs d’Etat major de la Gendarmerie et de l’armée rwandaise sont jugés, ainsi que l’ancien chef adjoint du batailon de reconnaissance Innocent Sagahutu. Leur procès a débuté en septembre 2004. La présente session s’achève cette semaine. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Procès Militaires II Sam 19 Juil - 16:13 | |
| Les audiences prévues pour durer jusqu'à la fin de la semaine dans les procès dits « Militaires II » et « Karemera » se sont interrompues prématurément mercredi faute de témoin, apprend on jeudi de source officielle. Ces défaillances ont avancé de deux jours l'interruption des activités du TPIR, qui ne reprendront que le 18 août. Dans le procès Militaires II qui voit comparaître quatre anciens responsables de la gendarmerie et de l’armée rwandaise, le major François-Xavier Nzuvonemeye, ancien chef du bataillon de reconnaissance, a du interrompre au quinzième témoin le défilé de ceux qui étaient venus prendre sa défense . Lors de la reprise de ce procès, le 9 septembre prochain, une vingtaine de témoins sont encore prévus pour cet accusé. Après Nzuvonemeye, son adjoint, le capitaine Innocent Sagahutu, présentera à son tour sa défense. Le chef d’Etat major de l’armée, Augustin Bizimungu, et celui de la gendarmerie, Augustin Ndindiliyimana, ont déjà présenté leurs arguments. Leur procès a débuté en septembre 2004. Dans le procès Karemera, c’est Edouard Karemera, l’ancien vice président du MRND, l’ex parti unique rwandais qui présentait sa défense. Depuis le début de cette session, le 7 juillet, sept témoins ont défilé à la barre. Le procès doit reprendre le 18 août. Après Karemera, les deux autres accusés Mathieu Ngirumpatse et Joseph Nzirorera, également responsables du MRND, présenteront leurs témoins. Ce procès a commencé en septembre 2005 |
|  | | |
| Page 2 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |