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 La France accusée.....

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ibukafrance
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 9:51

Newtimes
Faut-il être inquiet ou embarrassé vis-à-vis de la France ?

La réponse de cet éditorial de Newtimes est "Non". Pour avoir de bonnes relations avec la France, il faut que la vérité soit faite. Après avoir fait de Robert Mugabe la cible de toutes les critiques internationales, il est temps que l’Occident se regarde dans les yeux.
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 9:59

L'ex-ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, interrogé aujourd'hui sur les accusations de Kigali concernant la "participation" de Paris au génocide de 1994, a renvoyé à sa position déjà exprimée en janvier qui dénonçait une "falsification inacceptable".

Un rapport d'une commission d'enquête, publié hier à Kigali, accuse à nouveau la France d'avoir activement "participé" à l'exécution du génocide, et laisse entendre pour la première fois la possibilité de poursuites judiciaires contre d'anciens dirigeants politiques.
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 10:45

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/08/06/le-rwanda-publie-son-requisitoire-contre-la-france_1080678_3212.html
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 11:19

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/08/06/le-genocide-au-rwanda-un-devoir-de-verite_1080684_3212.html
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 13:29

..........

a/ Les responsables politiques
1) François Mitterrand : Président de la République française (1981-1995).
2) Alain Juppé : Ministre des affaires étrangères (1993-1995).
3) François Léotard : Ministre de la défense (1993-1995).
4) Marcel Debarge : Ministre de la coopération (1992-1993).
5) Hubert Védrine : secrétaire général à la présidence de la République (1991-1995).
6) Edouard Balladur : Premier ministre (1993-1995).
7) Bruno Delaye : Conseiller à la présidence de la République (1992-1995).
Cool Jean-Christophe Mitterrand : Conseiller à la présidence de la République (1986-1992)
9) Paul Dijoud : Directeur des affaires africaines et malgaches au ministère des affaires étrangères (1991-1992).
10) Dominique De Villepin : Directeur adjoint aux affaires africaines et malgaches (1991-1992), directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères (1993-1994).
11) Georges Martres : Ambassadeur de France au Rwanda (1989-1993).
12) Jean-Michel Marlaud : Ambassadeur de France au Rwanda (1993-1994).
13) Jean-Bernard Mérimée : Représentant permanent de la France aux Nations unies de mars 1991 à août 1995.

b/ Les militaires
1) Amiral Jacques Lanxade : Chef d’état-major particulier du président de la République (1989-1991), puis chef d’état-major des armées (1991-1995).
2) Gén. Christian Quesnot : Chef d’état-major particulier du président de la République (1991-1995).
3) Gén. Jean-Pierre Huchon : Chef de la mission militaire de coopération (1993-1995).
4) Gén. Raymond Germanos : Sous-chef des opérations à l’état-major des armées (mai 1994-septembre 1995).
5) Col. Didier Tauzin alias Thibault : Conseiller militaire du président de la République rwandaise de 1990 à fin 1993, Chef du DAMI Panda et de l’opération Chimère (22 février – 28 mars 1993) puis Commandant de Turquoise Gikongoro.
6) Col. Gilles Chollet : Chef du DAMI de mars 1991 à février 1992. Dès février 1992, il cumulait cette fonction avec celle de conseiller militaire du président de la République, chef suprême des FAR, et de conseiller du chef d’état-major des FAR.
7) Col. Bernard Cussac : Attaché de défense près l’ambassade de France au Rwanda et chef de la mission militaire de coopération (juillet 1991-avril 1994), commandant de Noroît de juillet 1991-décembre 1993, hormis février et mars 1993.
Cool Lt. col. Jean-Jacques Maurin : Chef adjoint des opérations auprès de l’attaché de défense (1992- 1994).
9) Col. Gilbert Canovas : octobre à novembre 1990, adjoint opérationnel auprès de l’attaché de défense et conseiller du chef d’état-major de la gendarmerie.
12
10) Col. René Galinié, attaché de défense et chef de la mission d’assistance militaire au Rwanda (août 1988-juillet 1991), commandant de l’opération Noroît (octobre 1990-juillet 1991).
11) Col. Jacques Rosier : Commandant de Noroît comprenant DAMI de juin à novembre 1992, Chef du groupement COS Turquoise (commandement des opérations spéciales) du 22 juin à 30 juillet 1994).
12) Cpt. Grégoire De Saint Quentin, Conseiller technique du Commandant du bataillon Paracommando et officier instructeur des troupes aéroportées (août 1992- avril 1994).
13) Maj. Michel Robardey, Conseiller technique pour la gendarmerie nationale (criminologie) de 1990 à 1993.
14) Maj. Denis Roux, Conseiller technique du Commandant de la Garde présidentielle de juin 1991-avril 1994.
15) Cpt. Etienne Joubert, Chef du DAMI Panda du 23 décembre 1992 au 18 mai 1993, puis officier de renseignements, puis chef des opérations Turquoise Gikongoro.
16) Col. Patrice Sartre, Chef du groupement Nord Turquoise (Kibuye) du 22 juin au 21 août 1994.
17) Cpt. de frégate Marin Gillier, responsable du détachement Turquoise Gishyita (Kibuye).
18) Lt. col. Eric De Stabenrath, commandant de Turquoise Gikongoro du 16 juillet au 22 août 1994.
19) Col. Jacques Hogard, Chef du groupement sud Turquoise (Cyangugu) fin juin-22 août 1994.
20) Gén. Jean-Claude Lafourcade, Commandant en chef de Turquoise.
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Mer 6 Aoû - 13:32

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080806.OBS6354/rwanda__paris_denonce_des_accusationsinacceptables_port.html
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Jeu 7 Aoû - 13:35

http://afp.google.com/article/ALeqM5j2DPmG_LJZMSExx3W5P0c_CS22pA
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Jeu 7 Aoû - 13:47

Chacun s'est donné le mot : pas de vagues. Paris a choisi de faire le gros dos après la publication du rapport rwandais accusant la France d'avoir participé au génocide des Tutsis en 1994. L'objectif est de ne pas entraver une reprise du dialogue avec le Rwanda, alors que le président Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue Paul Kagamé en décembre 2007.

Certes, le Quai d'Orsay a qualifié d'" inacceptables", mercredi 6 août, les accusations rwandaises et a mis en cause " l'objectivité" de la commission d'enquête rwandaise. Mais, sur le site Internet du ministère, le communiqué est illustré par la photo de Bernard Kouchner serrant la main du président rwandais. Le Quai d'Orsay rappelle d'ailleurs que sa "détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte". La trêve estivale a permis aux autorités françaises de faire le service minimum, alors que l'actualité franco-rwandaise va rapidement être atténuée par les Jeux olympiques de Pékin. L'exécutif a décidé que le Quai d'Orsay serait le seul à réagir, lors de son point presse quotidien.

Bernard Kouchner a refusé tout commentaire personnel. "On ne veut pas donner l'impression qu'on accorde trop d'importance à ce rapport et attiser la polémique", explique l'entourage du ministre. L'Elysée n'a fait aucune déclaration politique et renvoyait sur les spécialistes techniques du dossier. Seul le ministre de la défense, Hervé Morin, s'est exprimé, dénonçant sur Radio France Internationale, jeudi matin : "Un procès insupportable pour la mémoire des militaires français" qui "ont sauvé des milliers de vies humaines dans des conditions abominables".

Soulignant la "dimension politique" du rapport rwandais où il est mis en cause, le général Jean-Claude Lafourcade, commandant de l'opération "Turquoise", qualifie ce document de " tissu de mensonge" et dénonce "l'instrumentalisation des témoins" par le Rwanda. "250 journalistes et un millier d'humanitaires se trouvaient dans la zone. Croyez-vous qu'ils n'auraient rien vu ?", déclare-t-il au Monde.

Les autres personnalités mises en cause, de droite comme de gauche, ont été plus discrètes. Hubert Védrine, secrétaire général de l'Elysée en 1994, a renvoyé à un texte déjà paru où il qualifie de "monstrueuses (...), absurdes (...) mais surtout fausses" les accusations de Kigali. Contacté par l'Agence France-Presse, l'ancien ministre des affaires étrangères Alain Juppé a renvoyé à une opinion déposée sur son blog... en janvier. Edouard Balladur n'a pas souhaité réagir.

"Faire croire que la France a participé à la préparation d'un génocide, c'est monstrueux", déclare Paul Quilès, président en 1998 de la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda. Qu'il y ait eu des erreurs, on les a pointées dans notre rapport."

Seule l'association "Survie", spécialisée dans la dénonciation de la "Françafrique", estime "indispensable que la France crée une commission d'enquête parlementaire".

Le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006, après la décision du juge Bruguière mettant en cause le président Kagamé dans l'assassinat de son prédécesseur. Le magistrat antiterroriste avait lancé neuf mandats d'arrêt contre des dirigeants rwandais. La justice espagnole a lancé d'autres accusations, ce qui entrave la liberté de voyager de plusieurs dirigeants rwandais. Paris voit dans le rapport rwandais "une réponse du berger à la bergère", indique-t-on à l'Elysée.

A Kigali, la ministre de l'information rwandais, Louise Mushikiwabo, a indiqué que "le gouvernement a demandé aux autorités judiciaires rwandaises d'utiliser ce rapport. Nous espérons qu'un processus judiciaire va suivre". Mais, selon Paris, "rien de tout cela n'est contraire à la volonté commune d'essayer d'arranger les choses. Les Rwandais cherchent à avoir une prise sur nous pour qu'on abaisse notre seuil d'agressivité".

Sur le fond, les autorités françaises, qui ont refusé de recevoir les auteurs du rapport rwandais lorsqu'ils sont venus en France en février 2007, estiment qu'aucun rapport n'a étayé une participation directe des soldats français à des exactions.
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Jeu 7 Aoû - 14:44

http://humanrights-geneva.info/Genocide-rwandais-La-France,3340
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Jeu 7 Aoû - 15:04

PARIS (AFP) — L'amiral Jacques Lanxade, chef d'état-major des armées à l'époque du génocide de 1994 au Rwanda, s'est dit jeudi certain du "comportement irréprochable des troupes françaises", jugeant "politique" la publication par Kigali des conclusions d'un rapport mettant en cause la France.

"Je pense que ce rapport est la réponse du président (rwandais Paul) Kagame aux accusations portées par la France sur son implication dans l'attentat contre Habyarimana. Pour moi c'est très politique," déclaré l'amiral Lanxade sur RFI.

L'ancien chef d'état-major (1991-95) faisait ainsi référence aux accusations du juge Jean-Louis Bruguière, qui a réclamé en 2006 des poursuites contre M. Kagame pour sa "participation présumée" à l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, qui avait marqué le début du génocide. Kigali avait alors rompu ses relations diplomatiques avec Paris.

Sur RTL, l'amiral Lanxade a par ailleurs assuré traiter "par le mépris" les accusations du rapport rwandais. "Mais ça me choque pour ceux qui ont été mes subordonnés à l'époque, parce que ces gens-là peuvent être atteints dans leur honneur".

"J'ai la certitude quant à la pureté de l'action de la France dans cette affaire et bien sûr au comportement irréprochable des troupes françaises", a-t-il poursuivi.

Sur RFI, il a démenti les accusations selon lesquelles les militaires français auraient formé des miliciens ayant participé au génocide. "On n'a pas du tout formé de milices populaires. Ceux qu'on a formés, c'est l'armée rwandaise".

Il a également démenti avoir donné l'ordre de ne pas empêcher les premiers massacres lors de l'opération d'évacuation Amaryllis, pour évacuer les ressortissants étrangers, du 9 au 17 avril 1994.

"C'est complètement inexact. Amaryllis avait pour objet d'évacuer les Français et plus largement les ressortissants étrangers de Kigali dans une période d'extrême tension, mais il n'y avait à ce moment là aucune indication (de massacres), il y avait des combats dans Kigali entre l'armée rwandaise et le FPR", le Front patriotique rwandais, rébellion tutsie aujourd'hui au pouvoir.

"Comme dans tous ces combats dans ces régions, il y avait des exactions des deux côtés et la mission de l'armée française était très clairement: vous devez évacuer les ressortissants étrangers et puis vous vous retirez. Ce que nous avons fait", a-t-il dit.

Il a enfin estimé que Paris n'avait "certainement pas" à demander pardon pour ses actions en 1994. "La France a agi comme elle a considéré qu'elle devait agir. Elle a estimé que c'était l'action qu'elle devait mener. Elle l'a menée, en particulier l'action qui a été faite avec l'opération Turquoise (fin juin-fin août 1994), dans le cadre très strict des Nations unies, donc je ne vois pas en quoi la France devrait demander pardon".
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Jeu 7 Aoû - 15:20

RWANDA • Paris doit reconnaître ses erreurs

Les autorités françaises jugent "insupportables" les accusations contenues dans un rapport rwandais publié le 6 août qui reproche à la France d'avoir participé au génocide de 1994. Le quotidien britannique Financial Times attend une autre attitude de la part de Paris.

Le Rwanda vient de publier le compte rendu le plus détaillé jamais rédigé sur le rôle de la France dans le génocide de 1994. Le rapport rendu public à Kigali est le fruit de quatre ans d'enquête. Il met en cause de hauts responsables des hiérarchies politique et militaire françaises, dont François Mitterrand, alors président de la République, son fils Jean-Christophe, deux anciens Premiers ministres et toute une série d'officiers de l'armée.

Certaines des accusations sont inédites. D'autres sont portées depuis longtemps. Mais, selon la plus grave, Paris a fourni une protection diplomatique, une formation militaire et des armes aux extrémistes hutus responsables du massacre de 1 million de Tutsis et de Hutus modérés. De nouveaux détails sont apportés sur la formation assurée par des officiers français auprès d'unités de défense civile qui devaient devenir par la suite les Interahamwes, milices responsables de la plupart des assassinats. D'après le rapport rwandais, Paris aurait fourni des armes bien après le début des atrocités et certains représentants français auraient même participé directement à des crimes de guerre. Si des preuves irréfutables sont apportées, ils doivent en répondre devant la justice.

Washington, Londres, les Nations unies et d'autres membres de la communauté internationale sont coupables d'avoir laissé s'écrire le chapitre le plus sanglant de l'histoire moderne de l'Afrique. Mais Paris fait face à une accusation bien plus lourde : celle d'avoir participé activement à sa rédaction. Comme on pouvait s'y attendre, les Français ont réagi à la publication du rapport rwandais en dénonçant des accusations "inacceptables" et en mettant en cause l'indépendance de la commission nommée par le gouvernement de Kigali pour mener l'enquête.

Le rapport n'est peut-être pas dépourvu de propagande et d'exagérations ; la thèse qui voudrait que des officiers français aient participé en connaissance de cause aux préparatifs du génocide pourrait ne pas résister à un examen approfondi.
Mais le Rwanda porte aussi une accusation fondée : la France a laissé se créer des conditions favorables au génocide en soutenant un régime ami alors même qu'il se rendait coupable de crimes de guerre. Paris n'a toujours pas reconnu ses erreurs ni présenté la moindre forme d'excuse au Rwanda, ce qui suscite une profonde rancœur chez les survivants des massacres.

Cela explique aussi pourquoi Kigali a jugé nécessaire de coucher sur le papier sa propre version des événements. C'est la période la plus sombre des relations de la France avec ses satellites de l'Afrique francophone. Le président Nicolas Sarkozy le reconnaît du bout des lèvres, mais il doit en faire davantage. Nombre de grandes figures politiques françaises critiquent ouvertement la Turquie parce qu'elle refuse de se pencher sur le massacre des Arméniens pendant l'effondrement de l'Empire ottoman pour déterminer s'il s'agissait ou non d'un génocide. Argument dont ils se servent pour motiver le refus d'intégrer Ankara dans l'Union européenne. La France ferait mieux de balayer devant sa porte en se penchant sur la question du génocide rwandais.
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Ven 8 Aoû - 5:43

Rwanda-France/Génocide

Le mensonge de l’Amiral Lanxade, par Serge Farnel

Paris, 07 août (ARI) - Dans une interview accordée ce jeudi 7 Août 2008 au journaliste Olivier Rogez pour « Radio France International » (RFI), l'amiral français Jacques Lanxade, chef d'état-major des armées en 1994 à l'époque du génocide à l’encontre des Tutsi du Rwanda, a répondu aux accusations à son encontre formulées au sein du rapport émanant de la Commission nationale indépendante rwandaise sur l’implication de la France dans ledit génocide, un document rendu public le 5 Août dernier.

Reprenant un article publié dans la livraison du quotidien français Libération en date du 2 février 1998, le rapport indique que « selon les confidences faites à des journalistes par un officier français qui a requis l’anonymat, l’ordre de ne pas arrêter les massacres fut donné par l’Amiral Lanxade et/ou par le général Christian Quesnot. » Le document consigne un extrait de ladite confidence : « Avant de partir au Rwanda, je passais prendre mes notes chez Lanxade puis mes consignes à l’EMP (Etat-major particulier du Président de la République)».

L’amiral français, aujourd’hui à la retraite, a démenti, au micro de RFI, avoir donné un tel ordre consistant à ne pas empêcher les premiers massacres qui eurent lieu au moment où se déployait, à partir du 9 avril 1994, l'opération Amaryllis d’évacuation des ressortissants étrangers.

« Ceci est complètement inexact. », a-t-il déclaré à RFI, avant de poursuivre qu’ « Amaryllis avait pour objet d'évacuer les Français et plus largement les ressortissants étrangers de Kigali dans une période d'extrême tension, mais il n'y avait à ce moment là », selon l’amiral, « aucune indication (de massacres), il y avait des combats dans Kigali entre l'armée rwandaise et le FPR » (le Front patriotique rwandais).

L’officier mis en cause a ajouté que « comme dans tous ces combats, dans ces régions, il y avait des exactions des deux côtés et la mission de l'armée française était très clairement: vous devez évacuer les ressortissants étrangers et ensuite vous vous retirez. Ce que nous avons fait ».

Or le 25 janvier 2008, l’Agence Rwandaise d’Information avait révélé, par le biais de son correspondant en France qui n’est autre que l’auteur de la présente tribune, une note confidentielle que la mission d'information parlementaire pour le Rwanda n'avait, quant à elle, pas tenu à rendre publique en 1998, et qui, mis en perspective avec les dernières déclarations de l’Amiral Lanxade, démontre l’intention de ce dernier de tromper l’opinion.

Cette note (N° 018/3°RPIMa/EM/CD) que l'officier Henri Poncet, alors commandant de l’opération Amaryllis, lui avait adressé le 27 avril 1994, fait part du « souci permanent de ne pas montrer aux médias des soldats français limitant l'accès aux centres de regroupement aux seuls étrangers sur le territoire du Rwanda ».

Le document indique qu’il s'agit là des provisions consignées dans la Directive n°008/DEF/EMA du 10 avril. Dans cette même note, Poncet fait part de l'autre « souci permanent de ne pas montrer aux médias des soldats français n'intervenant pas pour faire cesser des massacres dont ils étaient les témoins proches. » Or c’est bien à son supérieur hiérarchique, l’Amiral Lanxade, que Poncet adressait cette note dans laquelle il lui faisait part de son respect de la consigne consistant à ne pas intervenir pour faire cesser les massacres.

Et l’Amiral Lanxade n'était alors pas sans savoir qu'il s'agissait là de la mise en œuvre d'un génocide à l'encontre des Tutsi. En effet, l’ordre d’opération Amaryllis lui-même, en date du 8 avril 1994, consigne que « pour venger la mort du président Habyarimana (…) les membres de la Garde présidentielle [rwandaise, ndlr] ont mené dès le 7 matin des actions de représailles dans la ville de Kigali. » Ce document indique par ailleurs explicitement que lesdites représailles incluaient l’ « élimination des Tutsi. » »

Aussi l’ordre d’opération Amaryllis établit-il que l’Etat-major français, qui en est l’auteur, savait au moins dès le 8 avril que le génocide à l’encontre des Tutsi venait de commencer et qu’il était orchestré par le gouvernement intérimaire rwandais formé au sein même de l’ambassade de France à Kigali. La récente déclaration de Lanxade selon laquelle il n’y aurait eu, au cours de l’opération Amaryllis, « aucune indication (de massacre) », ou bien qu’il y aurait alors eu « des exactions des deux côtés », est donc, au regard du contenu de l’ordre d’opération Amaryllis, émanant également de la Défense française, une déclaration mensongère.

L’Agence rwandaise d’Information est dès lors en mesure d’établir que, pour répondre des accusations portées à son encontre dans le rapport de la Commission nationale indépendante rwandaise sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi du Rwanda, l’ancien chef d’Etat-major français, Jacques Lanxade, a sciemment menti, ce jeudi 7 Août 2008, sur les ondes de la Radio française RFI. (FIN)



ARI-RNA/Fra-Rwa/S.F/ 07. 08. 08/ 15 : 30 GMT
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Ven 8 Aoû - 5:55

http://www.mediapart.fr/club/blog/fred-oberson/070808/a-propos-du-rwanda
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Ven 8 Aoû - 6:50

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4870
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MessageSujet: Re: La France accusée.....   Ven 8 Aoû - 11:56

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43012
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