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ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 9 Oct - 6:29 | |
| Mme Spéciose Mukangango, une rwandaise de 35 ans, a été condamnée à deux reprises pour avoir témoigné contre M. Déo Nziraguseswa, poursuivi pour crimes de génocide devant la juridiction gacaca du secteur Nyamasheke, a appris sur place l’Agence Hirondelle « La 1ère fois j’ai été condamnée à 15 ans comme un criminel, pour avoir dit ce que j’ai vu et entendu pendant le génocide. Nziraguseswa, le génocidaire que j’accusais a été acquitté, il est parti et moi je suis allée en prison. En appel, j’ai été condamnée à 1 an d’emprisonnement « pour avoir menti à la juridiction ». Ce n’est que devant la juridiction de Rusizi que j’ai été acquittée et le criminel condamné », a-t-elle expliqué à l’agence Hirondelle. La juridiction gacaca de Gihundwe a jugé, le 9 septembre dernier lors d'un procès en révision, Déo Nziraguseswa et l’a reconnu coupable et condamné pour responsabilité et complicité dans l’assassinat de Thérèse Karusaro pendant le génocide des Tutsi de 1994, apprend on auprés de François Kajiwabo, un juriste de l'association de rescapés Ibuka présent à Nyamasheke. « Même devant ces corrompus de Nyamasheke, j’ai toujours affirmé avoir vu et entendu Déo dire ‘Enlevez cette saleté, je suis fatigué de faire le gardiennage de deux familles’, mais ils préféraient se taire et se débarrasser de moi. Pourtant, c’est sur cet ordre que la vieille Thérèse a été tuée à coups de massue et sa maison détruite », a raconté Spéciose. Depuis longtemps femme de ménage chez Madame Karusaro, Spéciose sait tout de cette famille : « Nzamwita Martin, le fils de la victime qui vit en Europe, a confié, en 1993, sa mère et tous les biens de la famille aux soins de Nziraguseswa.. C’est lui qui gérait la famille, un enfant de la famille quoi ! J’ai été plus que surprise de voir le même Déo venir et tuer maman, elle qui le prenait pour son propre fils. Martin, lui-même n’a pas compris quand il est revenu », dit la jeune femme entre deux soupirs. Aujourd’hui, le jugement est définitif et Spéciose se sent comme à la fin d’un grand combat, « d’un long calvaire : seule contre tous, des juges indignes, la population lâche, achetée et muette ; je me sens soulagée d’un grand fardeau : dire la vérité pour venger la mort d’une personne aimée et innocente, une vieille de 73 ans », murmure-t-elle, en essuyant une larme. Pour le représentant d’Ibuka, le procès de Nziraguseswa, et les malheurs de Spéciose ont les couleurs de bien des procès dans la région de Cyangugu : « l’argent pour acheter et dévier l’intégrité des juges, le mensonge ou la persécution des témoins et le silence de la population, la vérité et la justice piétinées…enfin, des procès qui s’étirent en longueur et qui vont de juridictions en juridictions », dit-il. Appelé pour une révision dans la juridiction d’un autre secteur, Bushekeri, sur décision du Service national des juridictions gacaca (SNJG), le président de cette juridiction s’est rendu compte au vu du délibéré, de la corruption de ses collègues. Ainsi le procès s’est retrouvé à Gihundwe A, dans un autre district. Selon Delmas Munyeragwe, le vieux président de cette juridiction, un chauffeur de taxi, parent de l'accusé, Jean Ngendahimana a été surpris en flagrant délit tandis qu’il remettait un chèque de 150.000 francs rwandais. Le dossier est en cours d’instruction au parquet de Rusizi, a indiqué une source de la police locale SRE/PB/GF © Agence Hirondelle ________________________________________________________________________________________ |
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 | Sujet: Re: Gacaca Lun 13 Oct - 5:34 | |
| Le procès en appel de Jean de Dieu Munyengabe, alias Padiri, 55 ans, va commencer lundi devant la juridiction d’appel du secteur de Kibungo et a déja suscité des querelles entre rescapés du génocide, a constaté sur place l’Agence Hirondelle Classé dans la 1ère catégorie des planificateurs du génocide, cet ancien comptable de la Préfecture de Kibungo, originaire de Ruhengeri, considéré comme fief de l’ancien régime, est poursuivi pour son rôle dans la persécution et la mort des "acolytes" du FPR en 1990, et dans l’organisation et la tenue des réunions de planification du génocide, a expliqué à l'agence la représentante locale d’Ibuka, Madame Josiane Umulisa. Selon elle «son acquittement au 1er degré, à la mi-septembre, a scellé les querelles entre rescapés qui avaient commencé au début et s'étaient poursuivies pendant le procès », explique-t-elle. « Trois rescapés, tous des commerçants influents, auxquels il aurait apporté des provisions durant ces moments, ont plaidé pour sa défense, contre les victimes qui démontraient les preuves de sa culpabilité. Ajouté à son acquittement, cela a divisé les rescapés et changé l’image des gacaca », précise-t-elle. « J’ai été violée pendant le génocide et j’en garde toujours les stigmates. Mes douleurs sont aujourd’hui allégées par la condamnation à la prison à vie de mon bourreau. Acquitter Munyengabe le planificateur, le commanditaire de notre calvaire de 1994, ravive plutôt ces douleurs », confie une jeune femme. Ces dissensions n’ont pas épargné les juges eux-mêmes. Le témoignage de Cyasa, condamné a la détention criminelle à perpetuité pour son role majeur dans le génocide à Kibungo "suffisait pour nous fixer sur son cas" explique l'un d'entre eux sous le sceau de l'anonymat. "Nous étions plutôt divisés entre son classement à la 1ère ou à la 2ème catégorie, entre sa condamnation ou son acquittement. Finalement, je ne sais que dire…l’éthique me lie la langue », ajoute-t-il. SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mar 14 Oct - 6:05 | |
| Virginia Mukasekuru, une rwandaise de 75 ans, a été accusée dimanche devant la juridiction d’appel de Cyivugiza, d'avoir comparu devant les juridictions gacaca de Cyivugiza et de Rugarama du secteur Nyamirambo pour les mêmes chefs d’accusation, a constaté l’Agence Hirondelle. Classée dans la 2ème catégorie des auteurs du génocide, la vieille femme est accusée d’ « avoir fait tuer le nommé Musafiri, violé avec un plant de bananier l’enfant de Mukarusanganwa et le cadavre de cette dernière, de complicité d’assassinat d’une jeune femme appelée Béatrice et de plusieurs personnes à Nyamirambo, de pillage et de dépouillement de cadavres », précise l’acte d’accusation. Plaidant non coupable, devant la juridiction de secteur de Cyivugiza, Madame Mukasekuru, avait été reconnue coupable et condamnée à la prison à vie, le 15 juillet 2007. Le 6 août suivant, au dela des délais prévus, elle a fait appel. Mais en décembre, elle a de nouveau comparu devant la juridiction de secteur de Rugarama qui l'a condamné à 25 ans d’emprisonnement avec la possibilité de faire des travaux d'intérêt général (TIG) et de bénéficier d'un sursis. « Comment t’es-tu retrouvée à Rugarama pour le même procès qu’à Cyivugiza, alors que tu avais été condamnée ? En prison, as-tu le statut d’une condamnée à la prison à vie ou d’une candidate aux TIG ? », lui a demandé M. Musefano Mister, président de la juridiction. « Je ne sais pas…on m’a convoquée et j’ai comparu », a expliqué la vieille dame. Après avoir fait plus de 13 ans en prison, sa dernière condamnation à 25 ans de prison lui permet de sortir et de participer à des TIG. « J’ignore mon statut actuel, puisque je reste en prison », a-t-elle ajouté. Pour plus d’un dans la salle, la comparution à Rugarama était un arrangement pour échapper à la justice. « Elle s’est présentée là, et aucun témoin n’était au courant ! La vieille est riche en subterfuge : elle était en habit orange, celui des condamnés définitivement, aujourd’hui elle est dans la robe rose des détenus ordinaires. Tout cela est suspect ! », explique à la cour le témoin Eugénie Uwimana Après délibération, la juridiction a reporté le procès afin d'enquêter sur ces irrégularités. SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Ven 17 Oct - 14:28 | |
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|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Lun 20 Oct - 15:09 | |
| Jean de Dieu Munyengabe, alias Padiri, 55 ans, ancien comptable de la Préfecture de Kibungo, a été acquitté mardi dernier par la juridiction d’appel du secteur de Kibungo, dans le district de Ngoma. Classé dans la 1ère catégorie des planificateurs du génocide, cet homme originaire de Ruhengeri, considéré comme fief de l’ancien régime, est poursuivi pour son rôle dans la persécution et la mort des "acolytes" du FPR en 1990, et dans l’organisation et la tenue des réunions de planification du génocide, précise l’acte d’accusation Après son acquittement en première instance, à la mi-septembre, par la juridiction de secteur de Kibungo, Innocent Zitoni, une victime, avait interjeté appel le 23 septembre. « La juridiction de secteur n’a pas tenu compte de la concordance des témoignages, certains témoins de l’accusation n’ont pas été entendus, le prononcé du jugement a été fait par des juges qui n’avaient pas pris part au procès », selon l’acte du pourvoi en appel. Au cours de l’audition des différentes parties, mardi, il s’est avéré que l’accusé avait déjà été condamné à 2 ans d’emprisonnement pour la tenue de « réunions de planification du génocide ». « Je reconnais avoir participé à ces réunions de planification du génocide, et j’ai déjà été condamné pour ça », a reconnu Munyengabe. « En vertu de l’art.24 la loi organique sur les juridiction gacaca no.13/2008 du 19 mai 2008, considérant que l’accusé a été déjà jugé et condamné par les tribunaux ordinaires pour ‘organisation des réunions de préparation du génocide, notre juridiction se trouve incompétente à juger cette affaire, entérine de ce fait le verdict de la juridiction de secteur », a annoncé le président Bernard Rutayisire. Ce jugement ne pourra être révisé que devant cette même juridiction et non devant les juridictions gacaca, a appris l’Agence. « Nos avons accusé Munyengabe, non pour ces réunions seulement, mais surtout pour leurs résultats : le massacre de toute les personnes tuées à Kibungo. Et ceci n’a pas l’objet du procès ! La juridiction banalise elle-même le génocide. Elle se moque de nos morts et couronne leurs tueurs ! », a dit Zitoni à l’agence Hirondelle après l'énoncé le verdict. Selon lui «tout cela fait partie d’une campagne de corruption qui n’a épargné personne : les juges, certains rescapés eux-mêmes, pour des intérêts personnels », ajoute-t-il l’air déçu, mais déterminé à demander la révision de ce procès « Un planificateur du génocide reconnaît sa responsabilité et il est condamné à 2 ans. Les gacaca l’acquittent, c’est une honte pour la justice. Et il est le seul à être jugé à Kibungo », indique M. Emmanuel Rutagengwa, responsable d’Ibuka dans le district de Ngoma Munyengabe quant à lui s'est montré détendu «voilà, la vérité finit par triompher !», a-t-il affirmé à un groupe de personnes qui se pressaient autour de lui pour le féliciter. SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mar 21 Oct - 11:28 | |
| Kigali, 20 octobre 2008 (FH) - Augustin Rugeruza, alias Gasongo, accusé de crimes de génocide et crimes contre l’humanité, acquitté deux fois, a droit en révision à un troisième procès devant la juridiction gacaca de Nyarugenge en déplacement à Biryogo, un quartier de Kigali. Considéré comme un «rescapé», Rugeruza est accusé de « complicité dans l’assassinat de Camille Kayitani et du pillage de ses biens, d’association de malfaiteurs et du dressage des barrières », selon l’acte d’accusation A sa 3ème audience samedi, la juridiction a entendu 2 témoins de l’accusation et la défense de l’accusé. Une autre audience est prévue samedi prochain. « Dans son rapport de la mi-Avril, Ibrahim Ndayitabi, responsable de cellule, a mentionné la mort de Kayitani abattu par Karim, le neveu de sa femme, et il disait que c’est Gasongo qui le lui avait livré », a expliqué Amri Karekezi, ancien conseiller de secteur, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Ibrahim, un ancien responsable de cellule, condamné mais qui a terminé de purger sa peine, est venu confirmer ce témoignage. Rugeruza nie les faits et dénonce un règlement de compte, parce qu’il a « témoigné contre tous les génocidaires de Biryogo dont ses deux détracteurs ». Partisans des deux camps s’opposent et Christine Shamukiga, la présidente de la juridiction, les met en garde : « vous êtes là pour entendre et dire ce que vous savez, non pour nous dire ce que nous devons faire. La prochaine fois, nous allons appliquer la loi ! ». Dieudonné Kayitare, le représentant d’Ibuka, la principale organisation de rescapés a cependant relevé une irrégularité : Karekezi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, et partant à la dégradation civique, en vertu de l’art.76 de la loi sur les gacaca, a témoigné sous serment, ce qu’il ne peut faire. « Nous ne savions pas que c’était interdit. Je vais demander aux autres ! », dit l’un des juges. SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mer 29 Oct - 6:30 | |
| Acquitté de génocide au début du mois par la juridiction gacaca du secteur Rugenge, dans la ville de Kigali, et libéré aprés 14 ans de détention, Dominique Makeli, ancien journaliste à Radio Rwanda, sera jugé en appel, suite aux recours introduits par les plaignants. La date du nouveau procès n’a pas encore été fixée. Selon l’appel, daté du 16 octobre, les plaignants dénoncent « trop d’irrégularités dans la procédure », la juridiction gacaca se serait montrée « juge et partie » et aurait ignoré les preuves de l’accusation. Makeli était poursuivi pour « incitation au génocide par le truchement de la radio nationale, réunions de planification du génocide dans le secteur Rugenge, complicité dans l’assassinat de Tutsis à Kabgayi (centre)». Certains parmi ceux qui l’accusent, tels Jean de la Croix Ibambasi, ne sont pas d’accord avec les juges de première instance qui ont conclu que « dire, en plein génocide, que (Juvénal) Habyarimana le parent est mort et allé au ciel et (que) la Vierge Marie en éprouve du chagrin n’avait rien de l’incitation au génocide ». «Qu’on ne dise pas que Makeli est innocent », s’indigne-t-il. « Le jury, selon Jean Marie Vianney Karangwa s'est arrangé pour que les témoins ignorent la date des débats, quand je suis entré, la salle était pleine à craquer, mais j’étais l’unique témoin, il n’y avait aucune victime". "La salle me huait et le jury m’interrogeait comme si j’étais un accusé. Il n’y avait pas de place pour mon témoignage », ajoute-t-il. « A Kabgayi, où il était venu avec le premier ministre, Makeli m’a reconnu, il est venu me chercher, en compagnie du Major gendarme Nyirahabimana qui a abattu un jeune homme (…) C’est par miracle que j’ai pu leur échapper", accuse Callixte Gasagara, un rescapé qui regrette que le jury n’ait pas considéré son témoignage. Ibuka, le collectif des associations de rescapés du génocide préfère enquêter avant de réagir. « S’il y a eu des anomalies comme on le dit, nous nous adresserons directement aux institutions habilitées. La justice ne doit pas faire d’exception, même pour un journaliste », dit Benoît Kaboyi, le Secrétaire exécutif de l’organisation. Le Haut conseil de la presse (HCP), l’organe chargé de la régulation des médias, indique suivre l’affaire de près. « Fautif ou pas, ici on est content de sa libération. A quelque chose malheur est bon ! Son cas nous aura servi à peser les mots et éviter les écarts de langage à l’antenne », estime, sous couvert d’anonymat, un ancien journaliste de Radio Rwanda. Un juge de la juridiction gacaca de Rugenge est prudent : «les allégations des témoins et victimes sont-elles fondées ? L’accusé est-il innocent ? Nous allons examiner la chose en appel, mais la date du procès n’a pas encore été fixée ». SRE/ER/PB/GF |
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 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 30 Oct - 18:14 | |
| Un ex- maire de l’est du Rwanda, Jean Baptiste Bizimana, a été condamné vendredi dernier à la réclusion criminelle à perpétuité, la peine la plus lourde dans ce pays, après avoir été reconnu coupable de génocide, a rapporté mardi le journal Izuba (le Soleil), progouvernemental. Au Rwanda, la réclusion criminelle à perpétuité, une peine assortie de l’isolement, est différente de la prison à vie, également prévue dans le code pénal rwandais. Bizimana était, pendant le génocide de 1994 qui a fait, selon l’ONU, près de 800.000 tués, essentiellement parmi les Tutsis, maire de la commune de Rutonde, dans l’actuelle Province de l’est. En prison depuis 14 ans, il a été condamné par la juridiction gacaca du secteur Kigabiro, dans son ancienne commune, selon le journal. Inspirés des anciennes assemblées villageoises lors desquelles les sages du village réglaient les différends, assis sur le gazon (gacaca, en langue rwandaise), ces tribunaux populaires sont chargés de juger la plupart des auteurs présumés du génocide de 1994. Bizimana a été reconnu coupable d’incitation au génocide, de persécution des Tutsis, de supervision des massacres et des pillages dans sa commune, précise le tri-hebdomadaire publié en langue rwandaise. ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 13 Nov - 8:12 | |
| Laurent Magambo, accusé de crimes de génocide et crimes contre l’humanité, a été reconnu coupable de viol au terme d’un procès en révision et condamné dimanche à la prison à vie par un tribunal gacaca de Kigali. En appel, il s’était vu infliger 12 ans de détention pour d’autres crimes que le viol. Le procès en révision s’est déroulé devant la juridiction gacaca de Kicukiro, en déplacement à Nyakabanda, lieu des faits visés. «La juridiction le considère comme un tueur de renom et un auteur de viols et le condamne à la prison à vie et à la dégradation civique », a indiqué le président de la juridiction, Alphonse Rugiramimaro. « Heureusement que c’est une juridiction d’un autre secteur qui a conduit la révision. Ici, les juges sont enclins au parti pris ou à la corruption. Raison pour laquelle le cas de viol n’avait même pas été révélé dans les précédents jugements», a confié à l’agence Hirondelle un autre juge qui a préféré garder l’anonymat. Selon tous les témoignages, l’accusé a participé à l’établissement de listes de personnes à tuer, était chargé de l’organisation des barrages routiers et des rondes de jour et de nuit. « Il surveillait de près mon mari. La veille du jour où ils sont venus le chercher pour le tuer, il a passé la nuit à frapper à notre porte et nous n’avons pas ouvert », a témoigné une femme, imputant à Magambo, la mort de son époux, Charles Ntukanyagwe. Les débats concernant les allégations de viol se sont déroulés à huis-clos conformément à la loi. Lors de la séance publique, un témoin à décharge Simon Burahiye, 59 ans, a été mis en détention préventive pour avoir présenté « des indices de complicité dans l’assassinat du voisin Charles Ntukanyagwe à Kabusunzu», et « fait preuve de négationnisme » apprend on de source officielle. Interrogé par le Président sur la nature des gens qui étaient pourchassés et tués pendant le génocide, le témoin a répondu : « Je ne connais pas ces gens dont vous parlez ».Le jury, étonné, a mis fin à son témoignage. Auparavant à propos de la mort de Ntukanyagwe, Burahiye avait admis être sorti de sa maison, vers 7h du matin après avoir entendu un coup de feu. « C’est alors que j’ai vu que des Interahamwe qui poussaient Ntukanyagwe devant eux…mais Magambo n’était pas avec eux », a-t-il déclaré Selon d'autres témoignages dont celui de la femme de feu Ntukanyagwe, "Burahiye faisait toujours le guet devant la maison de la victime à des fins néfastes », a relevé Alphonse Rugiramumaro, président de la juridiction gacaca de Kicukiro en déplacement à Nyakabanda. SRE/ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mar 18 Nov - 11:23 | |
| Virginia Mukasekuru, 75 ans, condamnée à la prison à vie pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, a vu son pourvoi en appel rejeté dimanche par la juridiction d’appel du secteur Nyamirambo, dans la ville de Kigali, a constaté l’agence Hirondelle. Selon l’acte d’accusation, la vieille femme était poursuivie pour avoir fait tuer le nommé Musafiri, avoir introduit une plante dans le sexe d’une fillette tutsie, joué un rôle dans l’assassinat d’une jeune femme prénommée Béatrice et de plusieurs autres personnes à Nyamirambo, un quartier de Kigali. Elle était également accusée d’avoir pillé des biens appartenant à des Tutsis et d’avoir dépouillé des cadavres de leurs habits. Condamnée au premier degré le 15 juillet 2007, elle avait interjeté appel le 6 août de la même année. « Selon les dispositions de l’article 91 de la loi organique no.16/2006 du 19 juin 2004, la juridiction d’appel de Nyamirambo juge l’appel de Madame Mukasekuru irrecevable, son pourvoi ayant dépassé les 15 jours prévus par la loi », a déclaré Musefano Mister, président de la juridiction d’appel. Lors de l’audience du 12 octobre 2008, il était apparu que l’accusée avait été condamnée à 25 ans de prison par une autre juridiction gacaca pour les mêmes chefs d’accusation. Jugée suspecte, cette comparution devant deux juridictions, pour les mêmes faits, avait entraîné de nouvelles enquêtes. « Nous avons constaté qu’il y avait eu des manœuvres louches de la part de l’accusée et de (la première) la juridiction », a confié un juge qui a préféré garder l’anonymat. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mar 25 Nov - 14:37 | |
| Un homme qui se présentait comme un rescapé du génocide, Augustin Rugeruza alias Gasongo, a été condamné samedi dernier à 17 ans d’emprisonnement ferme pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, au terme d’un procès en révision à Kigali. Gasongo qui avait été acquitté au premier degré et en appel, a été jugé en révision par la juridiction gacaca du secteur Nyarugenge en déplacement à Biryogo, un autre quartier de Kigali. Survivant du génocide, selon ses propres termes, Gasongo a été reconnu coupable et condamné pour « complicité dans l’assassinat de Camille Kayitani et du pillage de ses biens, d’association de malfaiteurs et d’installation de barrages routiers», selon le jugement lu en audience publique par la présidente de la juridiction, Christine Shamukiga. Les principaux témoins de l’accusation ont été l’ancien responsable de cellule Ibrahim Ndayitabi et l’ex-conseiller du secteur Biryogo, Amri Karekezi, tous deux condamnés pour leur rôle dans le génocide. A tous les niveaux de la procédure – au premier degré, en appel et en révision-, Rugeruza a toujours clamé son innocence, se disant victime d’un règlement de compte. D’après lui et selon certains responsables d’Ibuka, la principale organisation de survivants, des génocidaires contre lesquels il avait témoigné se seraient ligués contre lui, en guise de représailles. Ainsi, lors de l’audience du 18 octobre dernier, Dieudonné Kayitare, responsable du département juridique au sein d’Ibuka, s’était indigné du témoignage sous serment d’Amri Karekezi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation civique totale, en vertu de l’art.76 de la loi sur les gacaca. « Comment se fait-il qu’un condamné du genre témoigne sous serment ? », s’était-il interrogé. « Gasongo est un Tutsi originaire de Kibuye et il était nouveau dans le quartier, pendant le génocide. Pour donner le change, il s’est tout simplement mêlé à la masse des tueurs. Il doit en répondre, aujourd’hui », a expliqué à l’agence Hirondelle, une septuagénaire tutsie qui était voisine de l’accusé au moment des faits. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mar 25 Nov - 14:37 | |
| Samuel Ndorimana, 38 ans, a vu sa condamnation à la prison à vie confirmée dans un procès en appel devant la juridiction du secteur Nyakabanda, un quartier de Kigali, a constaté l’Agence Hirondelle. Il a été jugé coupable de "complicité d’assassinat avec torture, des familles Kayiranga, Gatete, Alexis Karangwa, du nommé Simba et d’une vingtaine de personnes à Nyakabanda" ainsi que d'usage et détention illégale d’armes à feu et d’organisation de barrages routiers ». Sa condamnation qui s'appuie sur les articles 51 al.1, 73 al.1 et 76 al.1 de la loi organique sur les Gacaca, le prive définitivement de ses droits civiques. En plaidant non coupable Ndorimana a affirmé qu'il avait été contraint d'assister, impuissant, à l’exécution de toutes ces victimes et nié toute responsabilité. «Tout ce que les gens disent de moi n’est que pur mensonge. Un groupe de tueurs en armes m’a obligé de le suivre chez Kayiranga et Gatete. Et ils les ont tué avec leurs familles. Moi, je n’avais même pas d’arme ! », a-t-il dit. Selon tous le témoins oculaires, toutes les victimes ont été exécutées la même nuit et jetées dans une fosse commune de 20 mètres de long, certaines encore vivantes. Au moins 180 corps en ont été exhumés, a avancé un témoin. Aprés le génocide, l'accusé avait pris la fuite jusqu’à son arrestation en juillet dernier. Il a notamment vécu loin de sa famille à Remera, un quartier de Kigali, comme membre des Local Defence Forces puis au Bugesera, province de l’Est, comme maçon, avant de rentrer en 1998. SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mer 26 Nov - 18:56 | |
| La juridiction gacaca d’appel du secteur Butamwa, une partie plus ou moins rurale de la ville de Kigali, a prononcé lundi 4 condamnations pour génocide dans un même procès, a constaté l’agence Hirondelle. Léonard Ntirikenerwa a été condamné à la prison à vie, Nzabanita alias Rumira à 30 ans d’emprisonnement, Jean Baptiste Yoboka à 20 ans et Mohamed Kajyibwami à 11 ans d’emprisonnement. Condamnés en première instance le 30 octobre 2006 par un tribunal conventionnel, ils avaient tous interjeté appel et se sont retrouvés devant les gacacas en vertu d’un amendement intervenu après ce premier jugement. Selon l’acte d’accusation collectif, tous les quatre étaient inculpés « de planification et exécution du génocide, assassinats de plusieurs familles à Butamwa, association de malfaiteurs et pillages ». A l’exception de Yoboka, tous avaient plaidé non coupables. Grâce à ses aveux, Yoboka pourra bénéficier des Travaux d’intérêt général (TIG) et du sursis, a expliqué Meschack Rumenge, président de la juridiction. Kajyibwami, 16 ans au moment des faits, est le seul à bénéficier d’une condamnation spéciale, à cause de son âge, a encore indiqué le président. Sa peine de 11 ans de prison ferme sera réduite des 6 ans déjà passés en détention mais, n’étant passé aux aveux, il n’est pas éligible au TIG. « Ces gens ont sillonné tout Butamwa en portant la mort...ils méritaient plus, mais la justice a fait ce qu’elle pouvait. Ca va ! », a commenté Innocent Murangwa, l’un des principaux témoins de l’accusation. Les condamnés peuvent introduire un recours en révision. SRE/ER/PB/GF © Agence Hirondelle |
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 | Sujet: Re: Gacaca Mer 26 Nov - 18:57 | |
| Jean-Bosco Rurangwa, 29 ans, poursuivi pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, a été condamné à 15 ans d’emprisonnement dimanche dernier par la juridiction d’appel de Nyakabanda, un quartier de Kigali, a constaté l’Agence Cette juridiction a jugé la plaidoirie d’aveu, de repentir et de demande de pardon irrecevable et a jugé Rurangwa "coupable d’avoir achevé le nommé Gasongo et d’avoir infligé un traitement inhumain à son cadavre, et le condamne ainsi à la peine d’emprisonnement de 15 ans, avec dégradation civique ». L’accusé qui avait 14 ans révolus au moment des faits, avait déja été condamné pour les mêmes crimes à 5 ans d’emprisonnement, à la mi-juillet, par la juridiction de secteur de Nyakabanda. « J’ai interjeté appel, parce que la juridiction semble ne pas avoir tenu compte de ma plaidoirie de culpabilité », a-t-il tenté de faire valoir devant les juges d'appel. . Selon plusieurs témoins, Rurangwa, désavoué en 2003 par des voisins alors qu'il occupait un poste administratif dans son village avait alors été obligé de reconnaitre publiquement ses crimes lors du génocide. « Cela n’entre pas dans les procédures d’aveu, de repentir et de demande de pardon », a expliqué un juge après l’audience. « Gasongo, sa victime, avant d’expirer, l’a éclaboussé de son sang en pleine figure en lui jetant : ‘que mon sang te porte malheur’ ! Regardez-le, maintenant ! », dit Madame Philomène Mukarwego, indiquant du doigt le jeune homme dont tout le coté droit est paralysé. « Je ne suis pas satisfaite de la sentence ajoute la vieille dame, je le vois encore en train de me menacer avec une grenade dégoupillée et moi implorant son pardon. Ou alors, au milieu d’une meute de chiens, lors de sa chasse quotidienne aux Tutsi ». 15 ans d’emprisonnement est la peine la plus lourde pour les mineurs classés dans la 2ème catégorie comme l'était l'accusé. Majorée de la dégradation civique, le temps que court cette peine, cette condamnation exclut le jeune homme des travaux d’intérêt général SRE/PB/GF © Agence Hirondelle |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

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 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 11 Déc - 6:43 | |
| La juridiction gacaca d’appel du secteur Nyakabanda, dans la ville de Kigali, a condamné à 19 ans de prison, le 7 décembre, Joël Nsengimana alias Gasongo et Claude Turatsinze Nyandwi, reconnus coupables d’avoir trempé dans le génocide de 1994. Le jour du procès, Nyandwi a tenté en vain de semer la confusion en affirmant que les témoins l’avaient confondu avec une autre personne du même nom. Finalement, il a été reconnu coupable d’avoir fusillé 7 personnes et participé à de nombreuses autres attaques pendant le génocide. Quant à Nsengimana, il a été condamné notamment pour avoir pris part à une attaque contre la famille du pasteur adventiste Amon Mbabazi. L’épouse de Nyandwi, Marcelline Yankurije, avait tenté de soudoyer le président de la juridiction, Philibert Munyandinda. Elle a été surprise en flagrant délit par la police alors qu’elle lui offrait 120.000 francs rwandais, soit environ 200 dollars américains. Le juge, intrigué par plusieurs coups de fil de Mme Yankulije, avait pris le soin d’alerter les forces de l’ordre. Munyandinda a indiqué à l’agence Hirondelle ne pas savoir si les autres juges de la juridiction avaient également été approchés par cette femme, qui se trouve depuis la semaine dernière entre les mains de la police. GU/NI/ER/GF © Agence Hirondelle |
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