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BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Ven 6 Mar - 15:24 | |
| Kigali, 03 mars 2009 (FH) - Aboubakar Karemera, président d’une juridiction gacaca de la ville de Kigali, est lui-même accusé de complicité de génocide et crimes contre l’humanité, a appris mardi l’agence Hirondelle. Président de la juridiction gacaca de la cellule Munanira du secteur Nyakabanda dans la capitale rwandaise, Karemera est notamment poursuivi pour « détention illégale d’une arme à feu » et participation à la tenue d’un barrage routier pendant le génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Enfin, à l’avènement des juridictions gacacas, il aurait délibérément caché des dossiers de génocidaires présumés. Il voulait ainsi, selon l’acte d’accusation, soustraire à la justice trois hommes et une femme, Marie Nyiramitero. Cette dernière est accusée d’incitation et encouragement à commettre le génocide ainsi que d’actes inhumains et dégradants. Dimanche dernier, des témoins ont rapporté qu’une femme tutsie enceinte, inconnue dans la cellule Munanira, avait été sauvagement tuée et taillée en pièces, avant d’être exposée au niveau du barrage routier, pendant le génocide, selon un des juges gacacas ayant siégé à cette audience. Ils ont souligné que ce meurtre avait été évoqué lors de la phase de « collecte des informations », devant la juridiction gacaca de la cellule. Curieusement, se sont-ils étonnés, Karemera qui était chargé de coordonner cette collecte n’a établi aucun dossier relativement à cette affaire, a ajouté le juge. Le jugement devrait être rendu dimanche prochain. Les juridictions gacacas (prononcer gatchatcha) sont chargées de juger la plupart des auteurs présumés du génocide de 1994 qui a fait, selon l’ONU, près de 800.000 tués, essentiellement parmi l’ethnie tutsie. Elles sont animées, non pas par des magistrats professionnels, mais par des « personnes intègres » élues parmi la communauté. Cependant, certains de « ces intègres » ont été eux-mêmes accusés d’avoir trempé dans le génocide. D’autres encore ont été arrêtés pour corruption. La semaine dernière, un juge gacaca de Gikongoro (sud) a reconnu avoir été surpris par la police alors qu’il recevait des mains d’un accusé un billet de 5.000 francs rwandais, soit environ 10 dollars américains. SRE/ER/GF Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mar 10 Mar - 10:25 | |
| Aboubakar Karemera, président d’une juridiction gacaca de la ville de Kigali, a été condamné samedi dernier à 30 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de complicité de génocide. Il était jugé par la juridiction gacaca de Kanombe, un quartier périphérique de Kigali. Président de la juridiction gacaca de la cellule Munanira du secteur Nyakabanda dans la capitale rwandaise, Karemera a été condamné pour « détention illégale d’une arme à feu, avoir tenu un barrage routier dans la même cellule pendant le génocide», selon le verdict. Il a par ailleurs été reconnu coupable de complicité dans l’assassinat d’une femme tutsie près de ce barrage routier. Le 1er mars, des témoins avaient rapporté qu’une femme tutsie enceinte, inconnue dans la cellule Munanira, avait été sauvagement tuée et taillée en pièces, avant d’être exposée au niveau du barrage routier, pendant le génocide. Karemera était jugé avec 4 autres accusés dont le chanteur Sudi Mavenge Ngabiganje condamné à 15 ans de prison et Marie Nyiramitero, acquittée. Au début des travaux des juridictions gacaca, Karemera aurait délibérément caché les dossiers à charge de ces personnes, pour ainsi les soustraire à la justice et se protéger lui-même. Les juridictions gacacas (prononcer gatchatcha) sont chargées de juger la plupart des auteurs présumés du génocide de 1994 qui a fait, selon l’ONU, près de 800.000 tués, essentiellement parmi l’ethnie tutsie. Elles sont animées, non pas par des magistrats professionnels, mais par des « personnes intègres » élues parmi la communauté. Cependant, certains de « ces intègres » ont été eux-mêmes condamnés pour génocide. D’autres encore ont été arrêtés pour corruption. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

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 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 12 Mar - 12:31 | |
| Kigali, 11 mars 2009 (FH)- Un juge gacaca de la capitale rwandaise, Yussuf Gatikabisi, a été condamné dimanche dernier à 3 mois de prison ferme pour avoir intimidé un témoin qui l’accusait d’avoir lui-même trempé dans le génocide de 1994, a –t-on appris mercredi. Gatikabisi, lui-même Tutsi et rescapé du génocide, était jugé par le tribunal gacaca de Nyakabanda, dans la ville de Kigali. Il avait tenté de faire taire Mariam Kandenzi qui l’accusait de complicité dans l’assassinat de sa fille pendant le génocide, a indiqué à l’agence Hirondelle, Philbert Munyandinda, président de la juridiction. Selon la même source, Gatikabisi a reconnu lui-même avoir dit à Mme Kandenzi : « Tu me persécutes toujours à cause de la mort de ta fille. Tu crois que son sang a plus de valeur que celui de toutes les Tutsies tuées pendant le génocide ? ». Après cette condamnation, les juges ont recommandé que le dossier relatif à l’assassinat de la fille de Mme Kandenzi soit accéléré. Le juge Gatikabisi devra donc à nouveau comparaître au moins une fois. Inspirés des anciennes assemblées villageoises au cours desquelles les sages du village réglaient des différends, assis sur le gazon (gacaca, en langue rwandaise), ces tribunaux semi traditionnels ont pour mandat de vider le lourd contentieux du génocide des Tutsis de 1994 qui, selon Kigali, a emporté un million de vies humaines. Elles peuvent prononcer jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité (prison à vie dans l’isolement, en droit rwandais), la peine la plus lourde au Rwanda après l’abolition de la peine capitale en 2007. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

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 | Sujet: Re: Gacaca Mer 25 Mar - 7:18 | |
| L’actualité des juridictions semi populaires gacacas a été dominée le week end dernier par la condamnation de l’ancien député Elisée Bisengimana, du militant des droits de l’homme François-Xavier Byuma et de l’ex-chef milicien Setiba, dit « colonel ». Prononcées dans des affaires différentes, ces condamnations font cette semaine la une des journaux rwandais, en raison de la notoriété des trois personnes. Vendredi après-midi, Bisengimana, ancien député du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir), qui était jugé en révision, a écopé de 19 ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité par la juridiction gacaca d’appel de Huye (sud) en déplacement à Rusizi (sud-ouest), localité d’origine de l’accusé et théâtre des faits visés dans l’acte d’accusation. Le jugement a conclu à la participation de l’ex-parlementaire à des réunions de préparation du génocide, notamment au Groupe scolaire de Gihundwe où il était enseignant en 1994. Il était jugé avec une vingtaine de co-accusés, dont un haut cadre de la Commission nationale pour l’unité et la réconciliation, Gabriel Murwanashyaka, qui s’est vu infliger 30 ans de détention. Après le génocide, Bisengimana a occupé le poste de préfet de Cyangugu, avant son entrée à l’Assemblée nationale en 1999. Lors des dernières législatives de septembre 2008, il ne figurait pas sur la liste des candidats du FPR, en raison sans doute des lourdes accusations qui pesaient contre lui. A l’époque où il siégeait encore à l’Assemblée nationale, il avait été poursuivi pour génocide et acquitté. Mais suite aux recours de nombreuses victimes qui affirmaient qu’il avait suborné juges et témoins, il a été rejugé. A la différence de Bisengimana, François-Xavier Byuma n’est pas une très connu sur la scène politique rwandaise. Mais son nom est plus familier dans d'autres milieux. Auteur dramatique très populaire et militant des droits de l’homme de longue date, Byuma a été condamné samedi, à Kigali, à 17 ans de prison, au terme d’un procès en révision. Il avait déjà écopé de 19 ans de détention dans une première procédure. Samedi, le nouveau verdict a été prononcé chez lui à Biryogo, un quartier de Kigali, par une juridiction gacaca de Rwamagana (Province de l’Est) qui s’était déplacée dans la capitale. Une fois de plus, il a été reconnu coupable de « tentative d’assassinat de Louise Batamuliza, complicité d’assassinat de Raymond Kabayiza, érection de barrages routiers et association de malfaiteurs ». Après son premier procès, plusieurs organisations nationales et internationales des droits de l’homme avaient pris sa défense, affirmant qu’il était victime d’un différend avec l’un de ses juges, Sudi Imanzi. L’autre jugement important du week end a été celui du « colonel Setiba » condamné dimanche à la réclusion criminelle à perpétuité par la juridiction d’appel de Mageragere, également dans la ville de Kigali. Setiba ne faisait pas partie de l’armée, même s’il portait toujours pendant le génocide des galons d’officier supérieur et tenait toujours à se faire accompagner d’une escorte. Cet ancien chef milicien, aujourd’hui âgé de 65 ans et dont le nom inspire encore la terreur, était, en 1994, « chargé de la discipline » des Interahamwe dans la ville de Kigali. Le jury a retenu contre lui les crimes de « planification et organisation du génocide, incitation au génocide, exécution et supervision du génocide dans l’ancienne commune de Butamwa (banlieue de Kigali), établissement de listes de Tutsis à tuer à Butamwa, détention illégale et distribution d’armes à feu ». D’après les débats dans cette affaire, « le colonel Setiba » était surtout l’homme du tristement célèbre barrage routier de Giticyinyoni, à l’entrée de la capitale rwandaise. « Setiba et ses miliciens y interceptaient et tuaient tous les Tutsis mais aussi des militaires hutus transportant des Tutsis dans leurs véhicules pour tenter de les évacuer», avait précisé le témoin Célestin Murangwa. « Je recevais des ordres et instructions que je transmettais aux subalternes. Cela ne fait pas de moi un planificateur », avait réagi « le colonel », tentant d’alléger sa responsabilité. Mais un autre témoin, Ildephonse Kabanda, avait renchéri en indiquant que Setiba avait accompli « son travail » à Kigali et apporté sa macabre contribution en différents autres endroits. Ce qui lui a valu d’être condamné par d’autres tribunaux gacacas du Rwanda. SRE/ER/GF Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Ven 17 Avr - 10:44 | |
| Les archives des gacacas, ces juridictions semi- traditionnelles rwandaises chargées de juger la plupart des responsables présumés du génocide de 1994, seront confiées à la commission nationale de lutte contre le génocide, a-t-on appris jeudi de source officielle. Ces tribunaux semi-populaires devraient terminer leurs travaux en juin, selon les prévisions du Service national des juridictions gacacas (SNJG). Réuni mercredi sous la direction du président Paul Kagame, « le conseil des ministres a reçu le rapport sur la clôture des tribunaux gacacas et a décidé de confier leurs archives à la commission nationale de lutte contre le génocide », indique un communiqué du gouvernement. Selon ce texte en kinyarwanda signé par le ministre des Affaires gouvernementales, Charles Murigande, une cérémonie de clôture qui sera présidée par le chef de l’Etat aura lieu sur le plan national. Le communiqué ne mentionne pas le lieu et la date de la cérémonie. Le bilan des tribunaux gacacas sera par ailleurs présenté lors d’une conférence internationale qu’accueillera le Rwanda vers la fin de l’année. Inspirées des anciennes assemblées villageoises lors desquelles les sages réglaient les différends, assis sur le gazon (gacaca, en langue rwandaise), ces juridictions sont animées, non pas par des magistrats professionnels, mais par « des personnes intègres » désignées au sein de la communauté. Elles peuvent prononcer jusqu’à a la prison à vie dans l’isolement, peine maximale au Rwanda. Elles ont jugé plus d’un million de personnes, selon le ministère rwandais de la Justice. ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mer 29 Avr - 17:49 | |
| Kamonyi (centre du Rwanda), 24 avril 2009 (FH)- Le procès très controversé d’Eugène Naramabuye, un sauveur de Tutsis accusé de viol devant un tribunal gacaca du centre du Rwanda, traîne en longueur, en raison de l’absence de la partie plaignante. Pour la sixième fois consécutive, la juridiction gacaca du secteur Gihara, dans le district de Kamonyi, près de Kigali, a dû ajourner les débats jeudi. Après une brève audience à huis clos, le jury est sorti pour annoncer que le procès était reporté à mercredi prochain. Naramabuye dont plusieurs Tutsis affirment publiquement qu’il leur a sauvé la vie alors qu’ils avaient cherché refuge à la paroisse de Gihara, est accusé d’avoir séquestré et violé une jeune fille en avril 1994. Prénommée Gloriose, la fille a été assassinée par la suite par des assaillants. « Une tante de la victime a porté plainte mais elle ne s’est jamais présentée au procès. Chaque fois, ceci sert de prétexte pour la remise de ce procès en appel », a confié à l’agence Hirondelle, un membre du jury qui a préféré garder l’anonymat. Jeudi, comme aux précédentes audiences, la plaignante était absente. Selon Naramabuye, actuellement détenu à la prison centrale de Gitarama (centre), de toutes les personnes qu’il avait cachées à la paroisse où il était employé, seule Gloriose n’a pas eu la chance de survivre. « Elle ne peut pas venir me laver de cet affront », déplore-t-il, avec chagrin. Une dizaine de rescapés du génocide sont venus de plusieurs coins pour témoigner en faveur de leur sauveur. Parmi eux, une employée de la Banque centrale du Rwanda, Livine Mukarage . « Du début à la fin du calvaire, je partageais la chambre avec Irène, Catherine et Gloriose. Je préfère que l’on m’accuse, moi, au lieu de dire du n’importe quoi », affirme-t-elle. « Quelqu’un m’a demandé au téléphone de verser 300.000 francs (rwandais, environ 550 dollars américains) pour que mon mari ait la paix », a confié, à l’agence Hirondelle, l’épouse de l’accusé. Dans ce secteur, la police locale suit de très près les procès devant les gacacas car certains juges sont soupçonnés de corruption. « Certains procès seraient initiés uniquement pour extorquer de l’argent aux accusés », estime une source policière. La corruption est une réalité malgré la vigilance du Service nationale des juridictions gacacas. Les juges gacacas, qui ne touchent pas de salaire, ne sont pas des magistrats professionnels mais des « personnes intègres » choisies au sein de leur communauté. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 30 Avr - 6:24 | |
| Une femme jugée par contumace a été condamnée lundi à Kigali à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnue coupable de participation au génocide perpétré contre les Tutsis en 1994, a constaté l’agence Hirondelle. Julienne, dont le dossier ne mentionne pas d’autre nom, était jugée par la juridiction gacaca du secteur Cyivugiza, dans la capitale rwandaise. Elle a été condamnée pour « planification et organisation du génocide au sein d’un comité de crise à Nyamirambo (quartier voisin de Cyivugiza), complicité d’assassinats de plusieurs personnes à Cyivugiza ». La condamnation de cette femme ouvre une série de jugements par contumace dans un procès impliquant une cinquantaine d’accusés, dont deux autres femmes et un député de l’ancien régime. Ce procès a connu plusieurs reports, en raison de l’absence, non seulement des accusés en fuite, mais aussi des témoins à charge et à décharge, selon Concorde Nsengimana, membre de la juridiction gacaca de Cyivugiza. La loi sur les tribunaux gacacas prévoit la possibilité de procès par contumace. Une personne condamnée dans ces conditions a cependant le droit, si elle se présente après le jugement, de demander la révision. Avec ou sans les accusés, la juridiction gacaca de Cyivugiza veut ainsi régler ces dossiers, la clôture des travaux de ces tribunaux populaires étant prévue pour juin prochain. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 30 Avr - 6:26 | |
| Un lieutenant rwandais, a été arrêté samedi dernier à Kigali, soit un mois après sa condamnation par contumace pour son rôle dans le génocide de 1994, a-t-on appris lundi de source militaire. Le lieutenant Daniel Ufitikirezi a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en mars dernier après avoir été reconnu coupable de participation au génocide des Tutsis dans l’ancienne commune de Rubavu (nord du Rwanda). « Nous avons reçu un mandat de dépôt émis par une juridiction gacaca. Notre devoir était de procéder à son arrestation », a indiqué à l’agence Hirondelle une source à l’auditorat (parquet) militaire qui a préféré garder l’anonymat. L’officier, qui ne s’est pas présenté à son procès, a été condamné par la juridiction gacaca de Bugeshi, dans la ville de Gisenyi (nord) Ufitikirezi avait intégré la nouvelle armée rwandaise, après la défaite en juillet 1994 des anciennes forces armées, dont il faisait partie au moment des faits pour lesquels il a été jugé et condamné. Après avoir rejoint la nouvelle armée, le lieutenant, a d’abord servi au service des Affaires politiques de l’Etat-major. Au moment de son arrestation, il travaillait dans une compagnie de génie dépendant du ministère de la Défense. Il est actuellement détenu à la prison militaire de Mulindi, dans la banlieue de Kigali. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Ven 1 Mai - 8:25 | |
| PRISON A VIE POUR UNE FEMME JUGEE PAR CONTUMACE Kigali, 28 février 2009 (FH)- Une femme jugée par contumace a été condamnée lundi à Kigali à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnue coupable de participation au génocide perpétré contre les Tutsis en 1994, a constaté l’agence Hirondelle. Julienne, dont le dossier ne mentionne pas d’autre nom, était jugée par la juridiction gacaca du secteur Cyivugiza, dans la capitale rwandaise. Elle a été condamnée pour « planification et organisation du génocide au sein d’un comité de crise à Nyamirambo (quartier voisin de Cyivugiza), complicité d’assassinats de plusieurs personnes à Cyivugiza ». La condamnation de cette femme ouvre une série de jugements par contumace dans un procès impliquant une cinquantaine d’accusés, dont deux autres femmes et un député de l’ancien régime. Ce procès a connu plusieurs reports, en raison de l’absence, non seulement des accusés en fuite, mais aussi des témoins à charge et à décharge, selon Concorde Nsengimana, membre de la juridiction gacaca de Cyivugiza. La loi sur les tribunaux gacacas prévoit la possibilité de procès par contumace. Une personne condamnée dans ces conditions a cependant le droit, si elle se présente après le jugement, de demander la révision. Avec ou sans les accusés, la juridiction gacaca de Cyivugiza veut ainsi régler ces dossiers, la clôture des travaux de ces tribunaux populaires étant prévue pour juin prochain. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mer 6 Mai - 11:05 | |
| Jean Gaperi Ndizihiwe, un homme d’affaires de Kigali qui avait été condamné à 15 ans de prison en première instance s’est vu infliger la prison à vie en appel, dimanche dernier, pour son rôle dans le génocide de 1994, a –t-on appris mardi. La juridiction gacaca d’appel de Nyakabanda, dans la ville de Kigali, l’a reconnu coupable de plusieurs crimes : assassinat de son collègue et ami, Schadrack Nzayisenga, assassinats d’une dizaine de membres de la famille de ce dernier, dont un nourrisson. Les juges d’appel ont conclu que l’homme d’affaires, 52 ans, avait fracassé le crâne du bébé contre un mur. Il a par ailleurs été condamné pour complicité d’assassinats de plusieurs autres personnes, non seulement à Kigali, mais aussi à Mukingi, dans le centre du pays. Le condamné avait fait appel après son premier jugement, en mars dernier. Selon une source policière locale qui a requis l’anonymat, l’homme d’affaires avait corrompu ses premiers juges, ce qui lui avait valu une peine relativement clémente. Selon le jugement en appel, Gaperi Ndizihiwe est également « frappé de dégradation civique» et devra « payer les biens pillés ou détruits chez Nzayisenga, estimés à 70,8 millions de francs rwandais, soit environ 13.000 dollars américains. Un autre procès pour pillage et destruction de biens l’attend dans le secteur Nyarugenge, au centre ville de Kigali, toujours selon l’arrêt. Plusieurs témoins ont affirmé pendant le procès que lors du génocide en 1994, Gaperi Ndizihiwe faisait la navette entre Kigali et Gitarama (centre), sous bonne escorte, pour frapper des cibles bien déterminées. «D’ailleurs une juridiction gacaca de Gitarama l’a également condamné à 19 ans d’emprisonnement », a indiqué à l’agence Hirondelle, le juge Philibert Munyankindi, de la juridiction gacaca de Nyakabanda. Un de ces témoins a précisé que « vers fin mai 1994, Gaperi a chassé le maire de sa commune natale Mukingi (préfecture de Gitarama) pour prendre lui-même la direction des massacres et pillages ». SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mer 6 Mai - 11:06 | |
| Une juridiction gacaca de Kigali vient de prononcer, en moins de 10 jours, 15 condamnations par contumace dans un procès regroupant plus de 20 accusés et qui se poursuit, a-t-on appris mardi. Ces peines qui oscillent entre 19 ans de prison et la réclusion criminelle à perpétuité, la peine la plus lourde au Rwanda, ont été prononcées depuis le 26 avril dernier par le tribunal gacaca de Cyivugiza, selon Concorde Nsengiyumva, membre du jury. Parmi les condamnés à la peine maximale, figure Julienne (le dossier ne mentionne pas d’autre nom, selon Nsengiyumva), l’une des trois femmes poursuivies dans cette affaire. Le 26 avril, elle a été reconnue coupable de « planification et organisation du génocide, au sein d’un comité de crise à Nyamirambo (un quartier de Kigali), et complicité d’assassinat de plusieurs personnes à Cyivugiza », selon le verdict. Au départ, le procès concernait une cinquantaine d’accusés mais 27 d’entre eux ont été renvoyés à d’autres juridictions gacacas. « Il ne nous reste donc plus qu’une dizaine de dossiers. Mais jusqu’ici, ni les accusés, ni les victimes, ni les témoins ne se présentent au procès », observe Nsengiyumva. Un seul témoin s’est présenté lors de la première audience proprement dite du procès. « Nous ne sommes pas avisés de la tenue de ce procès. Par ailleurs, certains de ces accusés ont des adresses connues dans le pays », avait-il alors indiqué à l’agence Hirondelle. « Nous avons déjà amorcé les recherches, mais cela ne peut interrompre les jugements. S’ils sont arrêtés, ce sera pour l’exécution de ces jugements », a indiqué M. Nsengiyumva. La loi prévoit toutefois le droit pour un condamné par contumace d’introduire un recours en révision quand il se présente. Selon le calendrier de l’organe gouvernemental chargé de coordonner l’activité des gacacas, ces juridictions devraient clore leurs travaux le mois prochain. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 7 Mai - 10:24 | |
| Eugène Naramabuye, un sauveur de Tutsis accusé de viol devant un tribunal gacaca du centre du Rwanda, a été acquitté mardi en appel au terme d’un long procès controversé. « Le tribunal déclare Eugène Naramabuye non coupable, prononce son acquittement et ordonne sa remise en liberté immédiate », a déclaré le président de la juridiction gacaca de Gihara, Célestin Ngendahayo. Le jury a considéré « le désistement du seul témoin de l’accusation, les preuves fournies par la défense et les dépositions des témoins à décharge », a indiqué M. Ngendahayo. Naramabuye dont plusieurs Tutsis affirment publiquement qu’il leur a sauvé la vie alors qu’ils avaient cherché refuge à la paroisse de Gihara, était accusé d’avoir séquestré et violé une jeune fille en avril 1994. Prénommée Gloriose, la fille a été assassinée par la suite par des assaillants. Seule une tante de la victime avait porté plainte mais elle ne s’est jamais présentée à l’audience pour le charger, ce qui a entraîné huit reports des débats avant le jugement. Soulagé après la lecture de l’arrêt, Naramabuye s’est confié à l’agence Hirondelle. «J’ai été juste envers toutes ces personnes que Dieu m’a aidé à mettre hors de la portée des tueurs. Je suis content quand je les vois. Aujourd’hui, c’est grâce à leurs témoignages que justice vient d’être rendue». Selon lui, de toutes les personnes qu’il avait cachées à la paroisse où il était employé, seule Gloriose n’a pas eu la chance de survivre. Une dizaine de rescapés du génocide étaient venus de plusieurs coins pour témoigner en faveur de leur sauveur. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Jeu 7 Mai - 10:24 | |
| Un milicien de renom, Déo Mungwarakarama, condamné il y a dix ans à la prison à vie pour son rôle dans le génocide de 1994, a vu sa peine confirmée mardi par une juridiction gacaca de Kigali. M.Mungwarakarama, 52 ans, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, complicité d’assassinat de plusieurs personnes à Nyakabanda (un quartier de Kigali), assassinat du pasteur Phocas Muligo et de sa femme enceinte, détention illégale d’armes à feu, mise en place et tenue d’un barrage routier, violation de domiciles et pillages. En 1999, un tribunal conventionnel l’avait condamné à la même peine, pour les mêmes crimes. Il avait alors fait appel. Mais suite à un amendement juridique voté en 2008, son recours avait été renvoyé devant la juridiction gacaca de Nyakabanda. Mungwarakarama avait réfuté toutes les accusations, reconnaissant seulement avoir été à un barrage routier, en possession d’un fusil pendant le génocide. Parmi les nombreux témoignages à charge, figure celui d’une jeune femme que le condamné a conduite, selon le jugement, à l’endroit même où le pasteur Muligo et sa femme furent exécutés. Elle a décrit, dans les moindres détails, comment le condamné les avait tués à coups de machette. Selon d’autres dépositions, Mungwarakarama avait un lourd passé criminel même avant le génocide. Après la lecture de la sentence, le condamné a demandé une copie du jugement, sans doute pour un ultime recours en révision. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Ven 8 Mai - 18:33 | |
| Un tribunal du sud-ouest du Rwanda a condamné mardi à la prison à vie un homme et ses quatre fils après les avoir reconnus coupables de l’assassinat en 1995 d’un rescapé du génocide, a appris jeudi l’agence Hirondelle. Le tribunal de grande instance de Rusizi a conclu, dans son jugement, qu’Alphonse Kompanyi, la soixantaine, et ses fils avaient tué Antoine Mishogoro, selon le greffe de la juridiction joint au téléphone, depuis Kigali. Egalement poursuivie dans l’affaire, Suzanne Nyirabashyitsi, l’épouse de M. Kompanyi, a été acquittée. Mishogoro était le beau-frère de Kompanyi. Après le meurtre en 1995, M. Kompanyi et ses fils avaient été arrêtés et incarcérés. Jugés en première instance en 2001, ils avaient été acquittés. Selon Marcel Ntabanganyimana, fils de la victime, Kompanyi avait d’abord vainement tenté de faire assassiner Mishogoro qui avait cherché refuge chez lui pendant le génocide de 1994. Le condamné voulait se débarrasser de son beau-frère pour finalement s’approprier ses biens. Pour ne pas avoir à en répondre un jour devant la justice, il a choisi de l’éliminer après le génocide, selon Ntabanganyimana. D’après Ibuka, la principale organisation de rescapés du génocide, près de 200 rescapés, dont 64 cas d’empoisonnement, ont été tués de 1995 au 1er trimestre 2009. Suite à la recrudescence de ce cycle d’élimination, les Services du Premier ministre ont réuni différents acteurs en avril dernier pour les sensibiliser sur la nécessité de veiller à la sécurité des survivants et témoins du génocide. Début avril, à la veille de la 15 ième commémoration du génocide, la police rwandaise avait annoncé avoir renforcé la sécurité des rescapés. De son côté, le président d’Ibuka, Théodore Simburudali, avait affirmé que "la sécurité des rescapés du génocide n'était pas totalement garantie, malgré l'assurance du gouvernement". "Les rescapés du génocide sont toujours massacrés dans des régions de l'intérieur du pays (...) il ne faudrait pas occulter ces tueries en les attribuant à des règlements de compte familiaux", avait-t-il indiqué avec l’AFP. Selon Ibuka (souviens-toi, en langue rwandaise), au moins trois rescapés ont été tués et leurs corps jetés dans la rivière Nyabarongo (sud) quelques jours avant le quinzième anniversaire du génocide. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
|  | | BernardPat Membre confirmé

Nombre de messages: 603 Localisation: Ibuka France Date d'inscription: 28/04/2005
 | Sujet: Re: Gacaca Mer 13 Mai - 6:13 | |
| Un Burundais qui était jugé par contumace, Albert Nahimana, a été condamné dimanche à la prison à vie par une juridiction gacaca de la capitale rwandaise qui l’a reconnu coupable de participation au génocide de 1994. Egalement connu sous le surnom de Gikongoro, le condamné, qui était réfugié, faisait du commerce dans un quartier de Kigali au moment des faits. Classé dans la catégorie des « tueurs de renom », Nahimana a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, complicité d’assassinat de plusieurs personnes à Nyakabanda (un quartier de Kigali), détention illégale et distribution d’armes à feu, mise en place et tenue d’un barrage routier, violation de domiciles et pillages. Selon des sources à Nyakabanda, il avait été jugé et acquitté en 1999 par un tribunal conventionnel. Depuis lors, il a traversé la frontière rwando-burundaise et poursuit actuellement ses activités commerciales à Bujumbura, a précisé un ancien voisin du fugitif. Selon le porte-parole du parquet général du Rwanda, Augustin Nkusi, Kigali a remis à Bujumbura une liste de 696 suspects de génocide vivant au Burundi. Il s’agit notamment de Burundais qui, comme Nahimana, étaient réfugiés au Rwanda pendant le génocide. Les réfugiés hutus burundais ont par ailleurs été mis en cause par de nombreux témoignages devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, en Tanzanie. Un de ces Burundais soupçonnés d’avoir participé au génocide perpétré contre les Tutsis, Lazare Kabaya Kobagaya, a été arrêté le mois dernier aux Etats- Unis. Le Rwanda a fait part de son intention de demander l’extradition de cet ancien réfugié qui a déjà obtenu la nationalité américaine. SRE/ER/GF © Agence Hirondelle |
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