IBUKA Cellule Locale

IBUKA - Mémoire & Justice // Souviens-toi!
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Demandes d'arrestations.....

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Demandes d'arrestations.....   Mar 10 Juil - 10:35

DES ORGANISATIONS FRANCAISES DEMANDENT A PARIS D’ARRETER TROIS ACCUSES
Arusha, 9 juillet 2007 (FH)- Quatre organisations françaises demandent à Paris d’arrêter immédiatement trois exilés rwandais mis en accusation par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994 dans leur pays.

Le mois dernier, le procureur en chef du TPIR, la Gambien Hassan Bubacar Jallow, a émis des mandats d’arrêt contre l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta et l’abbé Wenceslas Munyeshyaka, tous deux exilés en France.


Quelques jours auparavant, il avait annoncé la mise en accusation de l’ancien sous-préfet Dominique Ntawukuriryayo qui, selon Kigali, vit également en France.


Suite à l’accord de la France de juger les deux premiers, Jallow a déposé devant le président du TPIR des requêtes visant à obtenir des décisions judiciaires de transfert des deux dossiers vers la justice française.


Le président du TPIR, Dennis Byron, devrait dans les tout prochains jours désigner des chambres devant statuer sur ces demandes.


«Plus de deux semaines après la délivrance des deux mandats d’arrêt, la France n’a toujours pas arrêté Munyeshyaka et Bucyibaruta alors que ces derniers sont sous contrôle judiciaire », écrivent, dans un communiqué, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), l’association Survie, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).


Les 4 associations « demandent de toute urgence que la France mette en œuvre ses obligations internationales de coopération avec le Bureau du procureur du TPIR en recherchant et arrêtant Wenceslas Munyeshyaka, Laurent Bucyibaruta et Dominique Ntawukuriryayo ».


« Nos organisations rappellent que bien que la France dispose d’un arsenal législatif complet lui permettant de coopérer pleinement avec le TPIR et d’exercer le cas échéant des poursuites contre toute personne présumée responsable de crimes graves se trouvant sur son territoire », indique le texte. « Force est de constater que, malgré plusieurs plaintes déposées par des familles de victimes et des associations, la France n’a jugé jusqu’à présent aucun des présumés génocidaires présents sur le sol français », déplorent ces organisations


« La FIDH, la LDH, Survie et le CPCR demandent aujourd’hui à la France, condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour la lenteur de sa justice dans l’examen de la plainte contre Munyeshyaka initiée dès 1995, que justice soit enfin rendue aux victimes du génocide à l’encontre des Tutsis au Rwanda », poursuit le communiqué.


Les autorités rwandaises, qui accusent Paris d’avoir joué un rôle dans le génocide de 1994 affirment que la France n’a pas d’autorité morale pour juger ces dossiers.


En visite au TPIR le mois dernier, Théodore Simburudali, le président d’Ibuka, la principale organisation de survivants du génocide, a demandé que le bureau du procureur retire les requêtes visant à faire juger en France des accusés.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Mar 10 Juil - 11:41

La protection qu'offre la France aux Rwandais suspects du génocide des Tutsis revient sur le devant de l'actualité. Un sieur Kamali, se croyant à l'abri d'un passeport français, s'en allait aux Etats-Unis d'Amérique, ayant oublié que le crime de génocide se moque des passeports, des frontières, des changements de nom et de religion. Isaac Kamali est sur la liste des suspects que le Rwanda a largement diffusée et il le sait.

Imprescriptible, le crime de génocide se moque même du temps : un jour la fortune d'un Kabuga, le bailleur de fonds des « travailleurs » du génocide, s'épuisera à payer quelques moments de sommeil, et le crime du génocide se présentera dans ses cauchemars dorés plus fringant qu'aujourd'hui.

Certains médias rwandais clament à tort que la France vient d'arrêter un Rwandais suspect d'avoir participé au génocide des Tutsis en 1994. En réalité, Isaac Kamali, refoulé en France par les Américains, aurait été arrêté par Interpol et non par la police française. On ignore encore devant quels tribunaux il sera déféré.

A l'usage des bonnes âmes et pour entretenir son image dans l'opinion, la France annonce périodiquement qu'elle va juger des Rwandais suspects d'avoir participé au génocide qui séjournent sur son territoire, certains depuis avril 1994. Mais jusqu'ici l'Etat français - la patrie des droits de l'homme, un membre éminent du Conseil de sécurité , très occupé par ailleurs à réclamer le châtiment contre les suspects appartenant à des nations considérées comme mineures dans l'ordre international actuel ( Lubanga en Ituri RDC, Taylor en Sierra Leone, etc..) - s'en est bien gardé. Munyeshyaka, prêtre rwandais installé en France, à peine inquiété, est retourné aux soins de ses ouailles. « En 1996, la cour d'appel de Nîmes a abandonné les poursuites, estimant que la justice française n'était pas qualifiée. En 1998 la cour de cassation.a ordonné la reprise des poursuites. L'enquête regroupée à Paris, ainsi que d'autres instructions sur le génocide, n'a donné lieu à aucun acte juridique, interrogatoire ou autre » (Agence Hirondelle, 25/06/2007).

Loin d'être inquiétés, les suspects Rwandais en France sont, au contraire, intégrés dans la fonction publique, dans la recherche, ou dans l'apostolat comme Munyeshyaka. Cela ne constitue-t-il pas en soi un aveu de complicité ? .Cela peut signifier soit une complicité dans le génocide, soit une fidélité dans l'amitié à l'égard des Africains dociles à son pouvoir, soit un pacte de silence au sujet du génocide : « personne ne trahira personne »..Cela ferait désordre, en effet, comme le pense Mme Agathe Habyarimana, de traduire en justice des gens exfiltrés par l'armée française en avril ou en juillet 94 ! Or la France est un pays d'ordre et de logique !

Et comme on ne peut rien refuser à un membre éminent du Conseil de sécurité, c'est-à-dire à son patron, le procureur du TPIR dit aujourd'hui à la France : puisque vous ne voulez pas remettre les suspects rwandais au TPIR, gardez-les et jugez-les vous-mêmes, en sachant bien que la France n'en fera rien ! Et s'il reste quelque prisonnier à Arusha à l'expiration du mandat du TPIR fin 2008, on en enverra quelques- uns purger quelques années de bonne conduite dans une prison de la douce France : là au moins ils ne seront pas dépaysés et ainsi les bons droits de l'homme seront sauvegardés !

Certains ont émis l'hypothèse, apparemment incongrue, que ce tribunal, établi hors du Rwanda et en dépit du Rwanda, fut créé de manière qu'il ne puisse gêner aucune grande puissance. Force est de constater cependant qu'aucune autre puissance n'a cherché autant que Paris à l'étouffer de sollicitude.

La France a fait tout son possible pour s'opposer à la justice contre les suspects du génocide : le ministère des armées a tenté de dissuader une juge d'aller au Rwanda enquêter sur les plaintes déposées à Paris notamment par des habitants de l'ancienne zone Turquoise. La France a montré un souci exceptionnel pour encadrer le TPIR par ses juges, ses experts, ses avocats. En passant par une certaine presse « patriotique », la France a montré plus de zèle que tout autre pays pour rejeter toute responsabilité sur le Front Patriotique Rwandais (FPR) et son leader Paul Kagame, en utilisant d'ailleurs des arguments puisés dans l'idéologie des génocidaires hutus, comme l'image lancée par Kangura ( Appel à la conscience des Bahutu en 1990) du Tutsi « assoiffé de sang et de pouvoir ». Image reprise récemment par le juge J-L. Bruguière, l'anti-missile de la république que l'électeur, avec une magnifique ingratitude, vient de dedaigner lors des derniers scrutins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Mer 11 Juil - 6:27

Kigali -- Le président rwandais Paul Kagamé a déploré hier à Kigali «la lenteur ou le manque de coopération» de plusieurs États, dont la France, qui abritent des personnes soupçonnées d'implication dans le génocide de 1994 au Rwanda.

Dans certains pays, «les principaux auteurs du génocide circulent librement», a affirmé M. Kagamé lors de sa conférence de presse mensuelle. Selon Kigali, au moins 44 204 Rwandais présumés génocidaires vivent librement à l'étranger, notamment en Europe.

«Au cas où ils [des États] ne se sentiraient pas capables de juger ces auteurs du génocide, nous leur demanderions de les extrader au Rwanda pour qu'ils soient jugés sur les lieux du crime», a déclaré le chef de l'État rwandais. Kigali espère «un geste de bonne volonté» de la part de ces pays afin que tous les suspects puissent être traduits devant la justice, a ajouté M. Kagamé.

Un Rwandais, reconnu coupable par contumace de participation au génocide de 1994, Isaac Kamali, a été arrêté en juin en France alors qu'il rentrait des États-Unis, en possession d'un passeport français.

M. Kagamé, qui accuse régulièrement Paris d'avoir joué un rôle dans le génocide de 1994, ce que la France dément, a exprimé hier des doutes quant à une éventuelle extradition de M. Kamali vers le Rwanda.

Le Rwanda s'est engagé dans un processus visant l'abolition de la peine de mort pour tous les crimes, y compris de génocide. Cette mesure vise à rassurer les pays qui ont peur d'extrader vers le Rwanda des personnes accusées de participation aux massacres de 1994, par crainte qu'elles soient condamnées à la peine capitale.

Les principaux responsables présumés du génocide de 1994 sont jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie. Le génocide au Rwanda a fait, selon l'ONU, environ 800 000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsie.

Kagamé a déclaré qu'une nouvelle enquête devait être menée sur l'éventuelle implication de hauts responsables français dans le génocide rwandais de 1994. Il a mis au défi les autorités françaises d'étudier des documents publiés la semaine dernière par le quotidien Le Monde. Ces documents déclassifiés semblent montrer que les services du président François Mitterrand avaient eu connaissance des préparatifs du génocide, au cours duquel 800 000 personnes ont été tuées en 100 jours.


Dernière édition par le Mer 11 Juil - 7:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Mer 11 Juil - 6:33

Le président rwandais Paul Kagamé a déclaré hier qu’une nouvelle enquête devait être menée sur l’éventuelle implication de hauts responsables français dans le génocide rwandais de 1994.

Il a mis au défi les autorités françaises d’étudier des documents publiés la semaine dernière par le quotidien Le Monde. Ces documents déclassifiés semblent montrer que les services du président François Mitterrand avaient eu connaissance des préparatifs du génocide, au cours duquel 800.000 personnes ont été tuées en 100 jours. La France a toujours démenti avoir joué le moindre rôle dans ces massacres. Paul Kagamé a rappelé qu’une précédente enquête avait totalement blanchi l’action de la France dans ce cadre.

"Et voici maintenant des faits qui disent ’Non, vous n’êtes pas innocents finalement’. Ne pensez-vous pas que ces gens (les enquêteurs) devraient se dire ’peut-être qu’il y a quelque chose que nous ignorions ?’"

Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre, protestant contre les mandats d’arrêt lancés contre Kagamé et certains de ses proches par le juge français Jean-Louis Bruguière. L’enquête française portait sur leur implication dans la mort de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, événement qui avait précipité le déclenchement du génocide. Kagamé, ancien chef rebelle, accuse Paris de cacher son rôle dans l’entraînement des soldats ayant perpétré les massacres et le soutien apporté à leurs chefs. La France, qui avait envoyé des soldats dans le cadre d’une mission des Nations unies, nie toute implication dans les tueries. Un chercheur britannique a récemment affirmé dans son ouvrage "Silent Accomplice" ("complice silencieux) que les soldats français avaient montré aux extrémistes hutus comment dissimuler leurs exactions aux satellites espions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Ven 13 Juil - 5:28

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) donne les adresses précises de deux Rwandais, exilés en France, et qu`il recherche pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994, selon un document du TPIR consulté jeudi par l`AFP.

Ces adresses figurent dans les deux requêtes datées du 12 juin dans lesquelles le procureur en chef du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, demande au tribunal de l`autoriser à transférer devant la justice française les deux accusés, l`abbé Wenceslas Munyeshyaka et Laurent Bucyibaruta.

Le premier texte, que l`AFP a pu voir jeudi, précise que le prêtre catholique, déjà condamné à la prison à vie par contumace au Rwanda, réside dans l`Eure, dans le nord-ouest de la France.

La dernière adresse connue de M. Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), est dans l`Aube (nord-est de la France), selon la deuxième requête.

Les deux hommes sont inculpés depuis 2005, mais c`est seulement le mois dernier que leur mise en accusation a été révélée. Selon les requêtes du TPIR, la justice française est prête à les juger et en a la compétence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Lun 16 Juil - 5:42

Les résidences de l’abbé Wenceslas Munyeshyaka et de M. Laurent Bucyibaruta, tous deux exilés en France et recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994, sont connues.

Dans deux requêtes distinctes datées du 12 juin dernier, le procureur en chef du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, a demandé au tribunal de l’autoriser, par la voie d’une décision judiciaire, à les transférer devant la justice française.


La France est prête à les juger et en a la compétence, selon ces deux requêtes dont l’agence Hirondelle a obtenu copie jeudi.


Les textes précisent que le prêtre catholique réside, selon les dernières informations, « 4 Rue St Gervais, 27140 Gisors » dans l’Eure, dans le nord-ouest de la France.


La dernière adresse connue de l’ex-préfet de Gikongoro (sud) est «12 Cour Pablo Picasso, Apt 92, 10120 Saint André Les Vergers » dans l’Aube, dans le nord-est de la France, indique la même source.


Les deux hommes sont inculpés depuis 2005 mais c’est seulement le mois dernier que leur mise en accusation a été révélée « pour éviter d’avertir les accusés et entraver (leur) arrestation ».


Les autorités officielles rwandaises et les représentants des organisations de survivants ont dénoncé ce projet visant à faire juger en France des accusés de génocide.


Kigali accuse Paris d’avoir joué un rôle dans le génocide, ce que la France a toujours démenti.


Le TPIR auquel le Conseil de sécurité a donné jusqu’à la fin de l’année prochaine pour terminer les procès en première instance doit transférer certains accusés devant des juridictions nationales y compris celles du Rwanda.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Lun 16 Juil - 13:50

Interpol a demandé aux pays africains de faciliter l'arrestation des derniers fugitifs du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dans un communiqué rendu public lundi à Nairobi, la capitale du Kenya.
Selon le communiqué, Interpol a décidé, à la fin de sa 19ème Conférence régionale africaine à Arusha, en Tanzanie, ce week-end que tous les "Bureaux centraux nationaux (NCB) doivent apporter toute l'assistance nécessaire pour l'arrestation des fugitifs".
La conférence de trois jours a discuté d'un rapport soumis par le Secrétaire et le Procureur-général du TPIR, qui a souligné l'importance d'appréhender les 18 individus encore en fuite avant la fermeture du TPIR en décembre 2008.
"C'est notre devoir en tant qu'officiers de police de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour identifier et appréhender ces fugitifs qui sont recherchés à propos de crimes aussi graves", déclare le communiqué qui cite le président d'Interpol, Jackie Selebi.
M. Selebi a ajouté : "J'invite tous nos pays membres, pas seulement ceux de la région Afrique, à travailler ensemble afin de traduire ces gens devant la justice".
Le président de Zanzibar, Amani Abeid Karume, qui a clôturé la conférence, a pour sa part exhorté les Etats membres à formuler des stratégies sur les voies et moyens d"'identifier et de démanteler les réseaux criminels et leurs activités anti- sociales".
Les délégués ont soutenu les appels en faveur d'une surveillance renforcée pour faciliter l'enquête visant à retrouver les fugitifs et à mieux lutter contre le trafic de drogue à travers la région.
La quantité croissante de drogues, particulièrement la cocaïne, qui passe par le continent, est une préoccupation qui nécessite une plus grande coordination entre les Bureaux sous-régionaux et les NCB d'Interpol en Afrique et les pays de production en Amérique Latine et en Asie.
Suite à de récentes opérations conjointes réussies avec le soutien de l'Organisation de coopération régional des chefs de police d'Afrique australe (SARPCCO), des Comités des chefs de police d'Afrique de l'est (EAPCCO) et d'Afrique centrale (CAPCCO), les délégués ont demandé aux NBC en afrique de l'ouest de travailler avec le SRB d'Interpol à Abidjan et WAPCCO pour lancer une opération similaire ciblant les crimes transationaux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ibukafrance
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 3192
Localisation: Administrateur
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Demandes d'arrestations.....   Mer 18 Juil - 9:05

L’Organisation internationale de police criminelle basée à Lyon en France, Interpol, a assuré au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) une aide pour traquer et arrêter les accusés de génocide en fuite.

Interpol, qui a clôturé sa 19
ème conférence régionale africaine le week-end dernier à Arusha en Tanzanie, a adopté cette résolution à la demande des autorités du TPIR.

La conférence s’est achevée «sur un appel en direction de tous les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.), à qui il a été demandé d’apporter toute l’aide nécessaire à l’arrestation des personnes toujours recherchées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). », selon un communiqué diffusé les sites internet d’Interpol et du TPIR.


Chargé de juger les auteurs présumés du génocide commis au Rwanda en 1994, le TPIR a une liste de 18 accusés en fuite.


Dans un rapport soumis aux délégués d’Interpol, le greffier et le procureur de cette juridiction de l’ONU ont souligné «combien il était important que les 18 personnes toujours en fuite soient appréhendées avant l’achèvement du mandat du Tribunal en décembre 2008 »


Sur cette liste de fugitifs figure notamment l’homme d’affaires Félicien Kabuga, suspecté d’avoir été le « financier du génocide ».


Kabuga est un parent par alliance de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana dont la mort, le 6 avril 1994, au cours d’un attentat aérien, a déclenché le génocide des Tutsis qui a fait environ un million de morts, selon les statistiques du gouvernement rwandais.


Des accusés en cavale circuleraient dans plusieurs pays, parfois sous de faux noms, en particulier en Afrique.

"Il est de notre devoir en tant que policiers de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin d’identifier et d’arrêter les personnes recherchées dans le cadre d’infractions aussi graves", a déclaré le président d’Interpol, Jackie Selebi.
"J’exhorte tous nos pays membres, et pas seulement ceux de la région Afrique, à travailler ensemble afin que ces individus soient traduits en justice", a-t-il ajouté.
Clôturant officiellement la conférence, le président de Zanzibar, une île semi- autonome rattachée à la Tanzanie, Amani Abeid Karume, a déclaré que ces réunions « offrent aux États membres un cadre dans lequel ils peuvent élaborer des stratégies en vue de mettre au jour et de démanteler les réseaux criminels et leurs agissements anti-sociaux".
Récemment, Interpol a aidé à coordonner l’arrestation en France du Rwandais Isaac Kamali qui était recherché pour génocide, indique le communiqué.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Demandes d'arrestations.....

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IBUKA Cellule Locale :: DOCUMENTATION (Articles de presse, émissions radio, télévision, films, liens web....).-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet