|
| | Conclusions du Juge Bruguière | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Jeu 30 Nov - 5:19 | |
| |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Jeu 30 Nov - 16:37 | |
| L’enquête du juge Bruguière: plus de questions que de réponses Colette Braeckman * L’ordonnance publiée le 17 novembre 2006 par le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière, qui se conclut par la délivrance de neuf mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de proches collaborateurs du président rwandais Paul Kagame suscite plus de questions qu’elle n’apporte de réponses à l’énigme de l’attentat qui, le 6 avril 2004, coûta la vie au président Habyarimana ainsi qu’au président du Burundi et aux trois membres de l’équipage français. 1. Cette ordonnance peut-elle réellement avoir un effet déstabilisateur sur le régime en place ? Les poursuites sont peut-être moins gênantes que l’affirmation selon laquelle le FPR [Front patriotique rwandais, créé en 1987] désireux de conquérir le pouvoir à tout prix aurait, en «liquidant» le président Habyarimana, délibérément sacrifié les Tutsis vivant à l’intérieur du Rwanda. En effet, nul n’ignorait que des massacres étaient programmés par les extrémistes hutus et le FPR a toujours déclaré que si, malgré sa supériorité militaire, il avait accepté la négociation et les accords d’Arusha, c’était précisément pour épargner ces compatriotes tutsis pratiquement tenus en otages. 2. Pourquoi publier aujourd’hui cette enquête bouclée depuis deux ans ? Kigali estime que cette ordonnance est un coupe-feu destiné à détourner l’attention sur l’enquête menée au Rwanda à propos des responsabilités de la France et à rendre impossible les investigations du Tribunal aux armées de Paris, saisi de plaintes à propos du comportement de militaires français durant l’Opération Turquoise [opération conduite au Rwanda, depuis le Zaïre, par la France, en juin 1994, avec l’aval de l’ONU]. A deux reprises, le Parquet avait déjà tenté de bloquer cette démarche. Il est de notoriété publique que le juge anti-terroriste dépend directement du pouvoir politique et la «sortie» de Bruguière peut difficilement être considérée comme un hasard, même si le juge clôture en ce moment ses dossiers avant de se porter candidat sur les listes de l’UMP [parti de la droite française conduite par Sarkozy]. 3. S’il s’agit d’une attaque contre le Rwanda, a-t-elle des implications régionales ? Probablement, car contrairement à ce que l’on aurait pu supposer, le nouveau régime en place au Burundi, qualifié de «hutu» a noué d’excellentes relations avec Kigali [capitale du Rwanda], tandis qu’à Kinshasa [capitale de République démocratique du Congo], le président Joseph Kabila s’entretient directement de questions de sécurité avec son voisin Paul Kagame. Ces deux pays ne peuvent donc plus autoriser d’infiltrations de miliciens hutus en direction du Rwanda. Est-ce un hasard si, depuis la «réconciliation» entre Kagame et Kabila, l’attitude de la France s’est durcie à l’égard du président congolais et si son rival Bemba [qui vient de perdre les élections en RCD] a reçu le soutien de plusieurs pays africains francophones, dont le Congo Brazzaville ? 4. Pourquoi des témoins aussi sujets à caution ? Enquêtant depuis son bureau parisien, le juge n’a écouté que des témoins de deuxième catégorie, n’appartenant pas au «premier cercle» entourant le président Kagame, soit parce qu’ils étaient hutus, soit parce qu’ils étaient francophones. Plusieurs d’entre eux sont des transfuges, parfois poursuivis pour malversations. Quant au témoin clé, le major Abdul Ruzibiza, il s’agit en réalité d’un infirmier qui, au moment des faits, se trouvait à Byumba, dans le nord du Rwanda. En 2003, il fut exfiltré depuis l’Ouganda par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), au moment où l’Opération Artemis [opération militaire en RCD, en août-septembre 2003] se déployait en Ituri [région de haut plateau de la RCD]. Ruzibiza affirma à l’époque avoir fait partie du groupe qui abattit l’avion, mais contrairement aux autres membres du «commando network» il n’a pas, lui, été inculpé. 5. Pourquoi le juge ne s’est-il pas rendu sur le terrain ? Une descente sur les lieux aurait permis d’éviter quelques invraisemblances: la colline de Massaka, d’où partit le tir, était à l’époque étroitement contrôlée par la Garde présidentielle [d’Habyarimana]. Une seule route y conduisait, longeant des marécages. Pas moins de sept barrages y étaient érigés. Le lieu-dit «la Ferme» où se seraient postés les tireurs du FPR, était un domaine appartenant à Mme Habyarimana, gardé par ...des militaires français, à côté de l’orphelinat Sainte Agathe, soutenu par l’épouse du président. Comment des militaires du FPR (physiquement très reconnaissables) auraient ils pu quitter l’enceinte du Parlement rwandais, gardée par les Casques bleus, gagner... en taxi ( !) le lieu choisi pour perpétrer l’attentat puis regagner leur base une fois terminée l’opération, dans une ville hérissée de barrières, où les tueries avaient commencé ? 6. La provenance des missiles est-elle établie ? Bruguière assure que des paysans auraient découvert, sur la colline de Massaka, deux tubes lance-missiles abandonnés par des tireurs (décidément bien négligents), permettant d’identifier un lot de 40 missiles fabriqués en URSS et livrés à l’Ouganda, et il assure que, selon le professeur Reyntjens, ces missiles auraient été remis au FPR par le président Museveni [de l’Ouganda]. Le problème c’est qu’en 1998, devant la mission d’information parlementaire belge sur le Rwanda, l’universitaire anversois avait assuré que ces missiles Sam 16 Gimlet faisaient partie... d’un lot saisi en février 1991 par l’armée française en Irak, lors de la guerre du Golfe ! Par ailleurs, comparaissant à Arusha devant le Tribunal international pénal pour le Rwanda, le colonel Bagosora a reconnu que les forces gouvernementales rwandaises s’étaient portées acquéreurs de missiles Sam 16 et les parlementaires français avaient également noté que l’armée rwandaise, en 1994, disposait bien de missiles. Le juge insistant sur le fait que les forces armées rwandaises n’avaient pas été entraînées au maniement de missiles sol-air, on ne peut que s’interroger sur la présence éventuelle de tireurs étrangers et sur le fait que, le 6 avril, des «Blancs» avaient été vus à Massaka. 7. Pourquoi le juge Bruguière n’évoque-t-il pas la présence à Kigali le 7 avril, du capitaine Paul Barril ? Cet ancien du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), souvent chargé de mission pour le président Mitterrand, a lui-même déclaré par la suite que, travaillant pour Mme Habyarimana, il était retourné au Rwanda en mai 1994 et avait récupéré la (fausse) boîte noire de l’avion. N’est pas évoquée la confession de l’ancien Premier Ministre Jean Kambanda devant le TPIR [Tribunal pénal international pour le Rwanda], qui assure que le président Mobutu, informé (par des sources françaises) des projets d’attentat, avait renoncé à se rendre à Dar es Salaam [Tanzanie] et avait tenté d’avertir du danger son collègue et ami Habyarima. Il n’est pas rappelé non plus qu’à l’aube du 7 avril, quelques heures après l’attentat, le conseiller du président pour les affaires africaines François de Grossouvre, ami de Paul Barril, était retrouvé «suicidé» dans son bureau de l’Elysée. 8. Comment sortir de la controverse ? A l’instar de l’enquête sur l’assassinat, au Liban, du Premier Ministre Hariri, seule une enquête internationale impartiale pourrait fixer les esprits. Mais aucun pays, et moins que tout autre les autorités de Kigali, n’en a fait la demande. * Colette Braeckman est connue pour ses ouvrages sur l’Afrique, entre autres sur le Congo-Zaïre. Son ouvrage: Rwanda. Histoire d’un génocide, Fayard 1994 est, de suite, devenu une référence. Elle a publié cet article dans le quotidien belge Le Soir du 29 novembre 2006. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Ven 1 Déc - 8:46 | |
| |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Mar 5 Déc - 5:46 | |
| |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Mer 6 Déc - 8:11 | |
| Rwanda : Kagame réfute la légitimité de l'enquête française sur la mort de Habyarimana Le président rwandais Paul Kagame a refusé de répondre lundi aux accusations d'un juge français qui le soupçonne d'être à l'origine de la mort en 1994 de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, réfutant la légitimité de l'enquête française. Appelé à faire des commentaires sur le dossier du juge français Jean-Louis Bruguière qui a réclamé des poursuites contre lui, le président Kagame a déclaré : ‘Nous devrions juste rester silencieux’. Il participait à une conférence organisée à l'institut londonien de Chatham House, et avait rencontré le Premier ministre Tony Blair un peu plus tôt dans la journée. ‘Je rejette l'idée que la France est la seule à avoir le droit de juger le Rwanda. On doit s'élever contre cette justice’, a-t-il affirmé. Dans une ordonnance envoyée au parquet, M. Bruguière a recommandé des poursuites contre le président Kagame devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) d'Arusha pour sa ‘participation présumée’ à l'attentat contre l'avion présidentiel le 6 avril 1994. M. Kagame a toujours nié toute implication dans l'attentat. ‘Le dossier compile seulement des témoignages émanant de personnes soupçonnées de crimes’ comparaissant devant le Tpir, a lancé le président Kagame. ‘Les conclusions (de l'enquête du juge Bruguière) disent que le génocide est survenu à cause du crash de l'avion (d'Habyarimana), mais il est connu de tous que le génocide a été préparé des mois avant que l'avion ne s'écrase. La communauté internationale, les Nations Unies, savaient cela et les Nations unies n'ont pas réussi à l'éviter’, a-t-il souligné. Le président rwandais a indiqué que ‘de hauts responsables français étaient réclamés par le tribunal d'Arusha pour leurs témoignages, mais ils ont refusé. En 1994, lorsque l'avion s'est écrasé, des responsables des Nations unies ont voulu se rendre sur site mais ils en ont été empêchés par les soldats français’, a-t-il avancé. Selon lui, ‘l'argent qui a été donné par les Français a été utilisé pour acheter des machettes et des composants d'hélicoptères qui ont servi au cours du génocide’. Le juge Bruguière a également émis des mandats d'arrêt contre neuf des proches du président rwandais. Le Rwanda a depuis rompu ses relations diplomatiques avec la France. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Dim 10 Déc - 10:16 | |
| Paris accusée de cacher la boîte noire de l'avion de Habyarimana RWANDA - 7 décembre 2006 - PANAPRESS Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Charles Murigande a mis, mardi, la France au défi d'enquêter pour retrouver la boîte noire de l'avion de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana abattu dans la soirée du 06 avril 1994 au-dessus de Kigali, déclarant que celle-ci doit contenir les enregistrements à propos des parties impliquées dans cet attentat. "Les Français sont en possession de cette boîte noire et nous leur demandons de nous la remettre pour connaître le responsable de cet attentat", a-t-il accusé, lors d'un débat radiotélévisé sur cet accident, à l'origine de la récente rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali. Le Dr Muligande a ajouté que la France cherche, en fait, des boucs émissaires lorsqu'elle reproche au Front patriotique Rwandais (FPR) et au président rwandais, Paul Kagamé d'avoir commandité cet attentat. "Les Français se sont toujours montrés hostiles aux programmes du gouvernement rwandais depuis la fin du génocide. Ils ont toujours continué à reprocher aux actuelles autorités rwandaises d'être derrière cet acte, mais ils n'ont pas voulu enquêter sur la boîte noire de l'avion dont personne ne sait, à ce jour, où elle se trouve", a-t-il insisté. "Nous sommes sûrs et certains du rôle joué par le gouvernement français dans cette affaire", a poursuivi le chef de la diplomatie rwandaise, qui s'est interrogé sur cette attitude "complaisante" de Paris qui, a-t-il dit, ne cherche pas à enquêter sur le lieu où est caché la boîte noire de l'avion abattu. M. Murigande a, à ce propos, indiqué que les ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) soutenues par l'armée française, qui assuraient la protection de l'aéroport à l'époque, s'étaient déployées rapidement sur le lieu du drame après l'accident, pour bloquer l'accès à ce secteur aux éléments des casques bleus de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR). On rappelle que le juge antiterroriste français, Jean-Louis Bruguière, qui a mené une enquête sur l'attentat contre l'avion du président Juvenal Habyarimana, a récemment recommandé des poursuites contre Paul Kagamé et plusieurs de ses proches collaborateurs pour leur participation présumée à la tragédie. En riposte, le chef de l'Etat rwandais a qualifié le juge Bruguière d'"imposteur", et le Rwanda a rompu immédiatement ses relations diplomatiques avec la France. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Jeu 14 Déc - 7:12 | |
| Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Charles Murigande a mis, mardi, la France au défi d'enquêter pour retrouver la boîte noire de l'avion de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana abattu dans la soirée du 06 avril 1994 au-dessus de Kigali, déclarant que celle-ci doit contenir les enregistrements à propos des parties impliquées dans cet attentat. "Les Français sont en possession de cette boîte noire et nous leur demandons de nous la remettre pour connaître le responsable de cet attentat", a-t-il accusé, lors d'un débat radiotélévisé sur cet accident, à l'origine de la récente rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali. Le Dr Muligande a ajouté que la France cherche, en fait, des boucs émissaires lorsqu'elle reproche au Front patriotique Rwandais (FPR) et au président rwandais, Paul Kagamé d'avoir commandité cet attentat. "Les Français se sont toujours montrés hostiles aux programmes du gouvernement rwandais depuis la fin du génocide. Ils ont toujours continué à reprocher aux actuelles autorités rwandaises d'être derrière cet acte, mais ils n'ont pas voulu enquêter sur la boîte noire de l'avion dont personne ne sait, à ce jour, où elle se trouve", a-t-il insisté. "Nous sommes sûrs et certains du rôle joué par le gouvernement français dans cette affaire", a poursuivi le chef de la diplomatie rwandaise, qui s'est interrogé sur cette attitude "complaisante" de Paris qui, a-t-il dit, ne cherche pas à enquêter sur le lieu où est caché la boîte noire de l'avion abattu. M. Murigande a, à ce propos, indiqué que les ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) soutenues par l'armée française, qui assuraient la protection de l'aéroport à l'époque, s'étaient déployées rapidement sur le lieu du drame après l'accident, pour bloquer l'accès à ce secteur aux éléments des casques bleus de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR). |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Ven 15 Déc - 11:55 | |
| Paul Kagamé toujours fâché contre la France RWANDA - 14 décembre 2006 - PANAPRESS Lorsqu'un juge français peut ordonner l'arrestation d'un président africain, l'inverse doit être possible, a soutenu le président rwandais Paul Kagamé dans une interview exclusive au journal belge "Le Soir", dans son édition de jeudi. "Si nos citoyens peuvent tomber sous le coup de leur justice pourquoi l'inverse ne serait pas possible ?", se demande le chef de l'Etat rwandais, manifestement très en colère contre le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui a lancé une mandat international contre lui et neuf de ses collaborateurs, accusés d'avoir commandité l'attentat contre l'avion du Président Juvenal Habyarimana le 6 avril 1994. Pour le juge français, en organisant l'attentat, les auteurs, membres du Front Patriotique rwandais (FPR), savaient que l'assassinat de Habyarimana provoquerait la réaction des Hutus qui massacreraient les Tutsis. Le président Kagamé, lui, soutient que le génocide des Tutsis avaient commencé bien avant la mort de Juvénal Habyarimana, et que les Français le savaient, "puisqu'ils avaient des agents de renseignement au Rwanda". "comment une personne raisonnable peut-elle mettre en équation cet attentat en sachant qu'un million de personnes ont été massacrées ?", s'interroge Paul Kagamé. IL estime que le dossier du juge français "est tellement faible que toute personne dotée de bon sens ne peut prendre ce document au sérieux". Pour lui l'ordonnance du juge Bruguière est un "dévoiement de la justice" et que ces accusations ne sont qu'une tentative pour déstabiliser le Rwanda. Ce n'est pas un fait isolé pour M. Kagamé. "Depuis 12 ans, la France nous rend la vie difficile, à l'ONU, à la Banque mondiale, au FMI, de même qu'au sein de l'Union européenne'', affirme-t-il. Si le président Kagamé n'a pas répondu au juge Bruguière, c'est qu'il estime qu'il ne s'agit que d'une attaque politique contre le Rwanda par la France. D'ailleurs, s'interroge-t-il, "qu'est ce qui pourrait nous arriver de pire que le soutien que les Français ont apporté au régime génocidaire de Habyarimana ?". Le Président Paul Kagamé estime qu'en portant les accusations contre les dirigeants rwandais, les Français ont cru qu'ils seraient facilement intimidés, et que "nous allons demander pardon". Par contre, dit-il, d'autres pays, notamment la Belgique, les Etats- Unis ainsi que l'ONU ont évolué, et sont venus à Kigali pour demander pardon. "Un seul mot de regret vaut de livres entiers, mais la France voudrait que ce soit nous qui nous nous excusions". On rappelle qu'après le lancement du mandat d'arrêt international contre Paul Kagamé et neuf de ses collaborateurs, le chef de l'Etat Rwandais a rompu les relations diplomatiques avec la France. Dans cette interview, Paul Kagamé annonce qu'il exposera le différend entre son pays et la France, aux Chefs d'Etat africains réunis ce jeudi à Nairobi au Sommet pour la paix, la sécurité, et le développement dans la Région des Grands Lacs auquel participent onze pays: Angola, République Centrafricaine, République du Congo, RD Congo, Kenya, Burundi, Rwanda, soudan et Tanzanie. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Sam 13 Jan - 12:45 | |
| |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Ven 19 Jan - 10:14 | |
| La chambre d’appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a rejeté dans le procès dit des médias l’admission comme preuve du rapport d’enquête du juge français Jean Louis Bruguière, estimant qu’il n’est pas «pertinent» dans cette affaire, apprend on jeudi au vu de la décision. Une requête en ce sens avait été presentée le 14 décembre par deux des accusés de cette affaire : MM. Ferdinand Nahimana et Jean-Bosco Barayagwiza, fondateurs de la Radio télévision libre des milles collines (RTLM) qui arguaient que ce document diffusé en novembre n’avait pas pu être produit lors de leur procès qui s’est achevé en 2003. La chambre y a répondu le 12 janvier dernier. Selon les juges, l’enquête du juge Bruguière n’est pas pertinente dans cette affaire qui juge trois responsables de médias rwandais accusés d’avoir propagé des appels au génocide et favorisé les massacres. En première instance deux des accusés ont été condamnés à la détention à vie et le troisième à 35 ans, en raison d’irrégularité de procédures. L’enquête du juge Bruguière, qui conclut à l’implication du FPR et de l’actuel président du Rwanda Paul Kagame dans l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, a déjà été admise en preuve au TPIR dans le procès militaires I qui juge les principaux responsables militaires rwandais lors du génocide de 1994. |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Sam 9 Juin - 5:19 | |
| INVITATION A CONFERENCE DE PRESSE Les suites de l’ordonnance Bruguière Depuis quelques semaines, un nouveau juge est en charge du dossier sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana.Neuf Rwandais sont visés depuis le 17 novembre 2006 par des mandats d’arrêt internationaux. Parmi eux, M. Samuel Kanyemera dit Samkaka, Mme Rose Kabuye née Kanyange et M. Jacob Tumwine. Leurs avocats, Mes Lev Forster et Bernard Maingain (Barreau de Bruxelles) s’exprimeront en leur nom pour la première fois en France, lors d’une conférence de presse mardi 12 juin 2007 à 10h30 à La Closerie des Lilas 171, boulevard Montparnasse 75006 Paris Tél. 33 1 40 51 34 50 Objet de cette conférence de presse : ­ faire le point sur ce dossier judiciaire qui empoisonne les relations entre la France et le Rwanda depuis près de dix ans, ­ exprimer pour la première fois en France publiquement le point de vue de la Défense,­ détailler les termes de la lettre adressée le 31 mai dernier, au magistrat instructeur en charge actuellement de ce dossier. Lettre dans laquelle ils invitent M. Philippe Coirre à se rendre au Rwanda, ce que le juge Bruguière n’a jamais fait en 9 ans d’instruction, pour y accomplir le nécessaire travail contradictoire qui manque au dossier jusqu’ici. Bernard MAINGAIN. Lev FORSTER. Rue Auguste De Boeck, 54-56 49, rue de Châteaudun 1140 Bruxelles (Belgique) 75009 Paris (France) Tél : +32 2 240 15 46 ou 240 14 79 +33 1 42 80 30 45 Fax : +32 2 240 15 30 +33 1 49 95 05 78 Adresse courriel : b.maingain@elegis.be cabinetllfoster@free.fr |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Mar 12 Juin - 14:55 | |
| Rwanda: des proches de Kagame, recherchés par la justice française, demandent à être entendusPARIS (AP) - Les avocats de trois proches du président rwandais Paul Kagame, visés par des mandats d'arrêts du juge d'instruction Jean-Louis Bruguière dans l'enquête sur l'attentat contre son prédécesseur Juvénal Habyarimana en avril 1994, ont dénoncé mardi une enquête insuffisamment étayée et demandent l'audition de leurs clients au Rwanda. Fin novembre dernier, au terme de huit années de procédure, le juge Bruguière a émis des mandats d'arrêt contre neuf proches du régime rwandais qu'il soupçonne avoir participé à l'attentat contre le président Habyarimana, action considérée comme l'élément déclencheur du génocide de 1994. Les mandats d'arrêt visent les crimes d'assassinats et de complicité d'assassinats et rendent difficile tout déplacement international des personnes recherchées par la justice française. "La thèse, telle qu'elle est présentée, n'est pas suffisamment étayée et ne résulte pas d'une enquête suffisante et satisfaisante", a estimé mardi Me Lev Forster lors d'une conférence de presse à Paris. Avec son confrère belge, Me Bernard Maingain, ils défendent Samuel Kanyemera, dit Sam Kaka, général, député du Front patriotique rwandais (FPR), Rose Kabuye, responsable du protocole, et Jacob Tumwine, homme d'affaires et lieutenant-colonel de réserve. Le 30 mai, ils ont adressé aux successeurs du juge Bruguière, qui brigue sous la bannière de l' UMP un mandat de député dans le Lot-et-Garonne, un courrier dans lequel ils les invitent à se rendre au Rwanda pour entendre leurs clients. "Nos clients disent aux magistrats instructeurs: 'Venez à Kigali, la porte est grande ouverte. Votre sécurité sera assurée, faites votre enquête contradictoire et forgez votre opinion'", a déclaré Me Maingain. En huit ans d'instruction, le juge Bruguière ne s'est pas rendu au Rwanda. Selon son enquête, Paul Kagame, alors chef du FPR, aurait programmé l'élimination du président Habyarimana. Un commando infiltré à Kigali, où stationnaient des militaires du FPR dans le cadre des accords d'Arusha, se serait caché dans une zone surveillée par les forces gouvernementales près de l'aéroport pour y abattre l'avion présidentiel le 6 avril 1994. Une thèse réfutée par l'actuel régime de Kigali et critiquée par certains observateurs internationaux présents sur les lieux à l'époque des faits. Me Maingain a rappelé mardi que les déplacements des forces du FPR, stationnées dans le bâtiment du Comité national de développement (CND) à Kigali, étaient étroitement surveillés par les hommes de la MINUAR, la force de sécurité de l' ONU. Les deux avocats ont souligné que l'enquête du juge Bruguière a été menée sur la base de témoignages "prétendument directs" et sur des témoignages indirects. "C'est au terme d'une véritable enquête contradictoire qu'on pourra se forger une opinion", a estimé Me Forster. Les mandats d'arrêts lancés en novembre 2006 ont provoqué une rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. Les deux avocats ont assuré que la démarche de leurs clients répondait à "une volonté de décrispation". La procédure pénale française n'autorise par les avocats de personnes contre lesquelles un mandat d'arrêt est lancé de prendre connaissance du dossier d'instruction. L'avion d'Habyarimana a été abattu le 6 avril 1994 aux alentours de 20h par un missile, alors qu'il s'apprêtait à atterrir sur l'aéroport de Kigali. A son bord se trouvait également le président burundais, Cyprien Ntaryamira. Cet attentat a été suivi du génocide de 500.000 à 800.000 Rwandais, en grande majorité des Tutsis, mais aussi des Hutus modérés, en 100 jours. Les forces de Kagame ont alors pris le pouvoir, mettant fin aux violences. AP |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Mar 12 Juin - 15:52 | |
| Les avocats de trois proches du FPR, parti du président rwandais Paul Kagame, recherchés dans le cadre de l'enquête française sur l'attentat contre le président Habyarimana en 1994, ont plaidé mardi à Paris pour une "décrispation" entre la France et le Rwanda sur ce dossier. "Ce qui s'est produit au Rwanda (le génocide qui a fait entre 800.000 et un million de morts en 1994, ndlr) est beaucoup trop lourd et grave pour que nous n'ayons pas tous ensemble le devoir de faire la meilleure justice possible", a dit l'avocat belge Me Bernard Maingain lors d'une conférence de presse, avant d'appeler à la "décrispation" des relations entre la France et le Rwanda. Avec son confrère français Me Léon Lev Forster, Me Maingain défend Samuel Kanyemera dit Sam Kaka (député du Front patriotique rwandais, FPR), Rose Kabuye (dirigeante du FPR, responsable du protocole du président Kagame) et Jacob Tumwine (lieutenant-colonel démobilisé aujourd'hui homme d'affaires). Ces derniers sont visés depuis le 17 novembre par un mandat d'arrêt international délivré par le juge français Jean-Louis Bruguière qui soupçonne l'actuel président d'être impliqué dans le meurtre du président Juvenal Habyarimana qui avait précédé le génocide. Le juge a également émis des mandats d'arrêt contre six autres proches du pouvoir rwandais, une procédure judiciaire qui a entraîné la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. Les avocats, qui demandent le retrait des mandats, soulignent les "lacunes", selon eux, de l'enquête de M. Bruguière et notamment le fait que leurs clients n'ont pas été contactés. "Dans ce contexte, est-ce que cela a un sens de délivrer des mandats d'arrêt", a déclaré Me Maingain. M. Bruguière, en disponibilité pour faire campagne comme candidat du parti de l'UMP (majorité de droite) pour les législatives, a été remplacé à la tête de cette enquête par les juges Philippe Coirre et Marc Trévidic. "Nos clients disent aux magistrats, venez à Kigali, la porte est grande ouverte. Leur sécurité est assurée", a poursuivi Me Maingain qui souhaite également que les juges élargissent leur enquête à d'autres témoignages. Pour sa part, Me Forster a indiqué qu'il souhaitait "confronter le système judiciaire français à la vérification de l'impartialité qui serait la sienne". "Nous réclamons le contradictoire", a-t-il dit. Dans un courrier adressé aux juges le 1er juin, les avocats qualifient l'enquête de M. Bruguière de "montage inadmissible" contenant "lacunes" et "négligences". Le 6 avril 1994 à Kigali, l'avion présidentiel, avec à son bord M. Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira, plusieurs hauts responsables des deux pays et trois membres d'équipage français, avait été abattu à son arrivée sur Kigali. M. Habyamarimana, qui était alors soutenu par la France, rentrait d'Ouganda où il avait contacté ses adversaires du FPR avec lequel il était en guerre. M. Kagame a toujours nié son rôle dans l'attentat et aucune enquête n'a réussi à en identifier les auteurs. (©AFP / 12 juin 2007 16h19) |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Ven 15 Juin - 8:52 | |
| Kigali, 14 juin (ARI) - Dans sa déposition devant la Commission rwandaise sur le rôle de la France dans le génocide, la journaliste belge Colette Braeckman affirme avoir reçu un document attestant que l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana a été exécuté par des soldats français avec la complicité des milieux extrémistes hutu, a établi l’Agence Rwandaise d’Information (ARI). |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Conclusions du Juge Bruguière Ven 15 Juin - 11:11 | |
| L’attentat contre l’avion du Président Habyarimana serait l’œuvre de la France Kigali, 14 juin (ARI) - Dans sa déposition devant la Commission rwandaise sur le rôle de la France dans le génocide, la journaliste belge Colette Braeckman affirme avoir reçu un document attestant que l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana a été exécuté par des soldats français avec la complicité des milieux extrémistes hutu, a établi l’Agence Rwandaise d’Information (ARI). Colette Braeckman assure la couverture médiatique de la région des Grands Lacs au quotidien belge Le Soir. En date du 29 mai 1994, elle affirme avoir reçu dans sa boîte à lettre un document sur lequel il était écrit que l’avion qui transportait le Président Habyarimana a été abattu par deux militaires du DAMI (Détachement d’assistance militaire et d’instruction, de l’armée française) au service de la CDR (Coalition pour la défense de la République, parti extrémiste hutu). Selon ce document signé par un certain Thaddée, chef d’une milice à Kigali, le commando qui a abattu l’avion était constitué de quatre personnes, deux soldats français du DAMI et deux rwandais de la CDR. L’un de ces deux soldats du DAMI porterait le pseudonyme d’Etienne. Colette Braeckman a transmis ce document aux gens qui travaillent pour les services de renseignement belges qui ont confirmé l’authenticité du document. Notamment, le fait qu’Etienne est un nom d’emprunt au sein du DAMI. Le Soir a accepté de publier ce document qui a créé par la suite un tolet dans les milieux politiques français. La France a envoyé à la Belgique une note diplomatique pour exiger des excuses pour «cette fausse accusation». Chose que le Premier Ministre belge n’a pas fait arguant que dans son pays la presse est libre. Si la France est outrée par les révélations du journal Le Soir, elle peut faire une protestation sous forme de droit de réponse. Colette Braeckman a indiqué aux sept membres de la Commission que c’est l’Ambassade de France à Kigali qui a fait circuler la rumeur selon laquelle le Falcon présidentiel a été abattu par les Belges. Laquelle rumeur a été à la base de l’assassinat des dix casques bleus belges au début du génocide et à la décision du gouvernement belge de retirer son contingent de la Minuar (Mission des Nations Unies au Rwanda). Dans sa déposition, Colette Braeckman est revenu sur l’affaire des uniformes volés. C’est surtout pour réagir aux affirmations selon lesquelles des militaires belges auraient été vus sur le lieu du crash. Les hutu en exil affirment avoir identifié le nom du colonel belge Walter Ballis, chef des opérations adjoint à l’état major de la Minuar, sur l’uniforme porté par l’une des personnes qui ont abattu le Falcon présidentiel. Colette Braeckman dit que le vol d’uniformes des casques bleus belges à l’hôtel Méridien est une réalité. Le Colonel Walter Ballis n’a jamais été au lieu du crash. Son uniforme avait été volé à l’Hôtel Méridien et utilisé par celui qui voulait s’en servir pour abattre le Falcon présidentiel. (Fin). |
|  | | | | Conclusions du Juge Bruguière | |
|
| Page 3 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |