| | | Commission nationale rwandaise | |
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ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Commission nationale rwandaise Lun 12 Fév - 6:36 | |
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Dernière édition par le Jeu 3 Mai - 17:03, édité 2 fois |
|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mer 21 Fév - 4:51 | |
| La commission rwandaise non grata en France Les enquêteurs sur le génocide de 1994 n'ont pu voir aucun officiel. Par Christophe AYAD QUOTIDIEN : mercredi 21 février 2007 Les trois membres de la commission d'enquête rwandaise sur le rôle de la France dans le génocide de 1994, envoyés en France pour y effectuer des auditions, sont rentrés, hier, bredouilles ou presque. Le général de brigade Jérôme Ngendahimana, vice-président de la commission, l'universitaire Jean-Paul Kimonyo, politologue à l'université de Québec, et Géraldine Bakashyaka, secrétaire de la commission, ont séjourné deux semaines à Paris afin d'auditionner une trentaine de témoins clés. Arrivés le 7 février après avoir obtenu un visa in extremis, ils ont été accueillis par un communiqué cinglant du ministère de la Défense : «La décision unilatérale prise par le Rwanda de rompre les relations diplomatiques avec la France [à la suite de l'enquête du juge Bruguière attribuant au président Kagamé la responsabilité de l'attentat du 6 avril 1994, ndlr] ne nous paraît pas propice à la venue de cette commission dans notre pays qui ne lui reconnaît ni légitimité ni compétence pour y conduire ses auditions.» Dans une lettre adressée à Dominique de Villepin, la commission avait demandé au Premier ministre de faciliter des «rencontres officielles» avec toutes les parties concernées par ce dossier. Elle avait dressé une liste d'une trentaine de noms, dont 60 % de militaires. Dominique de Villepin, à l'époque numéro 2 du Quai d'Orsay, n'y figure pas. A défaut de pouvoir auditionner les témoins demandés, les membres de la commission ont rencontré, de manière informelle, des historiens, chercheurs, membres d'ONG et journalistes ayant travaillé sur le Rwanda. «C'est dommage, explique Jean-Paul Kimonyo. Nous avions des questions précises à poser à un certain nombre d'acteurs. La presse ainsi que la mission d'information parlementaire française de 1998 avaient soulevé plusieurs points mais nous voulons aller plus loin, comprendre les raisons précises de ce que nous percevons comme une dérive.» La commission, qui a envoyé des membres en Grande-Bretagne et en Belgique, a pu auditionner quatre personnes en France à titre anonyme. La commission est censée achever ses travaux le 15 avril, mais son mandat est renouvelable pour six mois. Elle pourrait recommander des poursuites. |
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 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Jeu 29 Mar - 15:48 | |
| La commission d'enquête poursuit ses travaux Le gouvernement rwandais a prorogé pour la seconde fois le mandat de la commission d'enquête sur le rôle de la France dans le génocide de 1994, indique un communiqué officiel publié jeudi à Kigali. "Réuni sous la présidence du chef de l'Etat (Paul Kagame), le conseil des ministres a adopté l'arrêté présidentiel portant prorogation du mandat des membres de la commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves de l'implication de l'Etat français dans le génocide", indique ce texte en kinyarwanda signé par le ministre de l'Information, Laurent Nkusi. La commission, qui a commencé ses travaux en avril dernier, avait bénéficié d'une première prorogation de ses six mois de mandat en octobre dernier. La commission, composée d'historiens et de juristes, rendra son rapport final au président Kagame. En octobre et en décembre derniers, elle avait organisé à Kigali des auditions publiques de témoins, dont des militaires de l'ancienne armée rwandaise, mettant en cause la France. Cette commission est officiellement "chargée de rassembler les preuves de l'implication de la France dans le génocide" au Rwanda en 1994, qui a fait, selon les Nations unies, environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés. La France, avec qui Kigali a rompu ses relations diplomatiques en novembre, est régulièrement accusée par l'actuel gouvernement rwandais d'avoir entraîné et armé les auteurs du génocide. Paris a toujours démenti toute implication dans les massacres. Publié le 29 mars 2007. |
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 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mer 18 Avr - 10:56 | |
| Kigali, 17 avril (ARI) - La Commission Mucyo est à présent entrée dans la troisième et dernière phase de ses auditions avec la déposition ce mardi du témoignage du journaliste belge Jean Pierre Martin. Une phase qui sera essentiellement dominée par des témoins étrangers. La commission dont le mandat de six mois vient d’être renouvelé pour une deuxième fois pourra également continuer à auditionner des témoins rwandais déjà rencontrés ou cités dans les dépositions antérieures « pour des informations complémentaires », comme l’a déclaré à l’Agence Rwandaise d’Information (ARI) Jean Paul Kimonyo, membre de la Commission. |
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 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Jeu 3 Mai - 16:13 | |
| Dans le cadre d'une série d’auditions "de témoins de contexte" organisée par la Commission gouvernementale chargée d’enquêter sur le rôle de l'Etat français dans le génocide rwandais de 1994, un ressortissant belge ayant vécu longtemps au Rwanda devra témoigner sur le rôle de Paris dans ces tragédies, rapporte jeudi le quotidien progouvernemental "The New Times", paraissant à Kigali. |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Jeu 3 Mai - 16:15 | |
| Le journaliste belge Jean-Pierre Martin entendu par la Commission MucyoKigali, 17 avril (ARI) : Jean-Pierre Martin de RTL-TV, la plus grande chaîne de la communauté française de Belgique, vient de livrer des témoignages accablants contre la France à la Commission Mucyo qui enquête à charge sur le rôle de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda. Jean-Pierre Martin est arrivé au Rwanda pour la première fois comme journaliste en 1985, entre cinq à six fois par an depuis 1994. Jean-Pierre Martin a été au Rwanda après l’offensive du FPR (Front Patriotique Rwandais) d’octobre 1990. Il était alors responsable de l’Afrique centrale et du Moyen-Orient à RTL-TV. Il affirme avoir été témoin de la brutalité répressive du régime Habyarimana sur la minorité tutsi. Il a parlé notamment des civils Tutsi arrêtés, parqués comme du bétail dans les jeeps de la gendarmerie et amassés au Stade, au motif qu’ils étaient des complices du FPR sous l’attitude complaisante et participative de l’armée française. «En 1990, la Belgique a arrêté son intervention militaire au Rwanda contrairement à la France qui a envoyé ses soldats et continué à soutenir le régime Habyarimana dont la brutalité contre la minorité tutsi était connue de tous», dit-il. «Je pense que ça a été la décision la plus importante prise par les autorités de mon pays. C’est ce qui explique, à mon avis, le ressentiment anti-belge grandissant depuis 1990 à l’intérieur du Rwanda, prélude à l’assassinat des dix casques bleus et civils belges en 1994». Ce journaliste belge dit avoir été témoin à trois reprises des rafles et des coups portés contre des civils Tutsi à Kigali sous la barbe des soldats français : à côté de l’État-major, Chez Lando et au Grand Rond Point du Centre-ville. «Les soldats français étaient présents mais ils ne sont pas intervenus.», constate-t-il. En 1990, Jean-Pierre Martin s’est rendu sur la ligne de front à la frontière rwando-ougandaise, mais il a dû rebrousser chemin au niveau de Gabiro parce que pris sous le feu des soldats zaïrois qui combattaient aux côtés des ex-FAR. « Je n’ai pas vu des soldats français sur la ligne de front parce que je n’y suis pas arrivé. J’ai surtout travaillé à Kigali. Mais certains de mes collègues qui sont allés jusqu’à la ligne de front m’ont parlé de la participation directe des soldats français au combat» Jean-Pierre Martin a été à Kigali au début de l’installation de la MINUAR (Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda) fin 1993. «J’étais avec mon collègue Jacques Collet. Entre février et mars 1994, toutes les preuves sur la préparation du génocide étaient là. Il fallait être un mauvais ambassadeur ou un attaché militaire médiocre pour ne pas le savoir. Durant cette période, je n’ai pas vu des soldats français. D’autres font état de la présence des soldats français notamment des instructeurs français en février 1994, certains soldats belges avouent en avoir la conviction.», dit-il. Pour ce journaliste belge, les massacres d’une centaine de personnes à Kigali après l’assassinat de Félicien Gatabazi (à l’époque président du PSD, Parti Social Démocrate) en février 1994 montraient que des tueries de grande ampleur étaient imminentes. «Le premier bataillon belge qui a été à Kigali jusqu’au mois d’avril 1994 n’était pas dupe. Dans les entretiens que j’ai eus avec eux, ils me parlaient de la propagande anti-belge, de l’impossibilité de désarmer les Interahamwe et de la présence des soldats français à Kigali », précise-t-il. Jean-Pierre Martin a dû alerter les autorités belges (Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères, Secrétaire d’Etat à la Coopération) sur ce qui se tramait. Jean-Pierre Martin savait que quelque chose de flagrant, de terrible allait se produire mais pas un génocide. L’une des autorités belges rencontrées lui avait dit qu’elle prenait bonne note, que ça recoupait ce qu’il avait glané comme information. Jean-Pierre Martin est revenu au Rwanda le 9 avril 1994 après la déflagration de l’avion qui transportait le Président Habyarimana et le début du génocide d’avril à juillet 1994 au cours duquel plus d’un million des Tutsi ont péri. Jean-Pierre Martin affirme que les journalistes belges ont travaillé dans des conditions on ne peut plus difficiles. Lui, son collègue Jacques Collet et Marie-France Cross de la Libre Belgique étaient indésirables au Rwanda. «Les journalistes français étaient accueillis en héros, ils venaient et allaient où ils voulaient, alors que pour nous comme pour les journalistes de la BBC c’était une question de vie et de mort». Pour la petite histoire, au mois de mars l’Ambassadeur de Belgique à Kigali a demandé au Président Habyarimana de fermer l’émetteur de la RTLM (Radio Télévision Libre des Mille Collines) qui incitait à la haine et aux tueries génocidaires contre les Tutsi. En réaction, le Président Habyarimana avait demandé au diplomate belge d’ordonner d’abord la fermeture de RTL-TV qui employait Jean-Pierre Martin. Dans sa déposition, Jean-Pierre Martin a également parlé des relations tendues entre l’Ambassade de Belgique et celle de France à Kigali, plus d’échange d’informations, même avant le génocide. Un détail. Les Belges avaient programmé un vol pour aller récupérer les corps des coopérants belges tués près du Camp de Bigogwe au nord du Rwanda et mener une enquête sur les conditions de leur assassinat. Les Français les en avaient dissuadé. Jean-Pierre Martin a affirmé devant les sept membres de la Commission Mucyo avoir vu entre le 10 et 11 avril une ou deux batteries anti-aériennes à l’aéroport qui tiraient sur la ville alors qu’une batterie anti-aérienne est faite pour un autre usage. « Ce sont les Français qui nous disent où nous devons tirer », lui avait alors dit sèchement un ex-FAR qu’il avait interviewé. De l’avis de Jean-Pierre Martin, «au début du génocide, l’on avait l’impression que ce sont les Français qui faisaient tout, qui organisaient toutes les opérations. Ils avaient quadrillé toute la ville, il y avait un soldat français à chaque 100 mètres. L’objectif était de créer la panique, de faire peur à la population. Grâce à ce climat, les services spéciaux rwandais ont pu rafler des personnes, les enfermer dans les cachots de la gendarmerie». Un autre fait. Jean-Pierre Martin qui est resté au Rwanda les neuf premiers jours du génocide accompagnait les soldats belges qui allaient chercher des expatriés à évacuer. Il affirme avoir vu une femme enceinte éventrée. «Deux soldats français étaient à 50 mètres de là, ils n’ont rien fait, sauf rigoler comme s’ils étaient au cinéma. » A propos du comportement des militaires français à l’aéroport, Jean-Pierre Martin dit qu’ils contrôlaient totalement l’aéroport. Il a parlé d’une forte connivence entre militaires et journalistes français. « Les journalistes français se prenaient pour des militaires; et des militaires français se prenaient pour des journalistes. Il y avait même des officiers spécialement chargés des médias. » Ceci, alors que les journalistes belges étaient tout simplement marginalisés; ils ne pouvaient même pas manger; ils avaient de la peine à trouver un endroit où poser leurs sacs de couchage. « L’on se méfiait des journalistes belges qui ne faisaient pas allégeance à la France, ils étaient écartés de toutes les missions. Les missions les plus éclairantes étaient faites uniquement par des journalistes français. A titre d’exemple, nous ne pouvions pas filmer qui montaient dans les avions français. Et ça se faisait généralement la nuit. Alors qu’il n’y avait pas ce genre de problème avec les avions belges. Tout se faisait dans la transparence.» Dans sa déposition, Jean-Pierre Martin a parlé également des scènes de beuveries. Déjà surpris de constater qu’il y avait une bouteille de vin dans la ration de combat de chaque soldat français alors qu’un militaire au combat doit rester tout le temps en état d’éveil. Pire, officiers et journalistes français ont forcé la porte du magasin « duty free shop » situé au premier étage de l’aérogare pour se servir des boissons alcoolisées. Jean-Pierre Martin n’a pas été dans la Zone Humanitaire Sûre mise en place par l’opération Turquoise dans les préfectures de Gisenyi, Kibuye et Gikongoro. Donc, il n’a pas de témoignages sur les agissements de militaires français de l’opération Turquoise. Cependant, il dit avoir été choqué par «la récupération de cette option pseudo humanitaire». (Fin). |
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 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Ven 4 Mai - 12:46 | |
| Nouveau témoignage belge sur le rôle de Paris en 1994 RWANDA - 3 mai 2007 - PANAPRESS Dans le cadre d'une série d’auditions "de témoins de contexte" organisée par la Commission gouvernementale chargée d’enquêter sur le rôle de l'Etat français dans le génocide rwandais de 1994, un ressortissant belge ayant vécu longtemps au Rwanda devra témoigner sur le rôle de Paris dans ces tragédies, rapporte jeudi le quotidien progouvernemental "The New Times", paraissant à Kigali. "Le témoin, en la personne de Pierre Jamagne, ancien coopérant belge au sein du ministère rwandais de l’Agriculture, devrait donner, ce jeudi, des indices sur la responsabilité de l’Etat français dans ces tragédies", a indiqué le Pr José Kagabo, un des sept membres de la commission. "Nous nous attendons à l'information essentielle, car ce témoin a vécu au Rwanda durant cette période de 1990 à 1994. Il avait l'habitude de voyager dans diverses parties du pays où il a assisté à plusieurs activités des soldats français dans le pays", a-t-il déclaré Le Pr Kagabo a révélé au quotidien rwandais que le témoin avait rencontré auparavant certains des membres de la commission qui étaient en Europe en février dans une campagne à essayer à la source pour les témoins étrangers. Il a ajouté que le Belge fera également un exposé sur ce qu'il a vu et vécu avant d’être évacué le 14 avril 1994. Jamagne est le deuxième ressortissant belge à témoigner, après l’audition précédente d’un autre lieutenant-colonel à la retraite, Walter Wallis, qui faisait partie de la Mission des Nations unies au Rwanda (MINUAR). "La commission compte auditionner plus de témoignages auprès des ressortissants étrangers afin d'obtenir leur version au lieu de se focaliser sur des Rwandais", a-t-il déclaré. Kigali reproche notamment au gouvernement français d’avoir conseillé et armé des officiers des ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) et les milices génocidaires dites "Interahamwe", ce qui aurait favorisé le génocide. La France est également accusée d'avoir continué son soutien aux génocidaires pendant l'opération "Turquoise", ce que réfutre Paris qui revendique, au contraire, une intervention humanitaire exemplaire |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mar 8 Mai - 4:18 | |
| [b][b]La Commission rwandaise sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi rendra son rapport avant le 15 octobre 2007 [/b] Kigali, 07 mai (ARI) : - La « Commission Nationale Indépendante chargée de rassembler les preuves de l’implication de l’Etat français dans le génocide de 1994 au Rwanda » a entamé en avril dernier sa troisième et dernière phase des auditions publiques. A ce jour quatre témoins étrangers ont été auditionnés, et les responsables de la Commission prévoient que cette phase pourrait s’achever avec le mois de mai. Dans une interview à l’Agence Rwandaise d’Information (ARI), le Président de la Commission Jean de Dieu Mucyo fait le point sur l’état d’avancement des travaux.[/b] |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mar 8 Mai - 14:22 | |
| Au moins quatre ressortissants étrangers ont été auditionnés au cours de la troisième phase des témoignages à la Commission nationale rwandaise chargée de rassembler les preuves de l'implication de l'Etat français dans le génocide de 1994 au Rwanda, a-t-on appris mardi de source ooficielle à Kigali. 08/05/2007 |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mer 9 Mai - 17:34 | |
| La responsabilité de la France évaluée dans le génocide RWANDA - 8 mai 2007 - PANAPRESS Au moins quatre ressortissants étrangers ont été auditionnés au cours de la troisième phase des témoignages à la Commission nationale rwandaise chargée de rassembler les preuves de l'implication de l'Etat français dans le génocide de 1994 au Rwanda, a-t-on appris mardi de source ooficielle à Kigali. Le président de ladite commission, Jean de Dieu Mucyo, a déclaré qu’en dehors des auditions publiques, son institution reçoit "presque tous les jours" des témoins (rwandais comme étrangers), à huis clos. Il a déploré la difficulté rencontrée en France et en Belgique par cette commission pour auditionner les militaires et les politiciens de ces pays. "Ni les autorités belges ni le ministère français de la Défense n'ont collaboré; ils se sont tous opposés à l'audition de ces gens", a déclaré M. Mucyo. Il a expliqué que la plupart des témoignages recueillis reviennent surtout sur le rôle des militaires français et sur leur comportement au moments des tueries de 1994 à Kigali, la capitale rwandaise. "Pour l'aspect politique, il y a pas mal de choses qui ont été écrites. Mais ces témoignages nous aident à savoir le comportement des militaires français sur le terrain", a ajouté l'officiel rwandais. |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mar 12 Juin - 6:52 | |
| La France était opposée à la présence des casques bleus et à l’arrêt des massacres Kigali, 11 juin (ARI) - La France refusa de mettre ses soldats de l’opération Turquoise sous le drapeau de l’ONU parce qu’opposée à la présence des casques bleus au Rwanda et à l’arrêt des massacres, selon le témoignage du journaliste et romancier belge, Pierre Richard, entendu ce lundi par la Commission rwandaise sur l’implication de la France dans le génocide. |
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Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mar 12 Juin - 6:55 | |
| 50.000 piolets emmenés de France furent utilisés durant le génocide Kigali, 11 juin (ARI) – Jacques Collet, un journaliste belge qui a couvert le génocide, a indiqué ce lundi à la Commission rwandaise sur l’implication de la France dans le génocide que des piolets furent importés de France pour fracasser les crânes des Tutsi durant le génocide, a établi l’Agence Rwandaise d’Information. |
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 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mer 13 Juin - 9:48 | |
| Les jeux troubles de la « Françafrique » confirmés (L'Humanite 12/06/2007)Rwanda 1994 . Des témoignages corroboreraient les accusations de trafic d’armes et d’intervention de militaires français en faveur du camp génocidaire.
La commission créée par Kigali et présidée par Jean de Dieu Mucyo, ex-ministre de la Justice, concernant le comportement des autorités françaises lors du génocide perpétré au Rwanda en avril-juillet 1994 a entamé au printemps sa troisième phase d’auditions, consacrée essentiellement aux expatriés. Selon des informations ayant filtré du huis clos, les témoignages confirmeraient certaines accusations déjà formulées : ventes d’armes clandestines et intervention directe de militaires français au côté des FAR (forces armées rwandaises) et des milices Interahamwe, fer de lance des massacres.
Trafic d’armes. Martin Marschner von Helmreich, hommes d’affaires allemand, était alors en liaison avec la Caisse centrale de réassurance (CCR, organisme couvrant des risques allant des calamités agricoles à ceux de l’armée française à l’étranger) avec laquelle il avait signé une convention de courtage financier faisant de lui l’un des principaux partenaires de cette instance dépendant du Trésor public.
Il assure que, le 29 août 1994, la CCR l’informait avoir « perdu » un milliard des francs français appartenant à sa filiale Rochefort Finances. Quinze jours plus tard, le trou était comblé par le Trésor public sans que la moindre explication ne soit donnée. Une partie des fonds détournés aurait transité par la BNP et servi à l’achat d’armes à destination des forces génocidaires. « Ce qui est intéressant, insistait-il devant la commission, c’est de constater que moi, qui cherche où est parti l’argent de mes clients, je tombe sur un numéro de compte à la BNP et que vous, qui cherchez d’où est venu l’argent qui a financé les livraisons d’armes aux FAR, vous tombez sur le même compte... » À la direction de la CCR de l’époque, « tous savaient (et) ont agi en connaissance de cause », accuse Martin Marschner, concluant à une implication financière directe de l’État français dans la guerre civile.
De son côté, le colonel belge en retraite Walter Ballis, ancien officier de la MINUAR (casques bleus), affirmait que des soldats français, « déguisés en civils », étaient restés au Rwanda après que leur contingent avait quitté officiellement le pays à la mi-décembre 1993. « Notre cellule des renseignements faisait état des camps d’entraînement où des instructeurs français apprenaient aux Interahamwe des éléments de combat et de la guerre », ajoutait-il. Accusation également formulée par Pierre Jamagne, coopérant belge au Rwanda entre 1991 et 1994 (projet de carte pédologique), se faisant par ailleurs l’écho de témoignages concernant des livraisons d’armes aux FAR alors que ceux-ci évacuaient le pays, donc jusqu’au dernier moment du génocide. Enfin il déclarait que lui-même et ses collègues avaient vu, deux ans plus tôt (mai 1992), des militaires français en tenue de combat « se diriger vers la ligne de front dans le nord du pays ». Notamment dans les secteurs de Byumba et Ruhengeri, précisait-il.
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|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Ven 15 Juin - 11:12 | |
| IIIème phase des auditions de la Commission sur l’implication de la France dans le génocide Audition des témoins numéros 8 et 9 : Luc Pillionel et Colette Braeckman Kigali, 14 Juin (ARI) : - La Commission Mucyo sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda a auditionné ce jeudi deux nouveaux témoins étrangers, le suisse Luc de Pillionel et la journaliste belge Colette Braeckman. Témoin n° 8 : Luc Pillionel Identification du témoin : juriste de formation, est arrivé au Rwanda et dans la région en juillet 1994 pour tenter d’évacuer des membres de sa belle famille qui se trouvaient au camp de Nyarushishi dans l’ancienne préfecture de Cyangugu. Dans ce cadre, il a pu cotoyer des soldats Français de l’opération turquoise. Eléments essentiels de son témoignage: · L’Opération Turquoise était une opération militaire ; elle n’avait rien d’humanitaire. Le témoin est passé dans les bases militaires de cette opération à Kavumu (en République Démocratique du Congo- RDC) et à Kamembe (Rwanda) lors de sa tentative de récupérer les membres de sa belle famille. A Kavumu, son principal interlocuteur était le colonel Hogard et à Kamembe, le capitaine Guillaume Anselle. Partout il a vu de militaires équipés d’armes sophistiquées que le témoin décrit avec précision ; des hélicoptères Puma et des Transal ( pour Kavumu). Nulle part des mouvements de camions pour apporter l’aide à des populations civiles en détresse, pas de vivres, pas d’ambulances, rien qui puisse faire penser à une opération humanitaire. · La situation des déplacés de Nyarushishi était désespérée. Leur situation était déjà terrible avant l’arrivée des Français, sous la gestion du CICR. Avec l’opération Turquoise, aucune amélioration de leur situation. Ils continuaient à mourir de faim, de soif, de maladies, et leur insécurité s’est accrue. Les hommes disparaissaient tous les jours, et les femmes se faisaient violer d’après les témoignages que le témoin a recueillis auprès de sa belle famille. Les soldats Français n’ont pas permis au témoin d’accéder au camp de Nyarushishi. C’était un témoin gênant à la fois pour leurs opérations militaires que pour administration chaotique et cynique du camp des déplacés Tutsi de Nyarushishi. · Au sein du camp où se trouvait le détachement de Turquoise à Kamembe, le témoin a vu mardi le 19 juillet une demi douzaine de corps frais gisant au sol dans des flaques de sang non encore sechés. Les corps étaient emmaigris, en habits sales, signe que les victimes étaient des personnes recherchées durant le génocide. Les soldats Français de l’opération turquoise n’ont eu aucune réaction. · A l’évêché de Cyangugu où il avait logé cette nuit, le témoin a entendu le cri horrible d’une femme qu’on violait avant de la tuer. Les trois légionaires Français qui étaient de faction et leurs cinq à sept collègues venus en renfort pour la nuit n’ont pas eu la moindre réaction, alors que la scène se déroulait à moins de cent mètres. · Un légionaire français de l’opération turquoise , l’un de ceux qui étaient de faction à l’évêché de Cyangugu le 19 juillet 1994 a affirmé en présence du témoin que c’était des « Khmers noirs », donc soldats du FPR, qui commettaient le génocide, et que la France était là pour mettre un terme à cette situation. Témoin n° 9 : Colette Braeckman Identification du témoin : Journaliste au quotidien belge Le Soir. Elle couvre l’Afrique, spécialement la région des Grands Lacs. Elle a commencé à faire des reportages sur le Rwanda depuis les années 1980.
Eléments essentiels de son témoignage:
- En 1992, le témoin a vu à Ruhengeri des soldats Français, visages peints en noir, effectuer des entraînements militaires avec les FAR.
- Au cours de ses nombreux voyages au Rwanda, le témoin a reçu de nombreux témoignages sur des soldats Français qui contrôlaient les identités des Rwandais ;
- La France a créé le Hutu Power, soutenu la CDR et divisé les partis d’opposition. Les visites de Justin Mugenzi à l’ambassade de France à Kigali, et son accueil à Paris en juin 1992 ont été déterminants dans son retournement ;
- En 1993, dans un entretien avec le témoin, un attaché militaire à l’ambassade de France a déclaré au témoin que « les paras Belges de la MINUAR seraient placés entre deux forces belligérantes et que ç a risquait d’être inconfortable pour eux ;
- Beaucoup d’informations parvenues au témoin en mars 1994 au Rwanda faisaient état de militaires français restés ou revenus au pays après leur départ officiel du Rwanda en décembre 1993.
- La haine contre les Belges et l’assassinat des paras belges ont été provoqués par les Français. Après la chute de l’avion de Habyarimana, des personnes ont appelé à l’ambassade de France à Kigali et se sont fait dire que ‘l’avion avait été abattu par les soldats Belges’. C’est cette rumeur partie de l’ambassade de France qui a été à la base de l’assassinat des 10 casques bleus belges.
- Les militaires belges de l’opération Silver Back ont été interdits par les Français d’atterir à Kanombe et sont restés deux jours à Naïrobi avant de poursuivre. Au cours de cette période, les Français ont déchargé des caisses de munitions à destination des ex-FAR.
- Durant le génocide, les Français ont évacué des dignitaires du régime génocidaire. Ils n’ont pas évacué de Tutsi pourtant menacés. Au contraire, ils se permettaient même de séparer des couples mixtes, c’est à dire, évacuer un ressortissant français en laissant son conjoint Tutsi. Les soldats belges ont par contre évacué quelques Tutsi.
- L’aéroport de Kanombe sous le contrôle des soldats français était dans un état crasseux. Les soldats français ont en outre cassé les vitres des magasins « duty free shop » de l’aéroport et pillé des liqueurs.
- D’apès des informations recueillies par le témoin, c’est le colonel français De Saint Quintin qui a récupéré des débris de l’épave de l’avion de Habyarimana abattu.
- Les extrémistes Hutu se sont rassemblés à l’ambassade de France avant l’évacuation de Kigali.
- Avant de partir, l’ambassadeur français a brulé et détruit durant la nuit, tous les documents compromettants.
- Selon le témoignage de journalistes d’autres nationalités qui se déplaçaient avec les soldats français dans Kigali durant le génocide, les militaires français étaient sans état d’âme . Pour franchir les barrières sur lesquelles on tuait des Tutsi, ils mettaient la musique très fort dans leurs écouteurs et ils continuaient leurs patrouilles sans intervenir.
- Avant même que l’ONU ne donne le feu vert à l’opération Turquoise, les soldats Français étaient déjà à Goma et Bukavu.
- L’avion de Habyarimana a été abattu par des soldats français du DAMI (Détachement d’Assistance Militaire) au service de la CDR. Un message signé Thaddée,chef de milice à Kigali, parvenu dans la boîte aux lettres du témoin a révélé cette information. Elle confirmait un faisceau de présomptions antérieures de la part du témoin et de beaucoup d’autres observateurs, surtout des militaires belges.
- Des uniformes des paras belges ont été volés à l’hôtel Méridien pour être ensuite utilisés par ceux qui ont abattu l’avion du président Habyarimana.
- Le témoin a vu à Cyangugu, à la fin de l’opération Turquoise, des gens détruire et piller des biens avant de traverser en RDC, devant le regard indifférent des soldats français.
- Le témoin a vu, dans un hopital à Cyangugu, un médecin français qui voulait continuer à soigner un blessé se faire violemment rappeler à l’ordre par son supérieur qui ordonnait de quitter les lieux, précisant qu’ils n’étaient pas venu pour des actions humanitaires.
- Selon le témoin, l’opération Turquoise a servi à convoyer les génocidaires en RDC. Elle n’avait rien d’humanitaire : pas de matériel de génie, pas d’équipements humanitaires, pas d’équipes médicales, de génie, d’épidémiologistes, de psychologues, de psychothérapeutes, pas d’intervention pour sauver des Tutsi,....
- Le choléra qui a tué environ 40.000 personnes à Goma est, de l’avis des épidémiologistes interrogés par le témoin, une catastrophe programmée, au minimum par bêtise. L’état volcanique du sol où l’on ne pouvait pas creuser de latrines profondes interdisait d’installer des camps de réfugiés en masses agglutinées. Il ya donc eu un manque de précaution coupable.
- Quand les réfugiés ont commencé à mourir de choléra, la France a exploité la catastrophe par les services d’information de son armée pour détourner l’attention des opinions publiques occidentales du génocide qui venait de durer trois mois, focalisant l’attention des médias sur les victimes du choléra.
- D’après le rapport de mission du colonel Ephrem Rwabalinda auprès du général Huchon, document découvert par le témoin et authentifié depuis lors, il apparaît qu’au moment où se déroule le génocide, les militaires français sont simplement préoccupés par le contrôle de l’opinion publique.
- Les Français ont continué de fournir des armes et d’encadrer les extrémistes génocidaires dans les camps au Congo. - La France est impliquée dans des activités de négationisme du génocide et dans l’exfiltration des opposants politiques et d’anciens militaires de l’APR en défection. En exemple, le témoin a évoqué les propos de François Mitterand à Biarritz -« les g énocides »-, et le rôle d’un officier Français de l’opération Artémis basé à Entebbe dans l’exfiltration d’Abdul Ruzibiza ; de même que celui de l’ambassade de France en Tanzanie dans l’acheminement d’Emmanuel Ruzigana en France où le juge Jean Louis Bruguière lui a immédiatement extorqué un témoignage dans des circonstances rocambolesques.
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|  | | ibukafrance Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3192 Localisation: Administrateur Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: Re: Commission nationale rwandaise Mar 19 Juin - 5:15 | |
| Les jeux troubles de la « Françafrique » confirmés Rwanda 1994 . Des témoignages corroboreraient les accusations de trafic d'armes et d'intervention de militaires français en faveur du camp génocidaire. La commission créée par Kigali et présidée par Jean de Dieu Mucyo, ex-ministre de la Justice, concernant le comportement des autorités françaises lors du génocide perpétré au Rwanda en avril-juillet 1994 a entamé au printemps sa troisième phase d'auditions, consacrée essentiellement aux expatriés. Selon des informations ayant filtré du huis clos, les témoignages confirmeraient certaines accusations déjà formulées : ventes d'armes clandestines et intervention directe de militaires français au côté des FAR (forces armées rwandaises) et des milices Interahamwe, fer de lance des massacres. Trafic d'armes. Martin Marschner von Helmreich, hommes d'affaires allemand, était alors en liaison avec la Caisse centrale de réassurance (CCR, organisme couvrant des risques allant des calamités agricoles à ceux de l'armée française à l'étranger) avec laquelle il avait signé une convention de courtage financier faisant de lui l'un des principaux partenaires de cette instance dépendant du Trésor public. Il assure que, le 29 août 1994, la CCR l'informait avoir « perdu » un milliard des francs français appartenant à sa filiale Rochefort Finances. Quinze jours plus tard, le trou était comblé par le Trésor public sans que la moindre explication ne soit donnée. Une partie des fonds détournés aurait transité par la BNP et servi à l'achat d'armes à destination des forces génocidaires. « Ce qui est intéressant, insistait-il devant la commission, c'est de constater que moi, qui cherche où est parti l'argent de mes clients, je tombe sur un numéro de compte à la BNP et que vous, qui cherchez d'où est venu l'argent qui a financé les livraisons d'armes aux FAR, vous tombez sur le même compte... » À la direction de la CCR de l'époque, « tous savaient (et) ont agi en connaissance de cause », accuse Martin Marschner, concluant à une implication financière directe de l'État français dans la guerre civile. De son côté, le colonel belge en retraite Walter Ballis, ancien officier de la MINUAR (casques bleus), affirmait que des soldats français, « déguisés en civils », étaient restés au Rwanda après que leur contingent avait quitté officiellement le pays à la mi-décembre 1993. « Notre cellule des renseignements faisait état des camps d'entraînement où des instructeurs français apprenaient aux Interahamwe des éléments de combat et de la guerre », ajoutait-il. Accusation également formulée par Pierre Jamagne, coopérant belge au Rwanda entre 1991 et 1994 (projet de carte pédologique), se faisant par ailleurs l'écho de témoignages concernant des livraisons d'armes aux FAR alors que ceux-ci évacuaient le pays, donc jusqu'au dernier moment du génocide. Enfin il déclarait que lui-même et ses collègues avaient vu, deux ans plus tôt (mai 1992), des militaires français en tenue de combat « se diriger vers la ligne de front dans le nord du pays ». Notamment dans les secteurs de Byumba et Ruhengeri, précisait-il. |
|  | | | | Commission nationale rwandaise | |
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