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 Bikindi

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ibukafrance
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MessageSujet: Bikindi   Lun 2 Juil - 9:08

La défense du célèbre chanteur rwandais Simon Bikindi accusé notamment d’avoir, par le biais de ses œuvres, incité à commettre le génocide, s’ouvrira le 24 septembre prochain devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a-t-on appris de source judiciaire.

Initialement fixé au 11 juin dernier, le début de la présentation des moyens à décharge a été reporté deux fois suite à un changement de l’avocat principal.


Agé aujourd’hui de 53 ans, ce musicien très populaire en son temps et qui chantait encore lors de son arrestation en juillet 2001 aux Pays Bas, est également accusé d’entente en vue de commettre le génocide, de génocide ou de complicité de génocide, d’assassinat et de persécution.


La défense devrait s’achever lors de cette prochaine session qui durera jusqu’au 9 novembre, selon une décision judiciaire rendue mardi et communiquée jeudi à l’agence Hirondelle.


Les chansons incriminées sont Twasezereye ingoma ya cyami (Nous avons dit adieu à la monarchie) exécutée pour la première fois en 1987, à l’occasion du 25ième anniversaire de l’indépendance, Akabyutso (le Petit réveil) et Impuruza (l’Alerte) composées en 1992.

Ce sont là les titres originaux de l’auteur mais, pour le Rwandais moyen qui les a entendues presque chaque jour sur les ondes de la Radio- télévision libre des mille collines (RTLM) en 1993-1994, les deux dernières chansons s’intitulent respectivement « Nanga Abahutu » (Je déteste les Hutus) et "Bene Sebahinzi" (Les descendants du Père des cultivateurs).


Dans la première chanson, Twasezereye ingoma ya cyami, Bikindi, en termes explicites, fustige la monarchie renversée en 1959, célèbre la fin du féodalisme et de la colonisation et le recouvrement de l’indépendance en 1962.


La dénonciation du régime féodo- monarchique, revient dans les deux autres chansons, mais dans un registre hautement littéraire et parfois sibyllin, où l’auteur mêle plusieurs genres.


Dans « Nanga Abahutu », il dit sa haine des Hutus cupides, des Hutus à la mémoire courte, des Hutus qui méprisent d’autres Hutus, …


Dans la dernière chanson, la plus longue des trois, un devin conseille à un homme venu le consulter l’unité des « Fils du Père des Cultivateurs. »


Les 14 et 15 février derniers, suite à un conflit avec son avocat principal, le Kényan Wilfred Nderitu dont il s’est séparé depuis, Bikindi, en personne, a pris en main la défense de ses œuvres, en contre - interrogeant un linguiste rwandais, Jean de Dieu Karangwa, cité comme expert par l’accusation.


Pour l’expert, qui reconnaît « le talent et l’aura » de son compatriote, ces compositions ne sont ni plus ni moins que des appels aux Hutus, « les Fils de l’ancêtre des cultivateurs », à s’unir contre les Tutsis, traditionnellement considérés comme des éleveurs de gros bétail.


L’accusé, qui entend lui aussi citer au moins un témoin expert, a déclaré que pour lui, « les Fils du Père des cultivateurs sont constitués indistinctement par cette masse de paysans hutus, tutsis ou twas ».


La chambre qui devra les départager est présidée par la juge argentine Inés Weinberg de Roca, assistée de la Camerounaise Florence Rita Arrey et du Tchèque Robert Fremr.


La phase accusatoire du procès a été close le 22 février 2007 au terme de la comparution de 20 témoins à charge.


Pour la deuxième étape du procès, l’équipe de défense sera dirigée par le Sud- Africain, Andreas O’Shea tandis que le Camerounais William Egbe continuera à diriger le banc du procureur.

Le procès proprement dit a commencé le 18 septembre 2006.

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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 26 Sep - 10:46

Rwanda: Bikindi était un simple musicien et non un politicien (défense)



Hirondelle News Agency (Lausanne)

24 September 2007 Arusha

Simon Bikindi n'était pas un politicien mais un simple musicien, a affirmé son avocat lundi en présentant sa défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui le juge pour génocide.

Bikindi, 53 ans, est jugé depuis le 18 septembre 2006.


Me Andreas O'Shea, l'avocat principal, a dit son intention de démontrer que son client n'était pas « un homme très politique motivé et déterminé à accomplir la mission du génocide » comme l'avait décrit le procureur. « Nous disons que cette image est déformée et nous allons le prouver à travers nos témoins », a indiqué l'avocat.

« A la fin du procès, vous serez convaincus que Bikindi était un musicien et non un homme politique », a-t-il poursuivi. La défense de Bikindi entend prouver que l'accusé n'était ni un chef milicien ni un tribun qui se serait « retrouvé à des endroits comme des prisons ou toute autre estrade en train d'inciter au génocide ». Des témoins montreront que c'était « quelqu'un qui n'était pas intéressé par la politique mais par la musique », a conclu l'avocat.

Me O'Shea, du barreau d'Angleterre et du Pays de Galles, représente Bikindi aux côtés de Me Jean de Dieu Momo, un avocat camerounais.Ils ont prévu 42 témoins dont un expert linguiste, l'universitaire rwandais domicilié en France Eugène Shimamungu.

La chambre a cependant demandé aux avocats de raccourcir leur liste de témoins afin de se rapprocher du nombre de témoins du parquet. Le procureur a cité 17 témoins.

La juge argentine Inès Monica de Roca, qui préside les débats, a indiqué que Bikindi présenterait ses témoins en une session unique qui s'achève le 9 novembre.

Directeur d'un ballet folklorique en 1994, l'artiste Bikindi a recruté plusieurs Tutsis dans sa troupe, et sauvé plusieurs personnes menacées pendant le génocide, selon sa défense.

Relevant Links

Central Africa
Legal and Judicial Affairs
Rwanda



Le procureur a plutôt décrit l'accusé comme quelqu'un qui haïssait profondément les Tutsis et qui a usé de ses talents de chanteur pour exprimer cette haine.

La défense entend citer des Tutsis qui ont été personnellement aidés par Bikindi entre avril et juillet 1994.

Issu d'une famille d'artistes- ses deux parents étaient des danseurs et avaient une passion pour la musique-, Bikindi compose des chansons depuis l'age de 17 ans. Il a été remarqué par le ministre de la jeunesse et des sports qui l'a recruté « non comme politicien mais pour diriger le volet culturel et encourager les ballets à travers les communes », a expliqué Me O'Shea.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 26 Sep - 13:16

Le musicien Simon Bikindi n’a jamais été mis en cause devant les juridictions Gacacas, a affirmé un témoin mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité par le TPIR, Bikindi, 53 ans, présente sa défense depuis lundi.

Mardi, un témoin à décharge a affirmé avoir assisté en janvier dernier aux débats dans un tribunal Gacaca à Rugerero (nord du Rwanda) aux cours desquels le cas d’une victime dont la mise à mort est attribuée à Bikindi par le procureur du TPIR avait été évoqué.

Le témoin a rapporté que devant le tribunal Gacaca, c’est un certain Kabulimbo qui avait été cité comme étant l’auteur de ce crime.

L’acte d’accusation contre Bikindi indique qu’au début de juillet 1994, deux miliciens sous ses ordres ont tué une femme tutsie nommée Ancilla ainsi que son enfant de quatre ans, et les ont enterrés dans une fosse peu profonde. « Simon Bikindi a déclaré qu’elle (Ancilla) faisait partie des gens qui attaquaient les Hutus et devait être emmenée (c'est-à-dire tuée) », ajoute le document.

Bikindi plaide non coupable. Le procureur a cité 17 témoins dans cette affaire.

Le témoin à décharge a affirmé que les accusations contre Bikindi étaient mensongères. Selon lui, la plupart des témoins à charge sont des condamnés « qui disent ce qui leur passe par la tête ».

Il a par ailleurs qualifié l’affaire Bikindi en cours devant le TPIR depuis le 18 septembre 2006 de « procès politique ».

Le témoin a décharge a avancé que devant les Gacacas où les témoins savent qu’ils peuvent à tout moment être contredits par l’assistance, « je n’ai jamais entendu parler de lui dans le cadre des tueries ».

« On n’a jamais parlé de Bikindi hormis le fait qu’il était un musicien de renom. A part ce fait de notoriété publique, au Rwanda je n’ai jamais entendu parler de lui dans le cadre des massacres ou dans un autre cadre », a-t-il conclu.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Jeu 27 Sep - 15:39

Un témoin de la défense a affirmé, mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), que le musicien Simon Bikindi, accusé d’avoir incité au génocide des Tutsis à travers ses œuvres, chantait plutôt l’égalité entre les Rwandais.

Le témoin protégé « XBR », un Tutsi, était membre du ballet Imbonezamihigo animé par Bikindi dans les années 1980.

XBR faisait partie du groupe qui a joué la chanson « Twasereye ingoma ya cyami » (Nous avons dit adieu au régime féodal) à l’occasion du 25ème anniversaire de l’indépendance du Rwanda en 1987.

Le procureur du TPIR affirme qu’au moins trois des chansons de Bikindi, dont « Twasezereye ingoma ya cyami », étaient des composantes du plan de génocide.

L’accusation allègue que les oeuvres de Bikindi incitaient à la haine contre les Tutsis et invitaient les gens à les attaquer et à les tuer en raison de leur appartenance ethnique.

Le témoin, qui a chanté devant la chambre un morceau de «Twasezereye ingoma ya cyami », a affirmé que le message véhiculé dans la chanson était que, 25 ans après l’indépendance, « le pays était en paix et que les Hutus, les Tutsis et les Twas étaient égaux ».

Le témoin a indiqué que le message était clair et que les membres du groupe n’ont pas eu besoin du concours de Bikindi pour en saisir la portée. « On comprenait le message. On ne faisait qu’exprimer le fait qu’on n'était plus dans ce régime monarchique pendant lequel beaucoup de gens avaient souffert », a expliqué XBR.

Entrant un peu plus dans la matière, le témoin a indiqué qu’une partie du texte se dit : « cher Rwandais, venez voir le Rwanda nouveau où les Hutus, les Tutsis et les Twas sont égaux. Le fouet, les travaux forcés ne sont plus. Nous répondons présents, jeunes et vieux, nous sommes près à oeuvrer pour le développement du Rwanda »

Selon XBR, « le message reflétait la réalité du pays. Les Hutus, les Tutsis, les Twas étaient égaux ».

L’historiographie officielle rwandaise avant 1994 fait état de l’asservissement des Hutus par les Tutsis avant l’indépendance.

Le témoin a par ailleurs déclaré que Bikindi n’était pas un homme politique. Ses avocats affirment que sa seule passion était la musique.

Bikindi est représenté par Me Andreas O’Shea du barreau d’Angleterre et des pays de Galles et Me Jean de Dieu Momo du barreau du Cameroun.

En introduisant les témoins à décharge lundi, Me O’Shea a indiqué que les chansons de Bikindi réfèrent certes à un contexte historique mais que l’artiste n’était nullement un homme politiquement motivé.

Arrêté aux Pays Bas en juillet 2001, Bikindi, 53 ans, est jugé depuis le 18 septembre 2006. Le procureur a cité 17 témoins dans cette affaire. La défense en prévoit 42. Le dernier témoin à décharge devrait être entendu le 21 novembre.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mar 2 Oct - 17:27

Un témoin a déclaré lundi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que le chanteur Simon Bikindi, accusé notamment d’incitation au génocide, était absent du pays pendant la période des massacres.

Désigné par le nom de code KMS, le témoin, un ancien membre du ballet Irindiro que dirigeait Bikindi, a affirmé que l’accusé se trouvait au Congo-Brazaville en avril 1994 et qu’il n’était rentré que deux mois plus tard.

« J’étais là, dans le secteur Nyundo (préfecture de Gisenyi, nord) lorsque Bikindi est rentré du Congo-Brazaville et il n’est pas resté longtemps parce que la population fuyait », a témoigné KMS.

Il a par ailleurs nié que l’artiste ait jamais été membre d’un parti politique.

Selon le témoin, l’équipe de direction du ballet Irindiro comprenait aussi bien des Hutus que des Tutsis.

Bikindi, l’un des meilleurs auteurs- compositeurs de son temps, a été arrêté aux Pays Bas en juillet 2001.

Son procès a débuté le 18 septembre 2006. Le procureur a cité 17 témoins et la défense compte, pour sa part, en faire venir 42 en tout.

Selon le calendrier de la chambre, l’audition des témoins à décharge devrait être close le 21 novembre au plus tard.

AS/ER/PB/GF
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mar 9 Oct - 8:13

Simon Bikindi, un musicien Rwandais accusé d’incitation au génocide, chantait plutôt la paix, a affirmé son épouse lundi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Apolline Uwimana, 51 ans, l’une des deux épouses de l’accusé, s’est inscrite en faux contre les allégations selon lesquelles son mari a prôné les massacres de Tutsis en 1994 par le biais de ses oeuvres.

Expliquant que la plupart des chansons incriminées avaient été composées en période de guerre, le témoin a indiqué que «ce que voulait Bikindi, c’était d’inviter les gens à la paix ».

En procès depuis septembre 2006, Bikindi cite des témoins à décharge depuis le 24 septembre dernier.

Apolline Uwamariya, qui en 1994 était mariée à Bikindi depuis 14 ans, a déclaré que le couple n’avait jamais discuté de l’incitation aux tueries. « Non, cela n’a jamais jailli de nos discussions. Je ne suis pas ici pour le défendre parce que c’est mon mari. Si je le dis, c’est que cela n’a jamais eu lieu ».

L’accusation exhorte toujours la chambre à accorder peu de crédit aux membres de famille des accusés qui plaident non coupable, arguant qu’ils sont subjectifs.

Comme des témoins qui l’ont précédé, Apolline Uwamariya a décrit l’accusé comme un homme intéressé uniquement par l’art et non par la politique.

Elle a ajouté que Bikindi avait plusieurs amis tutsis. Elle a cité notamment André Sebanani, musicien et acteur de renom, avec qui il composait des spots publicitaires radiophoniques très prisés par le public.

Ce témoignage a également corroboré l’alibi de l’accusé, qui avait quitté le Rwanda pour une tournée en Europe deux jours avant l’attentat du 6 avril 1994 qui a servi de détonateur au génocide.

Bikindi est revenu dans le pays deux mois après, à quelques jours seulement de la prise du pouvoir par l’ancienne rébellion et de l’exil massif de la population vers l’ex-Zaïre.

La seconde épouse de Bikindi, Angelina Mukabanana, une Tutsie, a également témoigné en sa faveur.

Bikindi a été arrêté aux Pays Bas en juillet 2001. Il est défendu par Me Andreas O’Shea (Grande Bretagne) et par Me Jean de Dieu Momo (Cameroun).

Le procès se déroule devant une chambre présidée par la juge argentine Inés Monica de Roca, assistée de la Camerounaise Florence Rita Arrey et du tchèque Robert Fremr.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Jeu 25 Oct - 15:27

Le musicien Simon Bikindi n’a pas incité aux massacres de Tutsis en 1994 par le biais de ses chansons, a affirmé un expert en linguistique cité par la défense, mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Le linguiste rwandais résidant en France, Eugène Shimamungu, a analysé trois chansons de Bikindi dont le procureur allègue qu’ils véhiculent un message de haine contre les Tutsis et a conclu que ce n’était pas le cas. Les chansons incriminées sont "Twasezereye" (Nous avons dit adieu à la monarchie), composée en 1987 pour le 25ème anniversaire de l'indépendance, "Akabyutso" (Le Réveil) et "Intabaza" (L’Alerte).

Selon Shimamungu, l’artiste a opposé dans Twasezereye, les acquis de l’indépendance et de la démocratie aux méfaits de la féodalité, de la monarchie et du colonialisme.

Ancienne colonie belge, le Rwanda a obtenu son indépendance en 1962 alors que les Belges s'étaient appuyés sur la minorité tutsie pour gouverner.

S’agissant des deux autres chansons, l’expert a expliqué qu'elles avaient été composées entre 1992 et 1993, une époque où le pays vivait dans l’insécurité suite à la guerre au nord, et que l’auteur appelle la population à s’unir pour faire face cette situation.

A propos de la chanson Akabyutso dans laquelle, selon le procureur, l’auteur déclare qu’il « déteste les Hutus qui ne détestent pas les Tutsis », l’expert a répondu que l’artiste n’avait jamais eu une telle intention. Il était interrogé par Me Andreas O’Shea, du barreau d’Angleterre et du Pays de Galles, avocat principal de Bikindi.

Selon Shimamungu, Bikindi y fustige des comportements répréhensibles notamment ceux des Hutus « qu’on incite à la haine et suivent ceux qui les y incitent et sont entraînés dans cette haine ».

L’expert a également affirmé que, dans Intabaza, Bikindi n’avait pas non plus encouragé les Hutus à faire front commun pour lutter contre les Tutsis. « Il n’y a rien pour étayer cette assertion parce que l’auteur, lui, dit : personne n’a choisi de naître Hutu, Tutsi ou Twa. Nous sommes égaux. Il faut réclamer des élections en vue d’une démocratie intégrale. C’est ça le message qui est véhiculé par cette chanson », a affirmé l’expert témoin.

Le procureur qui, a entamé le contre-interrogatoire de l’expert mercredi après-midi, allègue que ce témoignage est « biaisé ». Il a pour sa part déja cité deux experts dans cette affaire : le linguiste rwandais vivant en France, Jean de Dieu Karangwa, et l’historien Gamaliel Mbonimana, qui ont expliqué que Bikindi avait chanté la haine contre les Tutsis.

Bikindi, qui plaide non coupable a été arrêté aux Pays Bas en juillet 2001. Son procès a commencé le 18 septembre 2006.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Jeu 1 Nov - 8:52

Le chanteur rwandais Simon Bikindi accusé notamment d’avoir, par le biais de ses œuvres, incité à commettre le génocide, a commencé mercredi à témoigner pour sa défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

L’artiste, 53 ans, est également accusé d’entente en vue de commettre le génocide, de génocide ou de complicité de génocide, d’assassinat et de persécution.

Les chansons incriminées sont Twasezereye ingoma ya cyami (Nous avons dit adieu à la monarchie) exécutée pour la première fois en 1987, à l’occasion du 25e anniversaire de l’indépendance, Akabyutso (le Petit réveil) et Impuruza (l’Alerte) composées en 1993.

Dans la première chanson, Twasezereye ingoma ya cyami, Bikindi fustige la monarchie renversée en 1959, célèbre la fin du féodalisme et de la colonisation et chante le recouvrement de l’indépendance en 1962. Dans le texte, il parle de Bene Gahutu (Les Fils de Gahutu), ce qui est interprété par l’accusation comme un appel à l’unité des Hutus contre les Tutsis.

« En fait, les Hutus ont plus souffert (que les Tutsis) du système de clientélisme » en vigueur sous la monarchie tutsie, a expliqué Bikindi. Dénoncer les mauvaises pratiques de la monarchie féodale n’est pas synonyme de haïr les Tutsis, a-t-il expliqué.

Dans «Akabyutso », il dit sa haine des Hutus cupides, des Hutus à la mémoire courte, des Hutus qui méprisent d’autres Hutus, …

« C’est un cri de révolte, je me révolte contre les miens, contre tout ce monde qui a perdu le sens de la vie », a expliqué Bikindi, précisant que la chanson lui a été inspirée par les nombreux attentats de la période de 1992-1993 au Rwanda.

Le procureur soutient pour sa part que ces Hutus que déteste l’artiste sont ceux qui sont soupçonnés d’être complices des Tutsis.


Dans la dernière chanson, Bikindi parle notamment de déchirements au sein des « Fils du Père des Cultivateurs», ce que l’accusation présente encore comme un appel à l’unité des Hutus contre les Tutsis, traditionnellement considérés comme des éleveurs. L’accusé a affirmé que cette œuvre constitue plutôt « un appel au secours ». « Je dis à tous les Rwandais que le pays va vers l’abîme », a –t-il dit, soulignant qu’il appelle notamment à des élections pour mettre fin à la guerre.

Vétu d'un costume traditionnel Bikindi s'est longuement expliqué. Il a également fait remarquer qu’il est également l’auteur de la chanson « Amahoro » composée vers la fin de l’année 1993 et dans laquelle il chante explicitement la paix et dont il a exécuté un extrait devant la chambre. « J’ai besoin de la paix, tu as besoin de la paix, nous avons tous besoin de la paix au Rwanda (…) la paix n’est pas produite par l’industrie », a-t-il chanté, en kinyarwanda.

Au début de sa déposition, il a relaté son parcours, indiquant avoir hérité « l’amour de la musique » de ses parents. Il a évoqué notamment « le talent » de sa mère qui était chanteuse, danseuse et conteuse. Griote, elle était invitée aux fêtes populaires tandis que son père, forgeron, jouait de la cithare rwandaise, en ses moments de loisirs. Evoquant la mort de son associé, un tutsi avec qui il avait lancé la "publicité dynamique" sur Radio Rwanda, assassiné en 1994, il n'a pas caché son émotion.

L’accusé poursuivra son témoignage jeudi. Bikindi comparaît devant une chambre présidée par la juge argentine Inés Weinberg de Roca, assistée de la Camerounaise Florence Rita Arrey et du Tchèque Robert Fremr.

La phase accusatoire du procès a été close le 22 février 2007 au terme de la comparution de 20 témoins à charge. Le procès a commencé le 18 septembre 2006.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Ven 2 Nov - 10:40

Au deuxième jour de sa déposition pour sa propre défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), le chanteur Simon Bikindi s’est dit « écoeuré » par les accusations selon lesquelles il aurait participé à des massacres pendant le génocide de 1994.

« Ces accusations sont des mensonges inventés de toutes pièces (..) Quand j’entends ces allégations, je suis écoeuré », a déclaré Bikindi.

Le musicien, 53 ans, est accusé d’entente en vue de commettre le génocide, de génocide ou de complicité de génocide, d’incitation à commettre le génocide, d’assassinat et de persécution.

L’acte d’accusation allègue notamment que « dans la seconde moitié de juin 1994, à une date inconnue, Simon Bikindi et une bande de (miliciens) Interahamwe arrivés à Gisenyi (nord) en provenance de (la capitale) Kigali ont lancé une attaque contre les Tutsis vivant dans la commune Nyamyumba ».

« Pendant cette période, je n’ai pas mis le pied dans cette commune », a protesté l’accusé.

L’artiste a par ailleurs réfuté les allégations selon lesquelles il aurait été membre de la milice Interahamwe ou une figure influente du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), le parti du président Juvénal Habyarimana.

« Je n’étais qu’un simple membre de ce parti. (..) Je n’ai jamais été un Interahamwe ; je n’ai jamais porté la moindre étiquette pouvant démontrer que je suis un Interahamwe », a déclaré l’artiste.

Au premier jour de son témoignage mercredi, il avait défendu trois de ses chansons qui, selon l’acte d’acte d’accusation, « étaient une des composantes essentielles du plan du génocide ».

« Le message commun, c’est le message de la paix, j’invite les Rwandais à lutter pour la paix », a réagi l’accusé, ajoutant qu’il ne pouvait nourrir de sentiment anti-tutsi alors que sa deuxième épouse appartient à cette ethnie.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 7 Nov - 10:15

Le témoignage de Simon Bikindi, un musicien rwandais accusé d’avoir pris part au génocide de 1994, s’est terminé mardi devant le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Après quatre jours de contre-interrogatoire, Bikindi a réfuté les accusations du procureur William Egbe, selon lesquelles sa chanson « Intabaza » (alerte) avait incité les Hutus à massacrer les Tutsis en parlant des « fils de cultivateurs » ce qui peut passer pour une référence aux Hutus. « Referrez vous à ma chanson » a dit Bikindi. « Vous allez comprendre qui sont les fils de cultivateurs, je les présente clairement comme Tutsis, Hutus et Twa ».

L’accusation contre Bikindi repose essentiellement sur trois de ses chansons. Pendant le procès, les deux parties ont appelé des témoins-experts pour étudier les chansons et leur proposer des traductions à partir du kinyarwanda. Les titres ont eux-mêmes ont été débattus. « Intabaza » était connue comme « Bene Sibahinzi » (les fils des cultivateurs) et une autre chanson officiellement appelée « Akabyutso" (le réveil) était connue sous le titre de « Nanga Abahutu » (je hais les hutus). A la barre, Bikindi n’a pas voulu s’étendre sur ces titres particuliers.

Egbe a malgré tout tenté de démontrer que Bikindi était un membre fondateur de la Radio télévision des mille collines (RTLM), connue pour ses programmes haineux contre les Tutsis. Selon l’accusation c’est aussi bien par la programmation de ses chansons que par ses interviews que Bikindi a contribué à « exprimer la haine des Tutsis ». Bikindi s’est défendu comme il l’avait fait auparavant, en expliquant qu’il n’avait acheté qu’une action de la RTLM afin de pouvoir passer de la publicité, et rien d’autre.

Le procureur a également interrogé Bikindi sur ses actes en Juin et Juillet après qu’il soit rentré au Rwanda après un voyage, et avant de fuir vers le Zaïre suite à la victoire du Front patriotique rwandais. Selon l’accusation, Bikindi a dirigé une milice Interahamwe à un barrage pour intercepter des Tutsis et les tuer. Bikindi dément. « Je n’étais pas le responsable» d’un quelconque groupe Interahamwe, dit il.

Vêtu du costume traditionnel rwandais, une toge blanche nouée à l’épaule sur un chemise blanche, il a évacué plusieurs questions de son défenseur Me O’Shea comme du procureur. Régulièrement, les parties, ainsi que la présidente Mme Inès de Rocca, lui ont demandé de répondre brièvement et directement. L’une des juges, Mme Rita Arrey, lui a finalement demandé « Reconnaissez vous que les Tutsis ont été victimes en 1994 d’un génocide ?». L'occasion d'une réponse brève : « oui »

Son procès a débuté le 18 septembre 2006. Les débats devraient s’achever mercredi, mais le procès pourrait se prolonger en raison d’une demande de la défense de se rendre au Rwanda. Le jugement sera rendu en 2008.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Ven 7 Déc - 12:12

Un témoin de la défense a affirmé jeudi que l’artiste Simon Bikindi n’avait pas commis de massacres de Tutsis dans la ville de Gisenyi (ouest), comme l’allègue le procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Musicien de renom, Bikindi, 53 ans, est accusé d’incitation au génocide par le biais de ses chansons mais aussi de participation directe à des massacres notamment dans la ville de Gisenyi. Il plaide non coupable.

Le témoin vivait à Gisenyi entre avril et juillet 1994. Il a déclaré qu’il était chargé de transporter les corps des personnes tuées sur les barrages routiers et dans les quartiers vers le cimetière de la ville qui avait été surnommé pour l’occasion « Commune rouge.»

Le témoin a cité des individus qui, selon lui, avaient été impliqués dans des massacres dans sa ville et a déclaré que Bikindi n’en faisait pas partie.

Il a notamment mis en cause le chef milicien Omar Serushago condamné à quinze ans de prison par le TPIR après avoir plaidé coupable de génocide ainsi que le commandant militaire de la place dont le jugement est en délibéré devant la même juridiction.

«Le commandant dans la ville était M. Anatole Nsengiyumva. S’il avait eu cette initiative, il aurait pu arrêter les tueries mais il a préféré fermer les yeux et les gens ont continué à mourir », a-t-il allégué.

Le témoin protégé qui, vraisemblablement, vit au Rwanda, a indiqué que certains des exécutants avaient été récemment condamnés par les tribunaux de ce pays.

Comme des témoins à décharge précédents, celui-ci a déclaré que Bikindi était à l’étranger durant la période des massacres, laissant entendre qu’il était rentré alors que les crimes dont il est accusé avaient déjà été perpétrés.

Il a ajouté qu’il n’avait entendu personne dans sa localité alléguer que Bikindi avait tué des Tutsis.

« Je dois vous dire qu’à son arrestation, les gens disaient qu’il avait probablement été arrêté pour ses chansons », a indiqué le témoin.

Interpellé à Leiden aux Pays Bas le 12 juillet 2001, Bikindi affirme avoir chanté la paix, la démocratie et l’égalité entre les citoyens du Rwanda toutes ethnies confondues.

Son procès a commencé le 18 septembre 2006. Il est représenté par Me Andreas O’Shea du barreau d’Angleterre et du Pays de Galles et Me Jean de Dieu Momo du barreau du Cameroun.
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BernardPat
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mar 8 Jan - 8:36

Le procès devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de Simon Bikindi, un musicien rwandais accusé d’avoir pris part au génocide de 1994, devrait se déplacer vers le Rwanda où la cour compte se rendre sur les lieux des meurtres dont le chanteur est accusé, apprend on de source officieuse lundi à Arusha

Cette information n’a pu être confirmée de source officielle le tribunal étant en vacances jusque la semaine prochaine. S’il a lieu, ce déplacement pourrait intervenir le 14 avril prochain. Ce serait le 7ème déplacement d’une chambre au Rwanda. Ces déplacements de chambre ont lieu sans l'accusé. Outre les trois juges composant la chambre, un représentant du greffe, un représentant de l'accusation et un représentant de la défense, y participent.

Les débats contradictoires dans ce procès qui a commencé en septembre 2006, se sont achevés en novembre dernier. La date des plaidoieries n'a pas encore été fixée. Le jugement devrait être rendu en 2008.

L’accusation contre Bikindi repose essentiellement sur trois de ses chansons. Pendant le procès, les deux parties ont appelé des témoins-experts pour en proposer des traductions divergentes à partir du kinyarwanda.

Bikindi a aussi été mis en cause pour son action en Juin et Juillet alors qu’il était rentré au Rwanda après un voyage et avant qu’il ne prenne la fuite vers le Zaïre. Selon l’accusation, Bikindi a alors dirigé une milice Interahamwe à un barrage pour intercepter des Tutsis et les tuer. Bikindi dément ces faits et a présenté un témoin qui a expliqué qu’il n’était alors pas resté longtemps au Rwanda.

Le chanteur, qui est défendu par Me Andreas O’Shea, assisté par Me jean de Dieu Momo, est jugé par Mme Inès Weinberg de Rocca assistée de Mme Rita Arrey et M. Robert Fremr.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 19 Mar - 5:54

La dernière passe d’armes dans le procès du chanteur rwandais Simon Bikindi, poursuivi pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) aura lieu les 28 et 29 mai prochains avec l’audition du réquisitoire du procureur et des plaidoiries de la défense, selon le calendrier de la chambre.

Avant cette audience ultime, juges et parties effectueront du 14 au 18 avril une visite sur les lieux des faits allégués dans l’acte d’accusation. Il s’agira du septième transport au Rwanda d’une chambre du TPIR.

L’accusation contre Bikindi repose essentiellement sur trois chansons en langue rwandaise. Pendant le procès, les deux parties ont cité des témoins - experts qui en ont fait des interprétations divergentes. Bikindi est lui-même venu à la barre pour défendre ses œuvres.

L’auteur-compositeur est par ailleurs accusé d’avoir supervisé des massacres de Tutsis dans sa préfecture natale de Gisenyi (nord).

L’artiste répond des chefs d’entente en vue de commettre le génocide, de génocide ou de complicité de génocide, d’incitation à commettre le génocide, d’assassinat et de persécution.

Les chansons incriminées sont Twasezereye ingoma ya cyami (Nous avons dit adieu à la monarchie) exécutée pour la première fois en 1987, à l’occasion du 25e anniversaire de l’indépendance, Akabyutso (le Petit réveil) et Impuruza (l’Alerte) composées en 1993.

Bikindi est jugé par une chambre présidée par la juge argentine Inés Weinberg de Roca, assistée de la Camerounaise Florence Rita Arrey et du Tchèque Robert Fremr.

La phase accusatoire du procès a été close le 22 février 2007 et la défense le 7 novembre dernier. Le procès a commencé le 18 septembre 2006.
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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 28 Mai - 5:18

Le procureur a requis lundi la prison à vie contre le célèbre chanteur Simon Bikindi accusé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) d’avoir, par ses œuvres, incité au génocide de 1994, a constaté l’agence Hirondelle.

Premier artiste mis en accusation par le TPIR, Bikindi répond de six chefs d'accusation: entente en vue de commettre le génocide, génocide, complicité de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, assassinat et persécution.

« Monsieur Bikindi mérite une peine d’emprisonnement pour le reste de sa vie ; le seul verdict qui soit raisonnable dans cette affaire est un verdict de culpabilité », a requis William Egbe, représentant du procureur. « Ses chansons ont incité au génocide », a soutenu le magistrat camerounais, dénonçant les liens du musicien avec la fameuse Radio-télévision libre des mille collines (RTLM) qui diffusait des messages de haine.

La RTLM jouait très souvent la musique de Bikindi qui en était l’un des membres fondateurs.

M.Egbe a cité comme circonstances aggravantes la position sociale de l’accusé, la souffrance des victimes et la violence ainsi que la nature humiliante des crimes allégués. « Il n’y a aucune circonstance atténuante dans la présente affaire », a ajouté Egbe.

De son côté, le conseil principal de la défense, Andrea O’Shea a dénoncé « les contradictions » des témoignages à charge et appelé les juges à « rendre Bikindi à sa musique ».

L’avocat britannique a vanté « la très haute qualité » des témoins de la défense, soulignant que certains d’entre eux sont des Tutsis auxquels Bikindi a sauvé la vie.

L’accusé a pris la parole en dernier pour clamer son innocence. « J’ai aucun doute que les juges se sont rendus compte qu’ils ont, devant eux, une personne innocente », a-t-il déclaré à la chambre.

Au cœur de ce procès se trouvent trois chansons en langue rwandaise interprétées de façons divergentes par le procureur et par la défense. L’accusation soutient qu’il s’agit d’appels à l’unité des Hutus en vue de se débarrasser des Tutsis tandis que Bikindi affirme ne chanter que la paix et la démocratie dans ses œuvres incriminées.

Pendant le procès, chaque partie a cité son expert rwandais pour appuyer son interprétation des trois chansons dont les textes sont parfois alambiqués.

Bikindi est par ailleurs accusé d’avoir participé à des massacres de Tutsis dans la préfecture de Gisenyi (nord) dont il est originaire. Il a été arrêté aux Pays Bas en juillet 2001 et son procès s’est ouvert en septembre 2006.

La chambre est présidée par la juge argentine Inès Weinberg de Roca.

ER/PB

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MessageSujet: Re: Bikindi   Mer 3 Déc - 6:10

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-12/03/content_773034.htm
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Bikindi

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