Les treizièmes commémorations prennent fin


Les treizièmes commémorations du génocide rwandais ont pris fin dimanche. À Gatineau, une conférence à la Maison du Citoyen a clôturé ce mois de souvenirs. Selon certains intervenants, les célébrations du génocide ont évolué dans le temps.
Au moment du génocide rwandais, Imaculée Muhigana a perdu sa mère, son père, son frère et sa grand-mère. Les commémorations ravivent chez elle de lourds souvenirs. « La douleur est toujours intense. [...] Veux, veux pas, tu penses à tes parents que tu as perdus, à ta famille. On a beaucoup de gens qui essaient de nier, de dire que ça n'a même pas existé », soutient Mme Muhigana.
Mais les années qui passent, si elles n'effacent rien, permettent tout de même des évolutions. C'est ce que croit Albert Kayumba, vice-président de l'Association Humura, qui vient en aide aux survivants du génocide. « Il y a beaucoup plus de témoignages parce que les gens sentent de plus en plus l'importance de témoigner, de partager leurs expériences, d'informer des gens de ce qui s'est passé au Rwanda pour que les gens se souviennent », explique-t-il.
Même si certaines fractures ne se réparent pas facilement, M. Kayumba estime que le temps aide à la réconciliation. « On doit vivre ensemble. [...] C'est le même peuple. Donc malgré qu'on parle des Hutus et des Tutsis, on a la même culture », affirme-t-il.